Mercedes Classe C : Les yeux revolver

Mercedes Classe C : Les yeux revolver

Véritable pilier commercial de la gamme Mercedes-Benz, la Classe C coule une belle carrière dans l’un des segments les plus concurrentiels: celui des familiales premium. Preuve qu’il s’agit d’un best-seller incontestable, la marque à l’étoile en a vendu plus d’un million d’exemplaires depuis mars 2007, date du lancement du modèle sortant. Une vraie prouesse commerciale, flatteuse au même titre que les chiffres réalisés par l’importateur marocain de la marque. En effet, Auto Nejma a livré 1.670 Classe C depuis 2007, dont 175 en 2011 (à fin mai dernier). Un succès que devra prolonger la «nouvelle» mouture de cette berline, qui a subi l’incontournable restylage de milieu de vie. Généralement, cet exercice (le restylage) est encore plus délicat lorsqu’il s’agit d’un modèle qui se vend très bien. Voilà pourquoi le premier coup d’œil vers la Classe C restylée nous renvoie directement à l’adage : on ne change pas (trop) une formule qui gagne.

I Facelift, plutôt que restylage
Lorsqu’un lifting se concentre principalement sur la face avant, l’anglicisme «facelift» devient alors plus approprié à cette opération. C’est le cas de la Classe C, dont le regard a sensiblement évolué et ce, du fait de projecteurs totalement redessinés, avec un mouvement ondulé du plus bel effet. Outre leur forme extérieure plus expressive et même un tantinet agressive, c’est aussi l’intérieur de ces boîtiers qui innove, en adoptant une bande de diodes (ou LED). À ces nouveaux phares, s’ajoutent un capot désormais en aluminium, ainsi qu’un bouclier inédit, compartimenté en trois parties à fond grillagé, ce qui n’est pas sans rappeler les Classes E et CLS. À noter que les clients de la Classe C ont toujours le choix entre deux calandres : à trois baguettes surmontées du fameux insigne étoilé trônant sur l’extrémité du capot (versions Classic et Elegance) ou frappée d’une grande étoile au centre (finition Avantgarde). Le reste de la carrosserie reste pratiquement inchangé, hormis quelques subtiles modifications apportées à l’arrière. À ce niveau, on remarque surtout des diodes claires flanquées aux blocs de feux ou encore, un pseudo extracteur moulé au bas du pare-chocs.

I Un intérieur raffiné
L’habitacle d’une berline allemande de ce gabarit et de cet acabit se doit d’être cossu et très raffiné. C’est probablement à cette tâche que se sont attelés les designers de Mercedes en revisitant l’intérieur de la C. Ceux qui possèdent l’ancien modèle constateront vite la différence : de nouvelles garnitures et habillages de la sellerie, des inserts décoratifs plus nobles et plus chics sur la planche de bord, un volant redessiné et à quatre branches ou encore, une instrumentation inédite, avec en plus de l’écran de la console centrale, un deuxième rappel visuel en couleurs et multifonctions (audio, navigation, ordinateur de bord…) situé au milieu du compteur central. Voilà pour dire combien cette planche de bord qui paraît un peu plus «massive» qu’auparavant a surtout gagné en ergonomie. Ce restylage a aussi été l’occasion pour la Classe d’enrichir son catalogue d’équipements, qu’il s’agisse de confort et de divertissement (interface USB intégrée de série à l’autoradio CD) ou de sécurité. Dans ce dernier registre, on retiendra surtout la disponibilité (le plus souvent en option) d’une kyrielle de sophistications sécuritaires et d’assistances à la conduite, comme l’avertisseur d’angle mort, l’assistant de maintien en ligne, le détecteur d’attention, l’aide intelligente au stationnement ou encore, le régulateur de vitesse actif (avec freinage automatique).

I Plus d’efficience…
Mécaniquement, la Classe C offre toujours une large palette de motorisations. Sur les huit blocs disponibles, seuls quatre ont été retenus et homologués par l’importateur de la marque. Il s’agit du 1.8 litre essence à injection directe (C180 CGI) de 156 chevaux (10 CV fiscaux) et du 2.2 l diesel décliné dans ses trois versions 200 CDI (136 ch/360 Nm), 220 CDI (170 ch/400 Nm) et 250 CDI (204 ch/500 Nm). Ces quatre cylindres peuvent être associés à une boîte automatique à sept vitesses (7G-Tronic Plus), ainsi qu’à la fonction Stop/Start ECO. Ce dernier système, de plus en plus en vogue, coupe systématiquement le moteur à l’arrêt du véhicule et le redémarre automatiquement lorsque le conducteur effleure l’accélérateur. D’ailleurs et hormis la version AMG, toutes les nouvelles Classes C sont désormais estampillées BlueEfficiency. Une étiquette verte qui est loin d’être usurpée, lorsqu’on sait que cette berline avance des seuils bas de consommation (en cycle mixte), soit moins de 7 litres/100 km en essence et pas plus de 5,3 l/100 km pour les versions diesel. Une sobriété exemplaire à laquelle le travail accompli sur le plan aérodynamique n’est pas sans incidence, puisque la nouvelle Classe C avance un Cx abaissé à 0,26 (!), soit le meilleur coefficient de pénétration dans l’air de sa catégorie. Reste enfin à signaler une dotation standard des plus complètes (ABS avec BAS, ESP, ASR, airbags frontaux, latéraux et rideaux, ordinateur de bord avec visuel multifonctions, allumage automatique des phares, clim’ automatique bizone, volant multifonctions, indicateur de pression des pneus, boîte à gants réfrigérée, jantes alu…), ainsi qu’un positionnement tarifaire plus doux avec un ticket d’entrée démarrant à 360.000 DH en essence et 435.000 DH en diesel.

 


 Toutes les versions, tous les prix (TTC)
C180 CGI Classic    360 000 DH
C200 CDI Classic    435 000 DH
C220 CDI Classic     450 000 DH
C250 CDI Classic    470 000 DH

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