Logan «made in Morocco» : après l’Egypte, cap sur la Tunisie

Logan «made in Morocco» : après l’Egypte, cap sur la Tunisie

Et de deux ! Ou plutôt : et de quatre ! Après la France, l’Espagne et l’Egypte, c’est au tour de la Tunisie d’ouvrir ses portes à la Logan «made in Morocco». Les premières quantités exportées, 200 unités précisément, ont été débarquées au tout début du mois courant.
Un arrivage qui a coïncidé avec une conférence de presse, tenue durant la deuxième semaine de janvier à Tunis et animée par le ministre tunisien du Commerce et de l’Artisanat, Ridha Ben Mosbah.
L’occasion pour ce dernier de confirmer que «la Tunisie a donné son accord définitif pour la commercialisation de la voiture Logan, montée au Maroc», selon ses propres dires. Le ministre s’est également félicité de la consolidation des échanges tuniso-marocains. Cela même si le démarrage de ces exportations n’intervient qu’après bientôt quatre ans de la signature de l’Accord de libre-échange d’Agadir (entre l’Egypte, la Jordanie, le Maroc et la Tunisie), qui prévoit la suppression des droits de douane sur les produits fabriqués dans les pays membres. Première voiture «low cost» à vocation mondiale, la Logan sera désormais un peu plus accessible à l’une de ses clientèles de prédilection, la Tunisie étant bien sûr un «pays émergent». Cependant, les spécificités de ce pays font que les ventes de Logan y seront tout sauf spectaculaires. D’abord, parce que la Tunisie est un petit marché automobile. En effet, le parc automobile tunisien compte tout juste 1,2 million de véhicules, dont un peu moins de 100.000 ont été importés entre 1994 et 2009. Ensuite et surtout, c’est un marché automobile de quota. C’est-à-dire que les volumes annuels de ventes de voitures font l’objet de négociations entre les importateurs et le gouvernement. Du coup et pour chaque marque, ce sont de petites quantités qui y sont importées chaque année, avec tout de même une croissance globale du marché évaluée annuellement à 6%. Enfin, il faut aussi savoir que la Tunisie a mis en place au début des années 90, le «Programme national des voitures populaires». Il s’agit d’une mesure gouvernementale visant à renouveler le parc en faisant profiter les individus à faibles revenus d’une politique de financement encourageante par rapport à une catégorie de voitures : celles dont la faible cylindrée fait qu’elles sont cataloguées –et communément appelées– «4 CV» (chevaux fiscaux). Concrétement, les voitures «4 CV» sont exonérées de la taxe à la consommation qui représente 20% de la valeur du véhicule en Tunisie. Bien pensé en terme de politique sociale, ce programme a déjà fait bénéficier jusque-là des milliers de familles tunisiennes.

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