Mercedes 190 : Le must-have des eighties !

Mercedes 190 : Le must-have des eighties !

Voici une voiture qui ne décotera donc jamais ! Bien que largement trentenaire, elle est toujours aussi prisée sur le marché de l’occasion avec des prix qui avoisinent souvent les 90.000 dirhams ! Elle représente donc l’ultime chouchou des revendeurs. Nos grands-parents l’adulent et ne tarissent guère d’éloges à son encontre. Et pour cause : cette voiture, très «chicos» à son époque, s’est révélée être un monstre de fiabilité. Imperturbable, elle a marqué notre génération sous son plumage de citadine familiale de très bonne compagnie, et son ramage de motorisation robuste et sobre. Bref, que de qualités pour cette voiture «pépère» et sans histoire.  «Sans histoire» ? Pas tout à fait puisque son nom seul renvoie à une toute une épopée ! Revenons donc sur le glorieux passé d’une voiture qui est entrée dans le mythe par la grande porte.

Voiture de jeunes qui conviendra aux plus âgés…

Son histoire commence en novembre 1982, année où la petite berline portait encore le nom de code interne W201. Mercedes Benz voulait une automobile tricorps capable de concurrencer BMW. Cette berline avait été à la base conçue pour séduire un public plus jeune que celui ciblé par les modèles existants. Mais son prix de lancement et ses qualités de familiale la réserveront à un public un peu plus âgé. Sa sobriété en fera également un atout de taille. En effet, l’étude de l’aérodynamique du modèle en fait un véhicule économique.

Par ailleurs, la sécurité n’a pas été en reste puisque la 190 peut être équipée d’ABS, d’airbag, et la structure de la carrosserie a été étudiée de manière à préserver les personnes à l’intérieur du véhicule. Comme ses grandes sœurs, c’est un modèle à propulsion et est l’une des rares Mercedes-Benz à posséder son frein de parking entre les sièges. Son train arrière est de type multibras. À son lancement, deux motorisations essence sont disponibles : un 2 litres à carburateur de 90 chevaux pour la 190, et un 2 litres à injection de 122 chevaux pour la 190E. Plus de 630.000 unités de cette dernière ont été produites.

La motorisation mazout débarque !

Sans pour autant arrêter de la produire en version essence, Mercedes créera l’événement en 1983. Ainsi, une toute nouvelle motorisation diesel arrive pour le lancement de la gamme des 190D. Un 2 litres de 72 chevaux à injection indirecte. La vitesse maximale est annoncée à 160 km/h. En 1984, une version 2,2 litres de la 190D sera commercialisée mais cette fois exclusivement sur le marché américain avec une puissance identique à celle du 2 litres, à savoir 72 chevaux.

En 1985, la gamme diesel voit l’arrivée d’un inédit 5 cylindres 2,5 litres de 90 chevaux qui équipe la 190D, et par la même occasion la W124. Il faudra attendre 1986, pour qu’un diesel plus dynamique voie le jour : c’est le 5 cylindres 2,5 litres turbo diesel de 122 chevaux qui s’annoncera en force et ouvrira la voie vers de nouvelles motorisations. Sa vitesse maximale est annoncée à 192 km/h. Un modèle légèrement plus puissant (125 chevaux) est commercialisé uniquement sur le marché américain. Handicapée par son manque de puissance, la 190 verra l’arrivée de nouveaux moteurs plus coupleux. En 1989, la 190 2.5 turbo D passe de 122 à 126 chevaux, tandis que la puissance du 2 litres diesel passe de 72 à 75 chevaux et celle du 2,5 litres de 90 à 94 chevaux.

Des 190 «sportives» ?

Fidèle à son objectif de depart, la Mercedes 190 a essayé plus que jamais de jouer dans la cour de BMW et de sa série 3, en sortant des modèles sportifs. La gamme des moteurs essence s’enrichit d’un 2,3 litres de 136 chevaux en 1986, et d’un 6 cylindres en ligne de 2,6 litres affichant 160 chevaux en 1988. En 1991 un nouveau 1,8 litre de 109 chevaux constitue le modèle d’appel (modèle numéro 201.018).

C’est ainsi qu’en 1986, Mercedes-Benz sort la 2.3 16 soupapes. Son moteur est conçu en collaboration avec Cosworth. Elle affiche 186 chevaux, passe de 0 à 100 km/h en 7,8 secondes et affiche une vitesse de pointe de 230 km/h. Elle possède une boîte de vitesses inversée (la première est en bas à gauche), ainsi qu’un pont autobloquant et une suspension pilotée. En 1988, Mercedes-Benz redéveloppe ce même moteur et augmente sa cylindrée, la faisant passer à 2,5 litres pour 205 chevaux. Cette augmentation de cylindrée permet d’obtenir plus de souplesse à bas régime.

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