Maserati Ghibli : La Sculpturale italienne

Maserati Ghibli : La Sculpturale italienne

Il suffit de poser le regard sur les courbes suggestives de sa carrosserie pour comprendre que la Maserati Ghibli se démarque de toutes ses rivales par sa flamboyance et sa verve. Elle s’adresse à tous ceux qui aiment arborer le cache col rouge vif, flanqué du costume cintré bleu marine à rayures. Mais elle s’adresse aussi à tous ceux qui, comme nous, ont une âme de passionnés et aiment les belles mécaniques rutilantes et rugissantes. Cassant les prix, elle devient beaucoup plus abordable que sa grande cousine, la Quattroporte.

 

Plate-forme raccourcie de la Quattroporte

La Ghibli a été taillée sur une plate-forme de Quattroporte, mais raccourcie de 17 cm au niveau de l’empattement. En longueur, ce sont donc 29 cm qui ont été gagnés, permettant à cette nouvelle Maserati de rester sous la barre des 5 mètres. Pesant 50 kg de moins que la Quattroporte à motorisation égale, la Ghibli utilise comme elle des ouvrants, traverses et chapelles d’amortisseurs en aluminium. Elle en reprend aussi les trains roulants du même métal – essieu avant à triangles superposés à l’avant, multibras à l’arrière – et le moteur V6 biturbo à injection directe d’essence conçu par Maserati, mais assemblé chez Ferrari sur une base de bloc Chrysler.

 

Qualité à bord

Faisant de la qualité un sacerdoce, la Ghibli combine l’élégance des matériaux typique des habitacles de la marque avec la rigueur d’assemblage autorisée par les processus de fabrication mis en place dans la nouvelle usine Maserati de Grugliasco. La sellerie cuir Poltrona Frau ravira les usagers. Sensiblement raccourcie par rapport à la Quattroporte, la Ghibli offre néanmoins toujours une habitabilité suffisante pour accueillir confortablement 4 occupants de 1,80 mètre lorsque le besoin s’en fait sentir. 

 

Transmission intelligente

En pratique, la Ghibli S Q4 est une propulsion ne sollicitant ses roues avant qu’en cas de besoin, pour anticiper un patinage des roues arrière, ou corriger une éventuelle attitude de survirage. Quelle que soit la motorisation, le mouvement est transmis aux roues arrière, via une boîte automatique ZF 8 rapports telle qu’utilisent déjà BMW et Jaguar et un différentiel à glissement limité bloquant à 35 % en poussée et 45 % en décélération. Seule la version S de 410 ch peut bénéficier de la transmission Q4 aux 4 roues déjà utilisées par la Quattroporte. Fournie par l’équipementier Magna, comme le système x-Drive de BMW dont elle reprend le principe, elle est constituée d’un boîtier de transfert en sortie de boîte renvoyant le mouvement vers les roues avant. Intégrant un embrayage bi-disques actionné électriquement, elle permet de moduler de 0 à 50 % la proportion de couple moteur reçue par l’essieu antérieur.

 

Un diesel dans une Maserati?

Sous le capot, la version 410 cv incarne toujours autant la Quattroporte, puisque cette motorisation lui est empruntée. C’est la Ghibli S qui en hérite. Une exécution volontairement dégonflée à 330 ch de ce même moteur a été développée pour prolonger la gamme vers le bas. Mais la vraie nouveauté, qui a fait jaser la communauté des puristes, c’est bien l’arrivée d’un moteur diesel sous le capot d’une Maserati. Sacrilège ! Il s’agit du fameux V6 3 litres VM (pour Venezia Motori, propriété du Groupe Fiat Chrysler) qui anime le Grand Cherokee. Il a donc été modifié par le département moteur Maserati. Ce bloc voit sa puissance passer de 241 à 275 cv. Il promet de propulser la Ghibli de 0 à 100 km/h en 6,3 secondes et de ne consommer en toute sobriété que 5,9 litres aux 100 km. Afin de ne pas déboussoler la clientèle de la marque, c’est surtout sa sonorité qui a été travaillée et complètement transformée par des générateurs de son et une ligne d’échappement à valves actives destinées à cacher les claquements caractéristiques de ce type de mécanique.

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