Mitsubishi ASX : une future référence

Mitsubishi ASX : une future référence

Lorsqu’on s’appelle Mitsubishi et que l’on s’est bâti toute une réputation autour des 4×4, il est alors très aisé de s’attaquer aux meilleurs modèles du genre. Fussent-ils des crossovers compacts, véhicules très en vogue ces temps-ci. La preuve s’appelle ASX : une nouveauté commercialisée depuis plusieurs mois au Japon sous le nom de RVR, mais qui vient d’être lancée sur les principaux marchés européens. Et si l’ASX a tardé à débarquer sur le Vieux Continent, c’est parce que la marque aux trois diamants (des rubis en fait) a pris le temps de l’adapter aux goûts et aux attentes de la demande locale. Objectif : reconquérir des parts de marché dans ce qui est désormais à considérer comme un «nouveau» segment, celui des crossovers. C’est donc dans cette catégorie qu’il faut ranger l’ASX dont les dimensions et l’encombrement le rapprochent de ses principaux concurrents. Mesurant 4,30 mètres de long, pour 1,62 m de hauteur, l’ASX s’inscrit dans le sillage des Nissan Qashqai, Ford Kuga et autre Hyundai iX35. Esthétiquement, l’ASX arbore un profil dynamique, marqué par quelques figures de style, à l’image des nervures qui courent le long des portes ou encore le vitrage latéral qui s’affine vers la poupe. Cette dernière reçoit des blocs de feux assez originaux et qui lui sont propres. C’est tout l’inverse du traitement de la face avant qui, elle, reprend la fameuse calandre appelée en interne «Jet Fighter». Du coup, dire qu’«il arbore le même faciès que celui de l’Outlander» est assurément la première remarque que beaucoup de gens font et feront à la découverte de l’ASX. Mais la parenté esthétique avec l’Outlander s’arrête là. En revanche, les deux modèles partagent la même plate-forme et plusieurs éléments de l’habitacle, tels que le volant, le combiné d’instrumentation et la console centrale. Taillé pour cinq personnes et doté d’un coffre de 442 litres, ce Mitsu s’annonce suffisamment «logeable» et donc polyvalent au quotidien comme lors des voyages. Surtout qu’en option, il peut disposer d’un toit panoramique en verre, preuve qu’il est bien dans l’air du temps. Même constat pour ce qui est de l’électronique embarquée. Dans ce registre, citons l’accès sans clé et le démarrage par bouton-poussoir, l’éclairage au xénon, les essuie-glaces automatiques, le régulateur de vitesse commandé au volant, l’autoradio CD-MP3 avec prise USB (voire avec disque dur de 40 Go) ou encore, l’installation (en option) d’un écran DVD plafonnier pour les passagers arrière. Mais c’est surtout techniquement et mécaniquement que l’ASX va beaucoup faire parler de lui. D’abord, parce qu’il fait montre d’un haut niveau de sophistication en intégrant un système de récupération de l’énergie au freinage, ainsi que le «Stop & Go», soit un dispositif de coupure automatique du moteur à l’arrêt. Ensuite et sous le capot, l’ASX inaugure son premier diesel maison : le 1.8 DI-D à injection directe et technologie MIVEC. Un moteur de pointe, puisqu’il est le premier diesel au monde à utiliser la distribution variable à pilotage électronique, ce qui lui permet d’offrir un meilleur rendement. Outre une certaine discrétion, le constructeur annonce 5,5 l/100 km en consommation moyenne et 150 chevaux, soit la puissance d’un 2.0 litres ! De quoi filer en toute légèreté, tout en ménageant son budget carburant, d’autant plus que comme la plupart des crossovers, l’ASX existe en 2 ou 4 roues motrices. Tels sont donc les arguments du dernier-né de Mitsubishi, que l’on verra bien circuler sur nos routes. Mais cela, pas avant plusieurs mois. Patience, l’horizon 2011 n’est pas si lointain.

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