Mazda3 : Sushi pure souche

Mazda3 : Sushi pure souche

Indépendamment d’une quelconque considération estivale, tout baigne pour Jama Auto ! L’importateur de Mazda vient d’achever un semestre plutôt positif (plus de 220 véhicules de tourisme livrés), après une année 2008 record chiffrée à 677 unités vendues et couronnée d’une croissance de 121%. Pas mal pour une marque qui n’a toujours pas de version diesel dans sa gamme importée. Et pour ceux qui se demanderaient comment cette division du groupe Smeia pourrait continuer sur un tel trend haussier, voire faire encore mieux que l’an dernier, voici la réponse : 3.
Fraîchement commercialisée sur le marché, la nouvelle génération de la Mazda3 arrive sur un marché, certes foisonnant de berlines compactes mais avec son lot de promesses (commerciales) et une bonne dose de qualités pour les tenir.
À commencer par son fort potentiel de séduction, avec toujours, la possibilité de choisir entre deux carrosseries : 4 ou 5 portes. La première adopte un troisième volume matérialisé par une malle arrière droite et surmontée d’une lunette très inclinée, tandis que la seconde reçoit une poupe plus râblée, principalement articulée autour d’un hayon stylé et garni de larges blocs de feux, qui sont pratiquement identiques aux deux modèles. Une jolie prouesse de la part des designers.
Dans les deux cas, la face avant est la même, affichant clairement les dernières tendances stylistiques de la marque japonaise. Un regard qu’il est difficile de ne pas apprécier. Ne serait-ce que parce qu’il rappelle à différents égards celui de la 6 (phares en amande, nervures du capot…), tout en ayant ses propres atours (contours des antibrouillard, découpe de la calandre…). De profil, c’est la Mazda2 qui semble l’inspiratrice. Et pour cause, on retrouve un air de déjà-vu à travers la nervure en biais qui descend latéralement jusqu’à l’aile avant, côtoyant la ligne arquée qui surplombe le passage de roue.
Au-delà d’être belle à regarder, cette nouvelle Mazda fait aussi la part belle aux améliorations structurelles. D’abord, des appendices particulièrement étudiés pour améliorer le rendement aérodynamique. C’est le cas du radiateur, dont on nous dit qu’il est «équipé de volets spéciaux qui s’ouvrent à vitesse élevée pour éviter que le ventilateur n’offre une résistance supplémentaire». Il en résulte d’excellents coefficients de traînée (Cx) à savoir, 0,28 pour la berline 4 portes et 0,30 pour la version à hayon. Mieux profilée et fluidifiée par rapport à celle qu’elle remplace, la nouvelle Mazda3 est aussi un brin plus légère avec un gain de 15 kg. Pourtant, bien d’éléments et d’équipements lui ont été rajoutés. Il y a d’abord quelques centimètres de tôle principalement grappillés en longueur et précisément +9 cm pour la 4 portes et +4,5 cm pour la 5 portes qui s’étendent respectivement à 4,58 et 4,46 m. De nouvelles proportions dont il en découle une habitabilité généreuse pour une voiture de cette catégorie (même si l’empattement n’a pas changé), ainsi qu’un coffre volumineux de 340 litres sur la 5 portes et 430 l sur la version tricorps.
Ensuite et surtout, il y a ces aménagements et améliorations apportés à son habitacle. C’est simple : la «3» a subi une métamorphose intérieure totale. Cela se remarque d’entrée de jeu, avec une planche de bord totalement repensée et redessinée. L’ambiance à bord se veut plutôt sportive et l’ergonomie en progrès avec, entre autres, un volant offrant plus de commandes et une console centrale rapprochée en hauteur vers le conducteur. En outre, le saut qualitatif est notoire comme en attestent l’habillage soft de la planche de bord et les matériaux qui composent ses divers éléments. Et pour accentuer cette amélioration de la qualité perçue, l’éclairage intérieur a été voulu progressif et interactif dans le sens où quelques commandes (climatisation, système audio) s’illuminent intuitivement au toucher !
Mais surtout, la Mazda3 met le paquet question équipements. Dès la finition de base (Harmony), on y trouve principalement la climatisation manuelle, l’ordinateur de bord, l’autoradio CD-MP3 (avec prise Auxiliaire), ainsi qu’un arsenal complet de sécurité active (ABS avec EBD et EBA, l’antipatinage TCS et le contrôle électronique de stabilité DSC) et passive (airbags frontaux, latéraux et rideaux).
La Mazda3 «Elegance», elle, rajoute des jantes en aluminium de 15 pouces et quelques gadgets comme les lève-vitres électriques arrière (automatiques) commandés à distance, les commandes audio au volant et les miroirs de courtoisie éclairés. Et c’est la version «Avant-garde» qui enrichit vraiment la liste des équipements, avec la climatisation automatique bizone, le régulateur de vitesse, le radar de stationnement, le détecteur de pluie, l’allumage automatique des phares, des jantes en alu de 16’’, ainsi qu’un rétroviseur intérieur anti-éblouissement.
Question moteurs, la Mazda3 est loin d’être sousmotorisée. En attendant l’arrivée du Diesel (probablement vers le début de l’année prochaine), deux offres mécaniques ont été retenues par l’importateur. Il s’agit des quatre-cylindres essence 1.6  l MZR et 2.0 l MZR qui développent respectivement 105 et 150 ch, avec à la clé, une consommation modérée en cycle mixte (de 6,5 à 7,5 l/100 km).
Vient enfin la question des prix, lesquels oscillent entre 209.000 et 275.000 DH (voir tableau). Un positionnement qui fait que la Mazda3 démarre au même prix qu’une française de même acabit, mais avec un diesel sous son capot, tout comme elle plafonne là où démarre une bonne familiale –tricolore ou européenne– en motorisation essence.
Cela ne nous empêche pourtant pas de gager qu’avec toutes ses qualités, cette nippone se vendra comme des petits pains ou plutôt, comme des sushis.

Toutes les versions, tous les prix (TTC)
Mazda3 – 4 ou 5 portes

 1.6 l BVM5 Harmony 209 000 DH
 1.6 l BVM5 Elegance 229 000 DH
 1.6 l BVM5 Avant-garde 250 000 DH
 2.0 l BVM6 Performance 275 000 DH

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *