Mercedes Classe E : Une allemande qui sait garder ses distances

Mercedes Classe E : Une allemande qui sait garder ses distances

Grande nouveauté 2009 de Mercedes, la Classe E succède à un best-seller à la fois mondial et historique. En effet, il s’en est vendu 1,2 million d’unités depuis 2002 (année du lancement du modèle sortant) et plus de 12 millions depuis la naissance de la première génération en 1947 ! Aujourd’hui, cette grande routière en est à sa huitième mouture et reste toujours une référence. D’ailleurs, sept ans après son lancement, la septième en date n’a pas perdu une once d’attraction au Maroc comme ailleurs, puisque les dernières unités du modèle sortant se sont littéralement «arrachées» des showrooms d’Auto Nejma, l’importateur exclusif de la marque. Un déstockage qui prépare l’arrivée de la nouvelle «E», qui débute ce mois-ci sa carrière commerciale en Europe, avant une introduction sur le marché national, prévue pour mai prochain. En attendant, nous avons eu la primeur de la découvrir et de la conduire.
Esthétiquement, cette nouvelle mouture rompt radicalement avec sa devancière. Certes, les quatre projecteurs avant demeurent, mais ils changent de forme et d’apparence. Un choix voulu par le constructeur qui explique que «les optiques doubles restent un élément de design essentiel, vecteur d’identité pour la Classe E». La même source parle aussi d’un «design masculinisé», histoire de justifier l’abandon de rondeurs au profit de quelques aspects cubiques. C’est notamment le cas du traitement infligé –avec brio– à la partie arrière qui adopte une malle plus droite et des feux rectangulaires. Toujours à ce niveau, on notera la migration du troisième feu de stop derrière la lunette, mais aussi que l’allumage de ces feux se fait selon l’intensité du freinage. En effet, lors d’un freinage d’urgence, effectué à plus de 50 km/h, les diodes arrière clignotent 5 fois par seconde, telle une série de flashs rougeâtres. Pertinent et très rassurant, comme le reste des sophistications sécuritaires intégrées à la nouvelle E (voir ci-dessous). Une véritable débauche de gadgets high-tech auxquels a droit le conducteur de cette berline et en particulier lorsqu’il s’agit de la finition, Avant -garde, soit la plus huppée chez Mercedes.
A commencer par le Speed Limit Assist : un système qui recourt à une caméra nichée sur le pare-brise et qui lit les panneaux routiers et affiche au centre du compteur la vitesse maximale autorisée correspondante. Plus impressionnants, les sièges avant dits «Multicontours» et issus de l’actuelle Classe S offrent, en plus des fonctions ventilation (air chaud ou froid) et massage, un dossier actif. Ses rebords s’activent (en se gonflant sur les côtés) en fonction de l’angle de braquage, de la vitesse et de l’accélération transversale pour améliorer le maintien latéral du conducteur et du passager avant. Autre amélioration apportée à la «E», son dispositif d’info-divertissement, piloté par une molette rotative et très pratique pour naviguer entre les fonctions.
Du reste, l’ambiance intérieure se veut embourgeoisée d’entrée de jeu. En effet, les sièges en cuir nappa sont de série, tout comme les inserts en bois d’eucalyptus, la climatisation automatique, ainsi que les principaux équipements de sécurité, dont 7 airbags, un capot actif, le système de protection préventive des occupants Pre-Safe et le détecteur de somnolence du conducteur.
Des équipements qui font de la nouvelle «E», une berline parée à tous les dangers, y compris ceux intervenant en nocturne. D’ailleurs et une fois n’est pas coutume, cette voiture nous a été proposée à conduire, la nuit ! Objectif : démontrer aux journalistes-essayeurs ses différents systèmes d’éclairage et en particulier, l’«Intelligent Light System» et le «Night View Assist» (voir ci-dessous).
De jour, ce qu’on retiendra le plus, c’est que cette «allemande» sait bien garder ses distances. Equipée (en option) du «Distronic Plus», soit un régulateur de vitesse avec radar anti-collision et freinage automatique cette Mercedes maintient la vitesse souhaitée par le conducteur (lequel lève son pied droit), la diminue en fonction de la distance avec le véhicule du devant et  peut même carrément freiner le véhicule, puis le relancer à la vitesse programmée ! Ce système nous a vraiment bluffés. Un peu comme le rendement exceptionnel de la version 250 CDI. Un quatre-cylindres qui développe 204 chevaux pour un couple de 500 Nm. Des valeurs plus que suffisantes pour offrir de l’allant à cette routière, tout en ménageant le portefeuille de son propriétaire. En effet, la E250 CDI accélère jusqu’à 239 km/h, mais se contente en moyenne de 5,5 l/100 km. On précisera à cet égard que le gain en consommation découle aussi du travail colossal accompli en matière d’aérodynamique. La E en ressort avec le meilleur coefficient de pénétration dans l’air de sa catégorie à savoir, un Cx de 0,25.
Bien évidemment, nous ne pouvions avoir toute la gamme à l’essai et ne pas profiter de cette opportunité pour conduire la plus puissante du lot : la E500.
Forte de son V8 de 388 ch (530 Nm de couple), cette version nous a gratifiés d’un réel plaisir de conduite, magnifié par les passages de vitesses de la boîte G-Tronic à 7 rapports, par palettes au volant. On n’en oubliera ni la sonorité envoûtante des montées en régime ni le confort de roulement distillé par la suspension pneumatique Airmatic et son système d’amortissement électroniquement piloté. Au demeurant, la nouvelle E dispose d’une gamme de dix moteurs (essence et diesel), dont huit équipés d’une injection directe.
De quoi répondre à toutes les attentes. Reste à patienter quelques semaines encore avant de pouvoir l’acquérir à des tarifs d’accès «très compétitifs», nous annonce-t-on.


DNES à Madrid
Jalil Bennani

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