Microlook, Maxicharme

Microlook, Maxicharme

Voilà bien longtemps que Nissan en a fini avec la période de vaches maigres. Grâce à la virtuosité de son charismatique patron, Carlos Ghosn et au succès planétaire du 4×4 X-Trail, la firme japonaise est définitivement sortie du tunnel. Mieux encore, Nissan est devenu l’un des constructeurs automobiles les plus rentables au monde actuellement, profitant pleinement à Renault, son cousin par alliance.
Avec ce dernier, la Micra est un parfait exemple de la coopération technique entre les deux marques, puisqu’elle repose sur le châssis de la future génération de Clio et reçoit quelques composants puisés dans la banque d’organes de la marque au losange (rétroviseurs de Clio, carte de démarrage, moteurs dCi…). Ceci étant, cette citadine adopte un style qui lui est tout à fait propre, qui fait la part belle aux rondeurs.
En fait, la Micra joue résolument les anticonformistes, se refusant de «coller» aux canons esthétiques actuels de la beauté automobile.
Pour plaire, pas besoin de projecteurs en amandes ni de pare-brise à forte inclinaison et en continuité avec le capot.
Non, la Micra adopte un look un peu «manga» avec des détails déconcertants, comme les phares globuleux haut placés, ou encore la ceinture de caisse à mi-hauteur et marqué par un épaulement de carrosserie.
Idem pour la partie arrière qui laisse apparaître un hayon légèrement bombé.
A voir ses multiples renflements, la petite Nissan semble vouloir exploser… de joie ! Ce qui reste sûr en tout cas, c’est qu’elle ne manque pas d’originalité.
Et si sa ligne extérieure a été conçue par une équipe japonaise dirigée par Shiro Nakamura (le responsable du design chez Nissan), l’intérieur, lui, est le travail de la division européenne du constructeur. Loin de l’ambiance austère et spartiate de sa devancière la nouvelle Micra séduit par son habitacle accueillant et élégamment présenté.
Planche de bord à forme arrondie, matériaux de qualité et dotation riche… la Micra n’est pas une citadine ordinaire. Certes, elle ne bat pas des records d’habitabilité, prétendant tout juste transporter 4 à 5 adultes de façon décente … mais dans un microcosme convivial et assez futé.
Des rangements à la pelle (boîte à gants compartimentée, tiroir côté passager…), aux détails astucieux (banquette rabattable et coulissante, ouverture de la trappe à essence de l’intérieur, porte gobelets avant/arrière…), en passant par des équipements souvent en option chez la concurrence (climatisation, radio CD à 6 haut-parleurs…), on serait presque tenté de croire que tout y a été pensé pour faire taire les critiques d’une femme ! Côté sécurité, les deux finitions proposées (Visia et Acenta+) incluent d’emblée : quatre airbags (frontaux et latéraux), ainsi que l’ABS avec amplificateur (NBAS) et répartiteur de la force de freinage (EBD).
La livrée Acenta+, elle, joue résolument à la bourgeoise avec la régulation automatique de l’air conditionné, l’ordinateur de bord, le détecteur de pluie, l’allumage auto des phares et les airbags rideaux. Mais surtout, elle habille ses sièges de velours, son voilant en cuir, s’ouvre et se démarre par un dispositif sans clé (l’Intelligent Key) et chausse des jantes en alliage de 15 pouces. Luxueuse la petiote !
En attendant, l’arrivée ultérieure du 1.5 l dCi, la Micra roulera en essence sur nos routes. Sous son capot, la gamme importée offre le choix entre le 1.2 l de 65 ch et 1.4 l de 88 ch. Deux petites motorisations qui ne revendiquent pas des exploits en matière de performance et d’agrément, mais plutôt dans le registre de la consommation.
Le constructeur annonce une consommation mixte respectivement de 5,9 l/100 km et 6,3 l/100 km, ce qui classe la Micra parmi les citadines les plus sobres.
A noter que chacun des deux moteurs précités correspond exclusivement à une finition : la Visia pour le 1.2 l et l’Acenta+ pour le 1.4 l, avec pour tarif y afférant, respectivement 152.900 et 169.900 DH. Dès lors, il apparaît manifestement que la Micra se positionne à mi-chemin entre les citadines de masse (Renault Clio, Peugeot 206, Honda Jazz…) et la plus premium d’entre toutes, la Mini.
Un choix délibéré de l’importateur marocain de Nissan, qui entend faire de sa nouvelle citadine, une ambassadrice de charme à clientèle ciblée (et assez huppée) plutôt qu’un modèle à grands volumes. Il a raison!

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