Mercedes CLS : Une énième étoile

Mercedes CLS : Une énième étoile

Présentée sous forme de concept-car au dernier Salon de Francfort, puis en version définitive à Genève, la Mercedes CLS vient d’entrer en production de série. Sa particularité : une certaine combinaison entre le luxe et la sportivité. «Certaine», car au QG de la marque, à Stuttgart, on définit la CLS (abréviation de Coupé Lang Sport) comme étant une «berline-coupé», dotée de quatre portes ! En fait l’idée que veut véhiculer Mercedes avec sa dernière création s’articule autour du mélange, prétendu subtil, entre le confort et la fonctionnalité d’une luxueuse berline et le style fascinant d’un coupé, doté notamment d’une ligne de toit basse et d’une poupe râblée et fluidifiée. Et visuellement, le résultat est, à notre avis, plutôt réussi.
Assez classique, la face avant adopte un capot long qui s’achève par la l’habituelle calandre à barrettes, entourée de projecteurs assez proches de ceux d’une Classe S. Mais face à cette dernière, la CLS se distingue surtout par sa poupe, plongeante et moins massive, dotée de feux dont la forme triangulaire dicte la découpe de la portière de la malle. Jusque-là, la CLS n’a presque a rien de si spécial pour déroger à l’architecture d’une grosse et luxueuse berline. Sauf qu’à y voir de plus près, et notamment de profil, cette «Merco» intègre dans sa recette quelques ingrédients généralement propres aux coupés. On remarque ainsi, une forte inclinaison de la lunette arrière et des montants de custodes profilés, tandis que l’arche de pavillon bas et la ceinture de caisse haute, expliquent la taille réduite des vitres latérales. A ce niveau, on retiendra également une nervure sculpturale qui s’étire du passage des roues avant jusqu’à l’extrémité des ailes arrière. Enfin, les deux sorties d’échappement ovoïdes situées à chaque côté du bouclier apportent une petite touche sportive à la silhouette générale de l’auto.
En tout cas, basée sur la plate-forme d’une Classe E, la CLS s’en démarque par des dimensions plus généreuses, notamment en longueur avec ses 4,91 m, soit 9 cm de plus. De quoi permettre à l’habitacle d’accueillir quatre adultes, puisque la banquette est traversée par une imposante console en prolongement de l’accoudoir central avant. Cela n’empêchera pas les deux passagers arrière d’être à leur aise, profitant d’un espace aux jambes suffisant. La présentation intérieure reste assez proche des récentes productions du constructeur, avec des commandes déjà vues sur les S, E et CL (comme celles du réglage des sièges) et bien entendu une sellerie intégralement habillée de cuir. En revanche, la planche de bord est singulière par son placage en bois précieux, façon Jaguar. A n’en pas douter, la CLS compte briller par son intérieur léché, dont le niveau de confort et d’équipement répond amplement aux standards de Mercedes.
Seront ainsi disponibles tous les gadgets high-tech «maison», tels que la climatisation automatique individuelle (Thermotronic) gérée par des capteurs d’ensoleillement, le régulateur de vitesse intégrant un radar anticollision (Distronic), ou encore le système d’accès et de démarrage sans clé (Keyless-Go). Sont également présents la suspension pneumatique (Airmatic DC), les phares bi-xénon et tournants (pour l’éclairage dans les virages) et les écrans de DVD…
Mais c’est surtout sur la plan de la sécurité que cette Mercedes met l’accent. Au menu, des airbags à profusion, un freinage sophistiqué de dernière génération (SBC) et, en option, le système Pre-Safe qui anticipe à une collision imminente en activant certaines mesures de protection (fermeture du toit, déverrouillage des portières, optimisation du siège avant et prétension des ceintures dont les limiteurs d’effort sont à deux niveaux). Concernant le volet mécanique, la CLS aura droit à deux nouveaux moteurs essence pour commencer : le 3.5 l V6 de 272 ch et le 5 .0 l V8 de 306 ch et 460 Nm de couple. Deux mécaniques qui sont associées à la boîte 7G-Tronic, qui comme son nom le laisse deviner, compte sept rapports. Le Diesel, lui, arrivera en 2005 et sera un 3.5 lV6 fort d’une puissance de 265 ch pour un couple annoncé de 560 Nm. On parle aussi d’une version AMG libérant quelque 476 ch ! Bref, des blocs assez puissants pour faire avancer ce vaisseau étoilé.
Sauf que si la marque de Stuttgart entend jeter un (petit) pavé dans la marre avec ce haut de gamme au profil bas, on est en droit de se demander (sur un tout autre registre certes), jusqu’où ira la diversification de sa gamme ?
Ainsi, au cas où vous ne l’auriez jamais remarqué, le catalogue Mercedes compte pas moins de 17 modèles au total (A, C, C break, C Sport Coupé, E, E break, S, SLK, CLK, CLK Cabriolet, CL, SL, SLR, ML, Viano, Vaneo, Viano) ! Et encore, nous n’avons pas inclus les vans à vocation utilitaire comme le Vito et la Classe V. A cela, il faudra donc ajouter ce «coupé quatre portes», CLS, dont la commercialisation débutera à l’automne prochain. Nous y reviendrons au moment voulu…

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