Mercedes Classe A L’ère du renouveau

Mercedes Classe A L’ère du renouveau

Mercedes poursuit le renouvellement de sa gamme. Après la C, la E, le CLK, puis le SLK, le tour est venu à la petite A de changer de peau. Il ne s’agit pas là d’un restylage, mais d’un tout nouveau modèle, en remplacement à la première Classe A, apparue il y a sept ans déjà. On se souvient encore des déboires qu’elle a connus à son lancement, lorsqu’elle avait fait un tonneau suite à des essais effectués par le journaliste d’un magazine automobile suédois.
La première petite voiture de la marque à l’étoile venait alors d’échouer au test de l’élan. Très vite, le constructeur la retire de son catalogue et revoit ses liaisons au sol, en la chaussant de pneus de 15 pouces et en l’équipant, de série, du contrôle dynamique de stabilité (ESP). Forte d’une tenue de route améliorée et d’une bouille sympathique, la A pouvait alors redémarrer, entamant une belle carrière commerciale, jusqu’à atteindre un total de 1,1 million d’exemplaires vendus dans le monde.
Aujourd’hui, l’heure est à la retraite au profit d’une remplaçante qui n’en conserve (outre le nom) que l’allure générale de monocorps. Et encore, cette nouvelle mouture de la «A» innove, histoire d’élargir sa cible de clientèle, en étant disponible en trois et cinq portes. Dans les deux cas de figure, le style évolue grandement, gagnant en agressivité grâce à des phares effilés, une large prise d’air au bouclier et des flancs sculptés. La poupe est tout aussi inédite, même si la forme de la lunette arrière et la découpe de la vitre de custode trahissent une inspiration de l’ancienne génération. En revanche, le hayon donne accès à un coffre 15 % plus volumineux que par le passé. Ceci étant, si la version courte joue la carte du dynamisme, la cinq-portes, elle, se veut plus familiale avec une longueur accrue de 23 cm et une largeur majorée de 4,5 cm. Des mensurations qui la rapprochent de celle d’une berline moyenne et présagent d’un espace intérieur assez habitable pour cinq personnes. Autre volet qui la rapproche du segment des compactes ses motorisations, dont la puissance varie de 82 à 190 ch.
Une palette de six moteurs, constituée pour moitié de mécaniques essence (A 150/95 ch, A 170/115 ch et A 200/136 ch) et pour l’autre de Diesel à rampe commune de dernière génération (A 160 CDI/82 ch, A 180 CDI/ 109 ch et A 200 CDI/140 ch). Mercedes annonce une sobriété remarquable pour les CDI (entre 4,9 et 5,4 l/100 km en moyenne) qui, pourront recevoir (en option) un filtre à particules. La Classe inaugurera également la boîte «Autotronic», une transmission automatique CVT (à variation continue). Une version AMG coiffera plus tard l’ensemble avec un puissant quatre-cylindres suralimenté de 192 ch. Pour supporter autant de puissance, la nouvelle Classe A dispose d’un châssis inédit, avec essieu arrière parabolique (pour un guidage plus précis) et suspensions à amortissement variable, ce qui est une première dans le segment. Côté équipement, la Classe A dispose de tout ce qu’il faut pour offrir un confort haut de gamme (climatisation bi-zone à régulation électronique, système de navigation, sièges électriques…), à condition de passer par le rayon des options et d’y laisser quelques sous. Ceci étant, la Classe séduira d’emblée par son univers intérieur qui dégage un aspect plus cossu et dans lequel la planche de bord en vague a laissé place à une présentation plus sérieuse.
La future star au Mondial de Paris (en septembre) est attendue en concession d’ici la fin de l’année en cours, y compris au Maroc, où elle n’aura vraisemblablement pas de rivale directe, la Mini de BMW étant d’une toute autre philosophie. Tant mieux pour les deux.

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