L’usine Renault de Tanger démarre jeudi

L’usine Renault de Tanger démarre jeudi

Renault inaugurera demain la nouvelle usine à Tanger qui sera sa deuxième tête de pont pour développer sa gamme de véhicules «low cost» aux portes de l’Europe. SM le Roi Mohammed VI et le P-dg du constructeur automobile français Carlos Ghosn sont attendus pour l’occasion. Pour le gouvernement marocain, le site doit permettre de développer une industrie automobile pour l’instant quasi inexistante dans le Royaume (hormis l’usine de Somaca à Casablanca) et d’y attirer des sous-traitants pourvoyeurs d’emplois. Il faut dire que Rabat a déroulé le tapis rouge au groupe français, exonéré d’impôt sur les sociétés pendant cinq ans et de taxes d’exportation. Aussi, l’Etat marocain a mis à disposition les infrastructures (autoroute et rail) et financé un centre de formation pour le personnel. Construit sur 300 hectares, pour un investissement de 1 milliard d’euro, et située à 30 kilomètres du nouveau port de Tanger Med, la nouvelle usine Renault produira dans un premier temps entre 150.000 et 170.000 véhicules chaque année sur une ligne de montage, avec trois équipes se relayant. Une seconde ligne est prévue à partir de 2013 pour faire monter la production annuelle à 340.000 unités, voire à 400.000 en travaillant des week-ends. Pour rappel, lors du lancement du projet à l’automne 2007, M. Ghosn avait dit vouloir en faire l’usine «la plus compétitive» de l’alliance Renault-Nissan. Depuis, le partenaire japonais de Renault s’est retiré du projet, préférant l’Amérique du sud et obligeant la Caisse des dépôts marocaine à prendre le relais.
A noter que la grande majorité de la production de l’usine de Tanger est destinée à l’export. Il y a cinq ans, Carlos Ghosn expliquait que 90% de la production du site seraient dédiés au marché mondial et «pas seulement européen», et 10% «au marché marocain, d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient, voire de quelques pays d’Afrique». Par ailleurs, et selon l’AFP, Alger mènerait des discussions avec Renault pour qu’il implante une usine dans le pays et a fait savoir récemment que les deux parties sont sur le point de signer un protocole d’accord.
Jeudi dernier, le ministre algérien de l’industrie, de la PME et de la promotion de l’investissement, Mohamed Benmeradi, avait expliqué à la presse que Renault avait identifié lui-même des sous-traitants algériens pour participer au projet de fabrication de voitures qu’il envisage de lancer en Algérie.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *