Mazda MX-5 : L’automobile «plaisir»

Mazda MX-5 : L’automobile «plaisir»

De tous les petits roadsters qui existent, le MX-5 de Mazda est non seulement le plus populaire, mais aussi celui qui cultive le mieux cet esprit de légèreté automobile, privilégiant avant tout un plaisir de conduite, cheveux au vent et à deux. Pourquoi avancer une telle affirmation ? Car, du haut de ses 15 années d’existence et ayant été produit à plus de 700.000 exemplaires, le MX-5 est tout simplement le cabriolet deux places le plus vendu dans le monde (inscrit même dans le «Guiness Book», livre des records).
Mais plus qu’un best-seller, c’est un mythe ! En effet, le MX-5 continue à inspirer de nombreux passionnés et compte plusieurs fans-clubs au Japon, en Europe et surtout aux Etats-Unis. Dès lors, on comprend que le renouvellement d’un tel modèle constitue un enjeu commercial majeur pour la marque japonaise. Celle-ci, appartenant à la constellation Ford, a pris tout son temps et mis toute son énergie pour développer cette troisième génération du MX-5. Un modèle présenté d’abord sous forme d’étude de style (le concept-car Ibuki) en 2004, avant d’être finalement dévoilé en avant-première mondiale lors du dernier Salon de Genève (mars 2005), puis lancé dans le monde depuis la fin de l’été dernier.
Esthétiquement, le moins que l’on puisse dire, c’est que le MX-5 a été nettement moins contaminé par ses sœurs Mazda 3 et Mazda 6, dont l’exubérance des lignes a largement contribué à refaire sortir la gamme Mazda de l’anonymat stylistique dans lequel elle était confinée. La ligne se veut nette et sans fioritures, à travers laquelle la volonté et la prudence des concepteurs s’expriment clairement : faire évoluer le design du véhicule, sans pour autant rompre avec la précédente génération. Du coup, la ligne générale demeure, mais s’arroge plus de prestance et d’atours modernisés, avec au passage, deux centimètres supplémentaires en longueur totale.
Fidèle au modèle original, le nouveau MX-5 revendique sa propre personnalité à travers ses passages de roues proéminents et des projecteurs inédits. Un nouveau regard certes, mais dont la prise d’air ovale (sur le bouclier avant) fait un joli clin d’œil au passé. Idem pour la partie arrière qui, à l’exception des feux arrière remodèle et de deux sorties d’échappement n’apporte rien de nouveau. Cela n’empêche pas pour autant cette découvrable japonaise de revendiquer une ligne très sensuelle, surtout sans le haut.
Un haut qui reste fidèle à la classique capote en toile à commande manuelle, mais que le constructeur annonce comme facile à manœuvrer. Le MX-5 ne fait donc pas de chichi et se veut avant tout un véhicule pour les puristes. C’est aussi cette même touche à la fois intimiste et un peu nostalgique qui caractérise l’intérieur. Derrière le volant à trois branches, le conducteur installé en position basse saura apprécier l’aspect et l’agencement de la planche de bord.
Certes, l’habitacle est un brin sportif et en tout cas plus flatteur que celui du modèle précédent, mais il demeure assurément plus rustique et moins déluré que celui de certains roadsters allemands. Tout comme ces derniers, le MX-5 ne profite logiquement pas d’un grand coffre, n’offrant pas plus de 150 litres de volume et ce, quelle que soi la position de la capote. Côté équipement, l’importateur marocain (Jama Auto) propose deux niveaux de finition : «Sport» et «Performance».
Et à ce titre, il ne serait pas exagéré de dire que l’un des points fort du nouveau MX-5 est justement sa dotation, d’emblée pléthorique. Jugez-en : climatisation automatique, changeur CD frontal (avec système audio Bose, amplificateur et 7 haut-parleurs), allumage automatique des feux de croisement, phares au xénon, lave-phares, jantes en alu de 17 pouces… sans oublier les -désormais incontournables- airbags frontaux et latéraux, l’ABS avec répartiteur de la force du freinage (EBD), ou encore le contrôle dynamique de stabilité (DSC). Mais surtout, les futurs propriétaires du MX-5 recevront avec le véhicule le toit rigide (hard-top) de même couleur qu’ils peuvent monter en lieu et place de la capote.
Tout cela est de série. Quant à la version un cran plus chic (la «Performance»), elle ajoute des sièges en cuir et chauffants, une alarme, ainsi qu’un système d’accès et de démarrage sans clé. Un gadget très en vogue ces temps-ci. Autre équipement de série, le filet anti-remous et repliable, placé entre les deux appui-tête, eux-mêmes dominés par deux arceaux de sécurité en aluminium brossé. Du plus bel effet, ces derniers ne sont pas là que pour faire joli. Ils protègent la tête des occupants en cas de retournement.
Mécaniquement, c’est toujours le 2.0 litres essence qui est retenu par l’importateur marocain, Jama Auto. Il s’agit d’un quatre-cylindres offrant la puissance de 163 chevaux (191 Nm de couple) et transmettant sa puissance aux roues arrière via une boîte manuelle à six vitesses. Une mécanique suffisante pour offrir à ce véhicule le comportement agile et le caractère enjoué auxquels sa philosophie correspond.
Cela d’autant plus que la prise de poids n’a pas été si importante entre les deux générations du MX-5, la nouvelle pesant 1095 kg (contre 1065 auparavant). Reste la question des tarifs : 358.000 DH TTC pour le MX-5 Sport et 388.000 DH pour la version Performance. Certains diront que ce sont les prix d’une bonne familiale Diesel, allemande ou nippone, mais d’aucun ne pourront remettre en question l’esprit très particulier de ce type de véhicule.
Par ailleurs, on sait que le segment des roadsters est une niche sur bien des marchés, surtout au Maroc. Il n’est donc pas question pour cette Mazda de réaliser de gros volumes. D’ailleurs, l’importateur marocain de la marque ne table que sur une dizaine de MX-5 vendus annuellement. Autrement dit, avec ce modèle c’est avant tout l’image de Mazda qui est en question. Une image déjà bien (re)travaillée par la «3» et la «6» et que ce nouveau roadster vient peaufiner. Et, nul doute, il y parviendra.

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