Mondial de l’Automobile : Une vitrine de nouveautés

Mondial de l’Automobile : Une vitrine de nouveautés

Massivement couvert par la presse (généraliste et spécialisée) internationale, le Mondial de l’Automobile 2006 semble bien parti pour tenir ses promesses en terme d’affluence. C’est ce qu’on pouvait croire au lendemain des deux journées presse (28 et 29 septembre dernier) durant lesquels un grand nombre de journalistes ont investi les 8 halls du Salon parisien. Dès que l’on dépasse l’entrée du premier hall, on se retrouve face aux deux grands stands du groupe PSA (Peugeot-Citroën).
L’occasion de redécouvrir les dernières créations de la marque aux chevrons, à savoir le nouveau C4 Picasso, ainsi que le concept-car C-Métisse, un fabuleux coupé 4 portes à moteur hybride HDi. Même son de cloche chez Peugeot qui présente la 207 «Epure» (prototype préfigurant la 207 CC, mais avec un moteur hybride), ainsi que la 908 RC, incontestablement l’un des plus beaux concept-cars de ce Mondial.
Mais c’est Renault-Nissan qui détient la palme du plus grand stand, sans compter celui de Dacia énième marque du groupe.
Renault expose quasiment toute sa gamme, ainsi que sa monoplace championne du monde en F1, la R26. Et quand vient le moment de la conférence de presse de son président, Carlos Ghosn, la bousculade est inévitable. Le désormais célèbre patron du losange déplace des foules, attise la curiosité des journaliste, surtout après la révélation des concepts Twingo et Koleos, deux show-cars de Renault (lire page suivante). Deux heures plus tard, ce sera autour de Luc Alexandre Ménard, le patron de Dacia d’orchestrer la révélation d’une autre nouveauté, mais attendue elle, dans les semaines à venir : la Logan MCV. Il s’agit de la version break de la voiture mondiale de Renault. Outre ses 7 places (deux sièges se replient dans le coffre), M. Ménard n’omet pas de souligner que ce modèle profite d’un empattement allongé de 27 cm et de freins arrière renforcés. Puis d’avancer : «Logan MCV révolutionne le marché du break comme Logan l’a fait pour les berlines familiales».
A son tour, le stand de Kia Motors (Hall 5/2) était comble lorsque les hauts responsables se sont mobilisés pour présenter la nouvelle cee’d. A commencer par son jeune président Eui-Sun Chung (il n’est âgé que de 36 ans). Et lorsqu’il prend la parole, celui-ci annonce l’inattendu : une garantie constructeur de 7 ans sur ce modèle qui viendra dès 2007 rivaliser avec les références dans le segment des compactes (lire page suivante). Outre la compacte cee’d, on découvrait également sa variante break, ainsi qu’une sulfureuse déclinaison sportive à trois portes, baptisée Pro_cee’d. Mais la grande star du stand n’avait pas de roues, mais une bonne dose de génie et de créativité. Il s’agit de Peter Schreyer, ex-designer Audi et nouveau patron du design chez Kia. Sa présence n’est pas passée inaperçue à l’image de ce que promettent les futures productions de Kia, dont il a justement la charge de crayonner.
Du côté de Hyundai (hall 3), l’avenir se dessine également à travers l’étude de style Arnejs. Un «proto» assez futuriste préfigurant une compacte qui partagera sa plate-forme avec la cee’d, sa cousine de chez Kia. Mais c’est le nouveau Coupé qui a, semble-t-il, le plus retenu toutes les attentions.
Grand salon aussi pour Opel (hall 2/1) qui, outre la nouvelle Corsa, a notamment présenté la version définitive de son nouveau 4×4, l’Antara. Celui-ci, très proche du Captiva de chez Chevrolet (marque du même groupe), signe donc le retour d’Opel sur le segment très porteur des tout-terrain de loisir, depuis l’arrêt de la production du Frontera en 2004.
Autre constructeur généraliste allemand, Volkswagen n’avait presque pas de nouveauté, si ce n’est la version 2007 de son Touareg. Le fameux 4×4 du constructeur de Wolfsburg a en effet subi un timide restylage de milieu de vie. «Timide», car outre un nouveau regard du fait de projecteurs redessinés, sa carrosserie n’a eu droit qu’à quelques petites retouches. Ceci étant et sur le même stand, on pouvait découvrir le beau concept Iroc, avec lequel VW prépare son retour sur le segment des coupés compacts.
Sur le stand Audi, le sport est plus que jamais à l’honneur. D’abord parce que la marque aux anneaux expose fièrement sa R10 TDI, première monoplace Diesel victorieuse aux 24 Heures du Mans. Ensuite, du fait de la présentation de l’Audi R8. Plus qu’un simple coupé, il s’agit bien d’un véritable supercar propulsé par un puissant V8 (4.2 litres de 420 chevaux) placé à l’arrière. Une version RS8 est attendue d’ici 2008, avec pour arme un V10 5.2 litres de 500 ch, histoire de pouvoir chasser sur les terres de la BMW M6.
Et justement, du côté de la marque à l’hélice, point de grande nouveauté à proprement parler, mais plutôt des modèles rafraîchis et de nouvelles motorisations. C’est le cas du X3, fraîchement restylé, mais lui aussi de façon assez timide. Du coup, c’est le Coupé Série 3 qui a ravi la vedette sur ce stand (hall 1), d’autant plus qu’il ramène sous son capot trois moteurs inédits qui profiteront également au reste de la gamme. En fait, la vraie nouveauté du BMW Group est à découvrir sur le stand Mini (hall 1 aussi). La seconde génération de la célèbre citadine anglaise ne pouvait rêver d’une meilleure occasion que le Mondial de Paris pour faire sa première apparition officielle en Europe. Si sa carrosserie n’évolue pas en profondeur, elle s’allonge cependant de 6 cm et abrite un intérieur totalement revisité. Pour le reste, la nouvelle Mini pourra aussi compter sur de nouveaux blocs motopropulseurs pour séduire.
Chez Mercedes, la star s’appelle «CL» et n’a pas manqué d’entraîner une cohue de journalistes. Les plus passionnés d’entre eux se sont rués sur le coupé SLR-McLaren, le modèle de tous les superlatifs au sein de la marque à l’étoile. Encore plus élitiste, la limousine de Maybach (label de l’hyper-luxe de Mercedes) s’est isolée dans un kiosque en verre, histoire de mieux mettre en relief son caractère exclusif et sa magnifique teinte blanche. Le blanc était aussi de mise pour la Rolls Royce Phantom, comme pour la Lexus LS600h, au demeurant deux prestigieuses limousines. A côté du stand Lexus, celui de la maison-mère, Toyota, a sobrement présenté l’Auris, dont le nom découle du mot latin «aurum», qui signifie or. Là encore, il s’agit d’un show-car du modèle appelé à remplacer la Corolla. Cependant, la version 4 portes continuera sa carrière en conservant le même patronyme.
Pour le reste des constructeurs, Nissan a présenté un nouveau 4×4 urbain destiné à sa clientèle européenne, tandis que Honda en a fait autant avec le remplaçant de son CR-V. Bref, le Mondial parisien reste plus que jamais une place forte où l’automobile s’exprime sous toutes ses formes.

• De notre envoyé spécial à Paris, Jalil Bennani

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