Mitsubishi Lancer EX : Une nippone qui veut se faire entendre

Mitsubishi Lancer EX : Une nippone qui veut se faire entendre

Les visiteurs du dernier Salon Auto-Expo l’ont bien découverte sur le stand Mitsubishi où elle faisait office de grande nouveauté. «Elle», c’est la nouvelle génération de la Lancer qui, depuis, a démarré sa carrière commerciale dans le réseau de Diamond Motors (groupe Auto-Hall), l’importateur marocain de Mitsubishi. Et fort heureusement, pour ce modèle –comme d’ailleurs pour la Honda Civic et la Mazda 3–, les acheteurs marocains de berlines moyennes ne disent pas : «un Diesel sinon rien !». En d’autres termes, il y a bien une place et un marché pour les compactes tricorps, carburant uniquement au sans-plomb. C’est le cas du 1.5 litre essence qui anime la compacte Mitsu et qui est associé à deux niveaux de finition GLS et GLS BVA (boîte auto). Pour notre part, c’est dans sa version de base (et donc en transmission manuelle) que nous avons eu le choix d’essayer la Lancer EX. Mais finition de base est peu dire lorsqu’on voit tous les équipements de confort dont dispose cette dotation (GLS).
La richesse de cette dotation est même un atout pour la nouvelle Lancer afin de justifier son prix proche de la barre des 200.000 DH. Mais avant d’en arriver là, le design extérieur mérite amplement que l’on s’y attarde.
La nouvelle Lancer est d’abord bien plus imposante que sa devancière. Plus grande d’un peu partout, elle est aussi plus statutaire et assez cossue d’apparence. Outre ses belles jantes en aluminium de 16 pouces, ses larges projecteurs anguleux et sa calandre en deux parties lui confèrent un regard teinté d’agressivité. Les nervures latérales accompagnent la ceinture de caisse et le profil dynamique du véhicule jusqu’à sa partie arrière. Sous cet angle, la Lancer ne manque pas non plus de charme. Car, bien que la malle soit haute, son dessin reste assez réussi et peu lourd visuellement. On remarquera que cette version (GLS) se passe du spoiler qui coiffe le couvercle de la malle. Un élément qui rapproche esthétiquement ce modèle de sa variante de compétition (Lancer Evo X), mais participe aussi à l’appui aérodynamique de l’auto.  A bord de la Lancer EX, on ne peut là encore ne pas reconnaître les efforts consentis en matière de design et de présentation intérieure. La planche de bord affiche une forme presque arrondie, soulignée par un placage façon «piano black». L’instrumentation est du plus bel effet surtout lorsqu’elle est illuminée. Offrant suffisamment d’espace aux jambes, la banquette accueille aisément trois personnes et confortablement deux adultes qui peuvent déployer l’accoudoir central. A l’avant, conducteur et passager profitent d’une dotation assez complète pour une finition dite de base. Ils ont notamment : la climatisation automatique ; l’autoradio avec chargeur 6 CD (décodant le format MP3), commandes au volant et système audio Rockford à 9 HP ; le double airbag ; l’alarme périmétrique ; la boîte à gant réfrigérée…
Cependant, le manque d’espaces de rangement et la prédominance de plastiques durs ternissent un tableau jusqu’ici idyllique.
Un constat mitigé que l’on retrouve également sur la route. Car, si elle dispose de suspensions efficaces (en termes de confort et de tenue de route), ainsi que d’un bon freinage (ABS avec répartiteur EBD), la Lancer EX peut déplaire à certains une fois dès les premiers tours de roues. En cause ? Son 1.5 l essence. Un bloc, certes assez puissant avec ses 109 chevaux, mais qui n’a –malheureusement– pas la première qualité que devrait avoir un moteur essence à savoir, la discrétion. Disgracieux dès les 2.500 tours/min, il devient carrément bruyant et envahissant à haut régime (4.000 tr/min et plus). De plus, et comme nous l’a affiché l’ordinateur de bord, la consommation en milieu urbain s’est révélée assez importante (certes clim’ en marche), flirtant souvent avec le seuil des 10 l/100 km.
Pour ne pas finir sur une note négative, on remarquera parmi les qualités de cette Lancer sa direction sur-assistée et facilitant ainsi les manœuvres de stationnement en ville. A tout cela, on retiendra surtout le prix d’achat de cette voiture : 195.000 DH. Un tarif plutôt compétitif pour une berline moyenne qui reste avant toute chose une automobile japonaise.

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