Mazda 6 restylée : Du neuf sous le capot

Mazda 6 restylée : Du neuf sous le capot

A en croire les chiffres, la «6» a été pour Mazda ce que la 159 fut pour Alfa Romeo, c’est-à-dire le modèle de la renaissance et du retour au vert sur le plan commercial. En effet, lancée en 2002, cette japonaise aura été produite depuis à près de 800.000 exemplaires. Un joli succès que le constructeur d’Hiroshima (Mazda) se devait d’entretenir. Pour cela, le lifting de milieu de carrière reste le procédé le plus courant dans l’industrie automobile. Sauf que dans le cas présent, il était hors de question pour les designers de la marque de défigurer la «6». Car, selon un sondage représentatif, réalisé en 2004 parmi plusieurs clients de la Mazda 6, il a été révélé que c’est le design de ce modèle qui constitue son premier critère d’achat. Dès lors, les modifications à apporter sur une telle carrosserie, qui plus est, n’avait pas pris une ride, devaient donc se limiter à de subtiles évolutions.
A l’avant, la calandre intègre désormais une grille en nid d’abeilles. Les optiques sont placées sous un bloc de verre translucide et plus clair, tandis que le bouclier, inédit, reçoit des prises d’air serties de chrome. A l’inverse des phares, les blocs de feux ont un verre légèrement noirci, mais reçoivent désormais un fond chromé. Ajoutez à cela de nouvelles jantes (en alliage léger de 16 pouces) et quelques teintes supplémentaires à celles déjà disponibles et vous obtenez la Mazda 6 dans sa «nouvelle» robe. Bref, que de retouches discrètes qui n’altèrent en rien la ligne dynamique de cette familiale. Des évolutions qui viennent aussi confirmer qu’une voiture déjà séduisante au départ peut être encore améliorée, sans changer radicalement. Du moins, extérieurement. Car à l’intérieur, les modifications sont plus évidentes.
La première constatation concerne l’aspect de la console centrale. On note le remplacement de la finition argent du modèle d’origine par un nouvel habillage dit en «titane foncé». Dans la foulée, la façade de l’autoradio reçoit un placage noir laqué du plus bel effet. Autre matériau plus flatteur, l’aluminium brossé qui entoure les aérateurs au même titre qu’il recouvre les poignées de portes. Toujours sur les contre-portes, les accoudoirs ont été revus et rembourrés pour plus de confort et de maintien aux passagers, surtout dans les virages. En somme, ce sont là des amendements destinés à rehausser le niveau de qualité perçue.
A l’arrière, la banquette conserve son aspect ingénieux qui permet de rabattre les dossiers des sièges arrière sans démontage préalable des appuis-tête, grâce à un levier placé dans chacune des parois latérales du compartiment à bagages. Il devient alors possible d’améliorer la capacité d’un coffre déjà spacieux (501 litres de volume). Côté équipement, la principale nouveauté réside dans l’adoption du «Smart Key», un système d’accès et de démarrage par carte. Pour le reste, la Mazda 6 est toujours déclinée en deux versions, Elegance et Luxury.
Dans le premier niveau de finition, on trouve d’emblée une dotation riche, offrant notamment : la climatisation à régulation automatique, les quatre vitres et rétroviseurs extérieurs à réglages électriques, un autoradio CD pouvant être commandé au niveau d’un volant multifonction qui intègre aussi les touches du régulateur de vitesses. Côté sécurité, l’auto est protégée par des airbags frontaux et latéraux, ainsi que des rideaux gonflables avant et arrière. Outre un dispositif ABS accouplé à un répartiteur électronique de freinage (EBD), l’arsenal de sécurité active est complété par un contrôle d’adhérence (TCS), ainsi qu’un contrôle dynamique de stabilité (DSC). Quant au second niveau d’équipement (Luxury), il ajoute la sellerie cuir, les sièges avant-baquets et chauffants, ainsi que des réglages électriques et à mémoire pour celui du conducteur.
Mais ce dernier aura surtout le sentiment de conduire une «6» autrement nouvelle. Car, sous le capot, c’est un nouveau moteur essence qui est de mise. Il s’agit toujours d’un 2.0 litres de 1.999 cm3, mais qui a été revisité par les ingénieurs de la marque et doté d’une admission variable et d’une commande séquentielle des soupapes. Il développe désormais 147 chevaux (pour un couple de 184 Nm), soit 7 de plus par rapport à celui qu’il remplace. Il est associé à une boîte manuelle à six vitesses… Mais surtout, le constructeur annonce une baisse du niveau de consommation qui s’établie en cycle mixte à 7,8 l/100 km. La vitesse de pointe, elle, atteint les 211 km/h, soit dans la moyenne supérieure de la catégorie.
Enfin, bonne nouvelle : les prix restent inchangés. De quoi encourager les acheteurs encore hésitant avec la motorisation Diesel. A ce titre, on rappellera que la motorisation Diesel n’est plus au catalogue, puisqu’elle recourt désormais à un système common-rail autrement plus sophistiqué et offrant de fortes pressions d’injection. L’importateur marocain devra donc encore patienter jusqu’à la disponibilité d’un carburant encore moins «soufré» que le gazole à 350 ppm. Mais vu la flambée des prix à la pompe et le faible fossé tarifaire qui sépare le Diesel à 350 ppm de l’essence sans plomb, ce dernier a toutes ses chances pour se faire plus d’adeptes.

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