L’usine Peugeot-Citroën nourrit de grandes ambitions au Maroc

L’usine Peugeot-Citroën nourrit de grandes ambitions au Maroc

PSA table sur une production annuelle de 200.000 véhicules. Sa nouvelle usine, dont les travaux prendront fin en 2019, devrait générer environ 3.500 emplois directs et 20.000 emplois indirects.

«Pour nous le Maroc est une vraie opportunités à saisir». C’est en ces termes que le président du directoire du groupe PSA, Carlos Tavares, s’est exprimé jeudi à l’occasion du lancement des travaux de sa première usine marocaine, située dans la zone franche de Kénitra.

Cet événement de grande envergure auquel a participé le ministre de l’Industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique, Moulay Hafid Elalamy, témoigne de la dynamique du marché automobile marocain qui continue à séduire les constructeurs.

L’annonce de l’arrivée d’un deuxième grand constructeur automobile au Maroc, après Renault qui dispose d’une méga-usine près de Tanger, avait été faite en juin 2015, avec à la clé un investissement de 5,6 milliards de dirhams. PSA a vendu 3,15 millions de véhicules en 2016 dans le monde et dégagé un bénéfice net de 2,15 milliards d’euros (+79%) avec une marge de 6%. Le constructeur français compte poursuivre son trend haussier en nourrissant de nouvelles grandes ambitions. En effet, M. Tavares a affirmé que la région Afrique et Moyen-Orient était un pilier majeur de la croissance du groupe. «Nos volumes y ont plus que doublé entre 2014 et 2016. Notre ambition est de vendre un million de véhicules à l’horizon 2025 pour cette région et d’y produire pas moins de 70% de ces véhicules».

PSA table sur une production annuelle de 200.000 véhicules. Sa nouvelle usine, dont les travaux prendront fin en 2019, devrait générer environ 3.500 emplois directs et 20.000 emplois indirects, a précisé M. Elalamy qui s’exprimait lors d’un point de presse afin d’informer sur l’état d’avancement de ce chantier qui profitera à la région de Rabat-Salé-Kenitra (RSK), notamment sur le plan socio-économique. «Le Maroc met, à la disposition du groupe français  l’ensemble des ressources humaines et techniques dont il a besoin afin de mettre en œuvre ce projet industriel qui fait l’objet du protocole d’accord signé le 19 juin 2015 entre Peugeot- Citroën et le Royaume sous la présidence effective de SM le Roi», a-t-il souligné.

Cette usine devrait permettre d’atteindre un taux d’intégration local de 60% dès son lancement et de 80% ultérieurement, ce qui bénéficierait aux fournisseurs locaux des équipements automobiles et aurait un effet favorable sur la concurrence entre l’ensemble des intervenants de ce secteur.

«Nous avons l’intention d’atteindre une capacité d’un million au début des activités de production», a espéré le ministre qui a exprimé la volonté de développer davantage la coopération avec le constructeur automobile français.

De son côté, le président du directoire du Groupe PSA, a indiqué que ce projet s’inscrit dans le cadre de la stratégie mondiale du groupe qui repose essentiellement sur «la croissance rentable» et donne la priorité à la qualité et à l’insertion des techniques modernes dans l’industrie automobile.

La dynamique que connaît l’industrie automobile au Maroc constitue l’un des facteurs clés qui permettront au groupe de réaliser ses objectifs concernant cette usine, à savoir la production de voitures à haute qualité et dans des conditions économiques optimales.

Le top management de PSA a également rappelé que son groupe a signé une convention de coopération avec le réseau des instituts de formation en industrie automobile relative à la formation des ressources humaines, selon les besoins et exigences de la production du groupe.

La réussite de ce projet dépend également de la complémentarité et la cohérence mutuelle entre PSA et les opérateurs marocains, a-t-il souligné, notant que les travaux de construction de cette usine, dont la surface dépasse les 54 hectares, dureront 30 mois et mobiliseront 1.500 ouvriers et 100 entreprises.

Enfin, interrogé par ALM, sur les premiers modèles éventuels que produira l’usine, M. Tavarez s’est contenté de dire qu’ils seront «surprenants et hautement compétitifs».

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