Lexus LF-Sh : la future remplaçante de la LS

Lexus LF-Sh : la future remplaçante de la LS

L’édition 2005 du salon de Tokyo (du 22 octobre au 6 novembre 2005) fut une très bonne cuvée pour ce qui est des études de styles et des prototypes concentrés de technologie. Ce fut particulièrement le cas du concept LF-Sh, présenté par Lexus, le label chic du premier constructeur automobile japonais, Toyota.
Pour info, la marque Lexus est passée du stade d’anonyme durant le début des années 90 (Lexus est née en 1989), à celui de numéro 1 du haut de gamme sur le plus important marché mondial, l’Amérique du Nord. Lexus a donc profité du Salon automobile local pour exhiber sa vision de son futur vaisseau amiral. Une grosse berline aux mensurations généreuses (5 mètres de long, pour près de 1,90 m de large) et aux lignes sobre mais très élégantes et en tout cas peu lourde visuellement.
Un design qui ne s’est pas inspiré des productions de la marque à l’étoile, mais plutôt de celles deux autres grands constructeurs teutons. On remarque ainsi une face avant un brin évocatrice de la Volkswagen Phaeton, tandis que, vue de profil, la découpe des feux arrière rappelle immanquablement l’actuelle BMW Série 5. A n’en pas douter, l’habitacle devrait offrir un niveau de confort, de sophistication et de sécurité à la hauteur du blason et de sa réputation.
On peut d’ores et déjà parier qu’elle aura droit au régulateur automatique de vitesse et de distance, aux suspensions à amortissement piloté, à un système de pré-collision, à une caméra de recul avec guidage de trajectoire ou encore à un dispositif de vision nocturne par infrarouge. Bref, tous les ingrédients de l’automobile high-tech poussée à son paroxysme.
Un must technologique qu’il faut aussi et surtout aller chercher sous son capot. Car, fort de ses expériences réussies dans la technique de l’hybridation essence-électricité (avec la routière GS 450h et le 4×4 RX 400h), Lexus ne pouvait faire l’impasse sur cette solution avant-gardiste avec laquelle il est en train de prendre le dessus sur tous ses concurrents. Du coup, la LF-Sh (le «h» correspondant à «hybrid») est mue par une motorisation hybride (essence-électricité). Ainsi, un V8 de 4,6 litres transmet environ 350 ch aux roues arrière (c’est donc une propulsion) est épaulé par deux moteurs électriques reliés aux roues avant.
Dans ce dernier cas, la future LS pourra se déplacer à faible vitesse, mais dans un silence absolu et avec zéro émissions polluantes. Pourquoi recourir à l’hybride ? Au moins deux réponses peuvent être données à cette interrogation. D’abord celle des responsables marketing de Toyota qui affirment que le but de Lexus est «d’égaler la concurrence, Mercedes notamment, mais pas en faisant la même chose». Puis celle qui découle de considérations purement écologiques.
Dans ce registre, ces grosses voitures, puissantes et lourdes, car ultra-sophistiquées peinent souvent à respecter les normes anti-pollution imposées par certaines législations. Dès lors, ce ne serait jamais le cas pour la LF-Hs. Redoutable rival de Mercedes (qu’il a largement dépassé dans les ventes aux Etats-Unis), Lexus prépare donc une arme de choix pour abattre l’actuelle Classe S. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la version définitive de la future LS sera révélée en janvier prochain, lors du Salon de Détroit 2006.

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