Mercedes doit rappeler 61.000 Classe C aux USA

Mercedes doit rappeler 61.000 Classe C aux USA

Une nouvelle épine vient égratigner l’image de marque de Mercedes. En effet, après les soucis mécaniques de la Classe E, puis les récents déboires électroniques du système anti-collision de la toute nouvelle Classe S, la firme à l’étoile reçoit un nouveau pavé dans sa mare. Et cette fois, il vient de loin et plus précisément de la NHTSA (National Highway Traffic Safety Administration). Pour ceux qui ne le savent pas encore, la NHTSA  est le principal organisme américain de sécurité routière.
Il est affilié au ministère des Transports et chargé de l’établissement des normes fédérales de sécurité pour les véhicules à moteur circulant aux Etats-Unis. La NHTSA est aussi l’équivalent américain de l’EuroNCAP en matière de crash-tests, avec à la clé des résultats, des analyses en accidentologie et des recommandations. Et justement, selon des récents tests effectués par cette autorité, un défaut existerait au niveau du module de gestion de l’airbag conducteur de la Classe C.
La NHTSA n’en dit pas plus, mais rend publique l’information de l’existence de cette défaillance. Face à cela, Mercedes ne peut pas rester sans réagir. Du coup, sa filiale américaine (Mercedes USA) doit désormais rappeler un total de 61.000 Classe C. Les modèles concernés sont des millésimes 2005 et l’opération de rappel aura pour objet de reconfigurer le module incriminé, soit celui qui gère le déploiement de l’airbag passager en cas d’accident. L’information trouve sa source sur «www.emercedesbenz.com», un site indépendant entièrement dédié à l’actualité de la marque étoilée.
Côté communication (l’une des grandes failles de Mercedes dans plusieurs pays), Rob Moran, un porte-parole du constructeur allemand s’est contenté de déclarer : «Nous ne pensions pas que le défaut représente un danger en utilisation normale, seulement lors des tests en laboratoire». Allez-y comprendre quelque chose dans une déclaration plutôt sommaire, voire ambiguë pour un problème aussi sérieux.
On le sait, les mystères de l’électronique sont impénétrables. Ou alors, difficilement, comme a pu le faire la commission technique (indépendante) chargée par un tribunal français pour trancher dans l’affaire de la Renault «Vel Satis folle». Une affaire où le premier constructeur français a été totalement blanchi.
Mais à n’en pas douter, cet important rappel fera replonger Mercedes dans le doute auprès d’une clientèle américaine désormais tournée vers d’autres labels de luxe… plus fiables.

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