L’indien Tata en pole position pour Jaguar et Land Rover

L’indien Tata en pole position pour Jaguar et Land Rover

«Ford s’engage à des négociations approfondies avec Tata Motors concernant la vente potentielle de l’activité Jaguar-Land Rover», a déclaré Lewis Booth, le vice-président exécutif du groupe américain chargé de Ford Europe.
«Il y a encore un énorme travail à faire et bien qu’aucune décision définitive n’ait été prise, nous procéderons à des discussions substantielles avec Tata Motors dans les semaines qui viennent». Tata Motors, numéro un de la construction automobile en Inde, s’est déclaré satisfait des progrès accomplis dans les discussions avec Ford.
«Nous avons eu jusqu’à présent des discussions positives avec Ford concernant le possible rachat de Jaguar-Land Rover et nous entrons désormais dans une phase de négociations plus précises et plus détaillées», a expliqué un porte-parole de Tata dans un communiqué.
«Nous espérons que les deux parties pourront conclure un accord au cours des semaines à venir, même si les discussions sont complexes et s’il reste beaucoup de travail à faire avant de parvenir à ce stade», ajoute le communiqué.
Une source proche du dossier avait déclaré auparavant jeudi à Reuters que Ford allait désigner Tata comme favori.
Tata, son concurrent indien Mahindra & Mahindra et le fonds de capital-investissement One Equity Partners étaient depuis novembre les trois derniers candidats en lice.
Tous trois ont mené ces derniers mois des discussions avec Ford mais aussi avec les syndicats et les pouvoirs publics britanniques, notamment sur le maintien de l’emploi, ont expliqué des sources proches de l’opération.
Les syndicats de Ford ont apporté leur soutien à Tata dès novembre, arguant que le projet du groupe indien, déjà établi sur le marché automobile, était le plus favorable aux intérêts des salariés.
Un rachat de Jaguar et Land Rover par Tata constituerait une nouvelle étape dans le développement des grands groupes industriels indiens en Europe, marqué notamment ces dernières années par l’acquisition du sidérurgiste Arcelor par Mittal Steel ou par celle de Corus Steel par Tata Steel.

loading...
loading...

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *