Mathias De Toldi : «Arval Maroc passe au vert»

Mathias De Toldi : «Arval Maroc passe au vert»

ALM : Quel bilan laisse Alain Yvon, votre prédécesseur à la tête d’Arval Maroc ?
Mathias De Toldi : Alain Yvon laisse un bilan très positif, puisque Arval Maroc compte actuellement un parc d’environ 3.500 véhicules et une équipe de collaborateurs engagée, jeune et motivée. Aujourd’hui, c’est une entreprise qui a atteint une certaine profitabilité et qui s’inscrit durablement dans le Top 3 des acteurs de la Location longue durée (LLD) sur le marché marocain. Le travail fourni par M. Yvon pendant ses trois années à la tête d’Arval Maroc a aussi permis de confirmer à notre maison mère qu’Arval Maroc avait bien sa place ici, en tant qu’opérateur majeur de la LLD capable d’accompagner l’évolution de ce secteur. Et, aujourd’hui plus qu’hier, nous avons carte blanche pour nous développer ici fortement.

Justement, quels sont les axes stratégiques que vous allez travailler pour votre développement au Maroc ?
Pour le développement d’Arval Maroc, nous avons prévu une série d’actions. D’abord, une politique ambitieuse de recrutement. Il est notamment question de renforcer les équipes et de continuer à structurer la société, mais aussi de se doter de ressources humaines que nous n’avions pas auparavant. D’ailleurs et à titre d’exemples, les aspects marketing et communication d’une part, puis ceux de l’optimisation des process et outils informatiques d’autre part, sont des éléments parmi d’autres sur lesquels Arval Maroc a décidé d’investir et ce, du fait de sa maturité. S’agissant de la réorganisation en interne, il y va de la maximisation des échanges entre les collaborateurs, et donc de l’amélioration des prestations que nous fournissons à nos clients et partant, leur satisfaction. Ensuite, nous avons deux grands axes de développement qui constituent le fil rouge pour Arval Maroc. Le premier sera celui de sensibiliser nos clients à la donne écologique et ce, conformément à ce qui se fait déjà dans tous les autres pays où Arval est présent. Concrètement, il sera question d’accompagner nos clients, à travers une activité de consulting afin qu’ils prennent conscience de la problématique de respect de l’environnement, en choisissant leurs véhicules en fonction des émissions de CO2, mais aussi en les utilisant de façon à minimiser les rejets polluants. Bien évidemment, le choix ultime du véhicule appartiendra toujours aux clients. Mais à coup sûr, Arval Maroc passe au vert. Le deuxième axe prioritaire de notre stratégie de développement est d’inscrire Arval Maroc, au même titre que les grandes initiatives lancées par l’Etat, dans le mouvement qui se crée autour de la problématique de la sécurité routière. Là encore, il est question d’un accompagnement de nos clients vers une prise de conscience de ce sujet, les risques routiers, le comportement au volant et le respect d’autrui sur la route. Concrètement, cela pourrait se faire sous différentes formes, comme des newsletters, des guides pratiques et pourquoi pas des séminaires de formation ou d’analyse du nouveau code de la route.

Bien que vous ne soyez que fraîchement débarqué au Maroc, ne pensez-vous pas que la LLD reste encore peu connue des entreprises marocaines ?
Certes, mais uniquement dans l’environnement des PME. Dans les grosses sociétés, la LLD est bien connue des grands acteurs, y compris les entreprises du service public et autres structures étatiques. Je dirais même, que l’Etat est un client fidèle la LLD. Mais pour revenir aux PME, pour lesquelles on est actuellement en phase de prospection continue, il y a effectivement un déficit d’information ou de connaissance des avantages qu’apporte la LLD. Et c’est d’ailleurs à cela qu’une bonne partie de nos équipes s’attelle tous les jours en sollicitant de nouvelles entreprises pour leur présenter notre offre et ses avantages.

À votre avis, quelle est la force d’Arval Maroc et comment se présente son évolution dans les années à venir ?
Arval Maroc étant à la fois affiliée au groupe BNP Paribas et à la BMCI, profite pleinement du réseau d’agences de cette banque et de sa force commerciale qui couvre l’ensemble du Royaume. Bien évidemment, c’est à nous d’aller vers les collaborateurs de la BMCI, de les animer en interne et leur présenter nos avantages, afin de leur permettre de mieux vendre la solution Arval aux clients prospectés. Concernant notre croissance, nous avons pour objectif de porter notre parc à 5.000 véhicules à l’horizon 2012. Nous veillerons toujours à la sécurisation de la satisfaction de nos clients lorsque ceux-là auront leur véhicule immobilisé du fait d’une panne, d’un accident ou d’une opération d’entretien. Faut-il le rappeler, quand un client d’Arval voit son véhicule immobilisé pour X raison, il ne doit pas attendre plus de quatre heures pour les clients de Casablanca et 8 heures pour les clients hors Casablanca. Au-delà de ce délai, nous lui fournissons impérativement une voiture de remplacement.

Face au démantèlement douanier enclenché, ne craignez-vous pas, à l’horizon 2012, une dévalorisation de la valeur résiduelle de vos véhicules sur le marché de l’occasion ?
C’est une question qui mérite effectivement d’être soulevée, et qui fait peser un risque sur notre métier. En attendant cette échéance, nous espérons que le marché des véhicules d’occasion (VO) va se structurer et va lui aussi réaliser sa mise à niveau. L’on assistera alors à l’émergence de professionnels et d’acteurs mieux organisés, avec des prix affichés et des méthodes de travail similaires à celles des professionnels européens du VO. Et logiquement, les entreprises de LLD accompagneront l’évolution de ce secteur. Malgré les quelques problèmes auxquels est ou sera confronté notre secteur, nous sommes confiants quant à son évolution. Et, il n’y a pas de raison de ne pas l’être, puisque le marché marocain de la LLD est loin d’être saturé.

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