Mazda 6 Diesel : Pour «papas sportifs» !

Mazda 6 Diesel : Pour «papas sportifs» !

Spectaculaire ! C’est comme ça qu’on pourrait qualifier l’ascension fulgurante, ou plutôt le retour en force de Mazda parmi le peloton en tête des 20 marques les plus vendues en Europe. Ses deux derniers modèles (la 6 et la 3) confirment un saut qualitatif à tous les niveaux et ce n’est pas un hasard s’ils ont fini deuxièmes, respectivement, en 2002 et en 2003, lors de l’élection pour le Trophée de la «Voiture de l’année». Mais rater de peu ce prestigieux, n’empêche pas pour autant la Mazda 6 de rallier les suffrages d’une clientèle très emballée par ses points forts. A commencer par un style expressif, loin de la fadeur de sa devancière (la 626) et qui sort définitivement Mazda de l’anonymat esthétique.
L’auto puise toute sa personnalité dans sa face avant marquée par des blocs optiques brillants et étirés jusqu’aux ailes, ainsi qu’un capot dont les nervures épousent parfaitement la calandre plongeante, typique à Mazda. La poupe, elle, ne manque pas de mordant non plus avec des feux façon Lexus IS 200, affichant quatre pastilles baignant dans un placage chromé. Rien à dire, la «6» est une belle Japonaise, correctement balancée et bien relevée, surtout au niveau de la malle. Celle-là même qui abrite un grand coffre (492 litres) et … gêne quelque peu la rétro vision du conducteur. Là, on s’est déjà installé à bord pour effectuer notre essai, mais avant, on ne peut s’empêcher d’apprécier l’habitacle. En bonne familiale, la 6 offre une banquette suffisante à trois adultes et dans cette finition «Elégance», elle habille ses sièges d’un velours vraiment velouté. Le conducteur, lui, profite d’une position de conduite à l’avenant avec volant et siège réglables en hauteur et réglage lombaire pour son dossier. La présentation de qualité n’est pas sujette à la critique comme en témoigne la planche de bord au toucher soft et au traitement assez sportif (aérateurs ronds, console centrale façon «carbone»…).
Idem pour l’équipement, sensiblement riche, puisqu’incluant entre autres : 8 airbags, la clim’ automatique, le GPS et un chargeur frontal 6 CD relié à 6 haut-parleurs et à un Subwoofer Bose ! Ce système audio se pilote aussi via les commandes au volant, qui reçoit également celles du régulateur de vitesse. Moteur ! A froid, ce Diesel common rail de seconde génération n’est peut-être pas un exemple de silence, mais reste assez discret, en tout cas moins qu’en haut du compte-tours. Ceci étant, sa sonorité sous forte charge pourrait sembler agréable pour beaucoup… Disponible aussi en puissance de 136 ch, le 2.0 l MZR-CD est déjà tonique dans cette version de 120 ch, affichant la même valeur de couple (310 Nm) et lui autorisant de belles accélérations.
Si le passage des vitesses se fait progressivement tout en douceur, les reprises sont plus énergiques, mais à condition de ne pas descendre en dessous des 1800 tours/min. Les kilomètres s’avalent avec délice et dans un sentiment de confiance et de confort palpables. Les suspensions à bras multiples sont même un peu trop typées «confort». Normal, on est au volant d’une familiale, pas d’un coupé ! Sur les routes sinueuses, le châssis efficace se montre stable et précis, procurant à la «6» une tenue de route très saine. Le TCS (antipatinage) et le DSC (contrôle dynamique de stabilité), eux, veillent à tout excès d’optimisme de la part du conducteur. Enfin, si le freinage est assez puissant, servi par un ABS avec répartiteur électronique, il demande toutefois une certaine accoutumance pour son dosage.

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