Marchionne mécontent de l’absence de rentabilité de Fiat en Italie

Marchionne mécontent de l’absence de rentabilité de Fiat en Italie

Sergio Marchionne, qui a pointé du doigt l’attitude des autorités italiennes, qualifiées de «frein au développement de la firme», a estimé que la société «gagnerait plus» sans ses sites de production au niveau national. Le gouvernement italien avait, à plusieurs reprises, pris la défense des salariés lorsque la direction de Fiat avait souhaité fermer ses usines italiennes. «Le système italien a perdu en compétitivité année après année, et au cours des dix dernières années, l’Italie n’a pas su tenir le pas des autres pays», a-t-il dit, précisant que «pas un seul euro de la marge bénéficiaire estimée à deux milliards d’euros ne vient d’Italie». La société Fiat possède 188 usines à travers le monde et emploie quelque 190.000 salariés dont 80.000 en Italie. Les propos du patron de la firme ont fait aussitôt réagir le responsable du pôle automobile du syndicat des métallurgistes, la Fiom, pour qui «le fonctionnement de Fiat est comparable à celui d’une multinationale étrangère qui doit décider si elle veut investir en Italie». Un bras de fer oppose depuis plusieurs mois le syndicat et les dirigeants de la firme à propos d’un projet de modification des conditions de travail. Il y a moins de dix jours, des milliers de métallurgistes sont descendus dans la rue pour protester contre les projets de réforme du travail de la direction, qui a entamé la mise en œuvre d’un nouveau régime de travail, introduisant «davantage de flexibilité» dans un des sites de la société, «en contrepartie du maintien de l’emploi et l’investissements d’environ 20 milliards d’euros». «Le vrai problème n’est pas la réduction du temps alloué pour les pauses, le vrai problème est la compétitivité. Notre proposition vise à donner à l’Italie et à Fiat la capacité de concurrencer avec les pays voisins», explique Marchionne. «Fiat ne peut pas continuer à gérer pour toujours ses usines à pure perte. Fiat pourrait faire mieux s’il pouvait éliminer l’Italie. Nous sommes 118ème sur 139 au classement de l’efficacité du travail et 48ème à celui de la compétitivité», se plaint-il.

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