Mobilité : L’ONEE se met à l’électrique

Mobilité : L’ONEE se met à l’électrique

L’Office envisage d’acquérir des véhicules électriques destinés à l’usage utilitaire

L’Office va lancer, en liaison avec les départements ministériels concernés, une étude pour l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan directeur national pour la mobilité électrique.

La réduction de l’empreinte carbone est érigée en priorité à l’ONEE (Office national de l’eau potable et de l’électricité). Les responsables ont ainsi voulu s’orienter vers l’utilisation de véhicules électrique scomme alternative aux véhicules à moteur thermique réputés plus polluants. «Le véhicule électrique constitue potentiellement une solution économiquement viable, compte tenu des nombreux bénéfices qu’elle peut procurer, essentiellement à l’usage (coûts kilométriques, maintenance, etc.) et éventuellement grâce aux subventions et exonérations fiscales telles que la vignette et la taxe de luxe», apprend-on auprès de l’Office.

La même source précise dans ce sens que «l’ONEE souhaite se projeter, en s’engageant dans une démarche de développement responsable, notamment par la réduction de ses émissions de CO2 et également par la rationalisation et la maîtrise de ses charges liées à ses activités de transport et ce, en déployant des véhicules plus respectueux de l’environnement pour ses activités quotidiennes».

L’idée est de promouvoir la mobilité électrique auprès de ses employés et de ses clients à l’échelle nationale pour développer la demande de véhicules électriques et partant, contribuer à la baisse des coûts. Laquelle initiative est en ligne avec la décision gouvernementale d’électrifier la flotte des véhicules des administrations et établissement publics en vue de favoriser l’émergence rapide d’un parc significatif de véhicules électriques répondant aux besoins des usagers, toutes catégories confondues.

«Actuellement, le parc de l’ONEE compte environ 2.700 véhicules toutes catégories confondues (4×4, utilitaires, pick-up, conduite intérieure, etc.), tous en location longue durée. Une analyse préliminaire du marché du véhicule électrique au Maroc menée auprès d’un certain nombre de concessionnaires (vs loueurs) a révélé une offre très limitée en termes de choix et relativement coûteuse. De surcroît, les gains procurés par les véhicules électriques essentiellement en termes de coûts énergétiques ne suffisent pas à compenser les surcoûts en achat ou en location par rapport aux véhicules thermiques», explique-t-on à l’ONEE. «Parallèlement, une analyse sur le terrain des usages des véhicules du parc existants a été menée, d’une part pour évaluer le potentiel objet de remplacement par des véhicules électriques et ce, en adéquation avec l’offre du marché et d’autre part, en vue d’évaluer les besoins potentiels en termes d’infrastructures de recharge», précise la même source qui annonce toutefois l’acquisition à titre d’expérience pilote et en location longue durée d’un nombre restreint de véhicules électriques destinés à usage utilitaire (fourgonnettes) et de conduite intérieure et des bornes de recharge pour le besoin du test en environnement réel d’exploitation et de l’expérimentation de la technologie 100% électrique.

Les responsables ont ainsi souhaité faire ce premier pas en attendant de bénéficier de la baisse des coûts d’acquisition des véhicules électriques qui serait induite par la concurrence et une offre plus abondante, d’une part, et par d’éventuelles subventions ou exonérations, d’autre part. Par ailleurs, l’Office va s’impliquer dans plusieurs actions à l’échelle nationale pour la promotion et l’accompagnement du développement de la mobilité électrique au Maroc. Il s’agit notamment du lancement en liaison avec les départements ministériels concernés, d’une étude pour l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan directeur national pour la mobilité électrique intégrant, notamment, le volet réglementaire (ex : tarification, commercialisation, etc.) et la cohérence des initiatives des différents acteurs en matière de développement d’infrastructure de recharge en vue d’assurer un maximum d’accessibilité, d’interopérabilité, de moyens de paiement et de services. Il est question enfin de développer les capacités de production et des réseaux de transport et de distribution à même de satisfaire la demande nationale dans les meilleures conditions de coûts et de qualité de service et ce, tenant compte notamment de la demande additionnelle induite par l’introduction des véhicules électriques sans oublier la mise en place d’un réseau d’infrastructures de recharge de véhicules électriques couvrant toute l’étendue du territoire national.

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