Lifan 320 : Onctueuse comme une sauce chinoise

Lifan 320 : Onctueuse comme une sauce chinoise

En Chine, Lifan fait partie des rares constructeurs automobiles indépendants qui parviennent à développer leurs marchés d’exportation. Le Maroc fait partie de ces marchés, avec comme représentant exclusif de cette marque, Pacific Motors (groupe Stokvis). Un importateur qui avait réussi, en avril 2010 et après une série de certifications, à décrocher l’homologation pour la Lifan 320. Une citadine polyvalente qui a depuis séduit plus d’une centaine d’acheteurs en moins d’un an. Voilà pourquoi il était intéressant pour nous d’aller à sa découverte et de la passer au banc d’essai.
Nos premières remarques vont inévitablement au design. D’abord et parmi une dizaine de teintes sur son nuancier, la Lifan 320 compte quelques couleurs «flushy» qui font tourner des regards. Ensuite, il y a son look. Une silhouette qui rappelle à différents égards les lignes d’une certaine Mini, mais pas outre mesure. Son regard est même bien différent, avec des projecteurs avant en forme d’écorce de cacahuète. Idem pour le dessin de la calandre et la forme du capot, tous deux propres à la 320. D’accord, le toit est droit et peut, moyennant un surcoût de 3.000 DH, être peint en blanc ou dans une autre couleur que le reste de la carrosserie. D’accord aussi, le vitrage latéral est rectiligne et les feux arrière sur fond chromé… Mais là encore, les atours de la Mini paraissent plus différents. Que faut-il en conclure ? Eh bien, tout simplement que cette chinoise fait un joli clin d’œil à la petite anglaise naturalisée allemande. D’ailleurs, ces similitudes ne transcendent pas l’habitacle. En effet, le traitement intérieur est celui d’une citadine dans l’air du temps. Certes, des plastiques durs dominent la planche de bord et les garnitures des contre-portes… Mais quelle autre voiture du même segment (et du même prix) s’habille de matériaux plus nobles ? Par ailleurs et lorsqu’on dit que la Lifan 320 est bien dans l’air du temps, c’est aussi parce qu’elle offre quelques aspects d’ordre pratique. C’est le cas de l’ouverture, à partir de l’intérieur, de la trappe à carburant et du coffre. Ce dernier, cubant un volume de 300 litres, inscrit la 320 dans la moyenne haute du segment. Aspects pratiques toujours, la condamnation centralisée des portes se fait automatiquement en roulant, dès que l’on dépasse les 20 km/h. Une mesure de sécurité à l’image de l’anti-démarrage qui neutralise le véhicule tant que le déverrouillage n’a pas été actionné via la commande à distance. C’est dire combien cette voiture est, un minimum, sophistiquée. Au passage, on retiendra qu’un seul niveau d’équipement est disponible pour ce modèle. Et il est plutôt complet, puisqu’il intègre notamment, la climatisation manuelle, l’autoradio CD-MP3, les quatre vitres et rétros électriques, la banquette rabattable, en plus des jantes en aluminium. Le volet sécuritaire, lui, est assuré par les airbags frontaux à l’avant et le freinage ABS. La position de conduite est relativement basse et met le conducteur (ou la conductrice) à l’aise face à la route, avec un combiné d’instrumentation moderne comme en atteste le compteur de vitesse digital. Nos premiers tours de roues dénotent d’une certaine aisance dans la maniabilité de cette citadine. Point fort du véhicule, son rayon de braquage : un petit tour complet du volant et nous voilà dans l’autre sens. Un véritable «plus» pour faire demi-tour dans les petites ruelles ou effectuer des créneaux de stationnement, d’autant plus que l’auto dispose d’emblée de la direction assistée. Animée d’un moteur essence 1.3 litre de 89 ch, la 320 n’a pas peur de prendre la route et même l’autoroute. C’est ce que nous avons fait, histoire d’apprécier les réelles qualités dynamiques de cette petite. L’occasion de constater une tenue de route saine, une direction stable et un freinage suffisamment efficace pour éviter d’emboutir le joli minois de cette chinoise. Seul bémol, les suspensions (trop) typées «confort», font que les mouvements de caisse ne sont pas négligeables lorsqu’on appréhende un tournant à vive allure. C’est clair, la 320 a plus vocation à rouler en milieu urbain. Un constat que les dizaines de clients (clientes surtout) qui ont déjà adopté cette chinoise ne le nieront pas. Enfin, affichée à 102.500 DH (TTC), la Lifan 320 ne fait pas cher payer ses charmes. De ce fait, elle apparaît idéale pour une première voiture et même une bonne alternative pour contourner le marché de l’occasion et éviter ses mauvaises surprises (réparations, fiabilité). Cela d’autant plus qu’elle profite d’une garantie de 3 ans ou 60.000 km. Rassurant, non ?

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