Multi-sports, pas monospace !

Multi-sports, pas monospace !

«Une nouvelle race automobile est née…» C’est ce qu’on pouvait lire sur le carton d’invitation à la soirée de lancement, au Maroc, du Seat Altea. Cette race, est, selon la marque espagnole (affiliée au groupe Volkswagen et plus précisément rattachée à Audi), celle des MSV, traduisez Multi Sports Vehicles. Sauf que l’Altea en étant, soit disant, le tout premier et l’unique représentant, il serait donc plus approprié de parler de niche automobile. En fait, à mi-chemin entre berline familiale et monospace compact, l’Altea entend faire le trublion de part et d’autre, jouant avant tout la carte de la séduction. Normal, pour un véhicule qui a vu ses traits naître à partir du concept-car «Salsa Emocion», une longue réflexion stylistique formulée sur les planches à dessin d’un certain Walter De’Silva. Qui ne connaît pas aujourd’hui ce grand designer automobile, qui l’est notamment devenu après avoir remarquablement crayonné les Alfa Romeo 147 et 156 ? Celui-ci, transfuge de la marque italienne, avait pour charge d’insuffler un coup de jeune au style des futures productions de Seat. Et c’est réussi avec l’Altea, dont le look plutôt audacieux et en tout cas assez émotionnel, incarne pleinement le slogan de la marque : «Auto Emocion».
Avec ses lignes galbées et sa face avant acérée, l’Altea allie une grâce et une sensualité latine, à une certaine agressivité féline apportée par les projecteurs aiguisés. Ces derniers entourent une calandre entourée de chrome et mettant fièrement en valeur le logo de la marque. En prolongement du capot plongeant, le pare-brise reçoit une originalité : des essuie-glaces (à cinématique antagoniste) nichés verticalement sur les montants de pare-brise. Autre précision : les surfaces vitrées latérales ont volontairement été réduites surtout à l’arrière, afin d’accentuer le profil dynamique du véhicule. Toujours sous ce même angle et outre une ceinture de caisse haute et un pavillon arqué, on distingue surtout la beauté sculpturale que souligne cette nervure en forme de vague, qui prend naissance du coin des blocs de phares et s’étire jusqu’aux passages de roue arrière. Moins expressive, la poupe ramassée est surtout massive, d’autant plus que de petits feux entourent le hayon vertical. Celui-ci s’ouvre soit à distance par la télécommande, soit manuellement par le basculement du monogramme «S» situé au son centre du hayon.
Séduisante, voire provocante (surtout quant elle est rouge), l’Altea s’étire sur une longueur de 4,28 m, dont 2,57 m vont à l’empattement (distance entre les deux roues). Du coup, l’Altea peut accueillir cinq adultes en toute aisance, et ceux de la banquette disposent même d’un espace aux jambes généreux. Les rangements ne manquent pas à l’appel, tandis que le coffre autorise un volume de chargement de 409 litres, extensible à plus de 1300 litres, une fois la banquette rabattue. S’il n’a rien d’exceptionnel, en terme de volume, ce coffre a au moins l’originalité d’une structure à double fond (c’est-à-dire à deux niveaux), disposant aussi d’un filet à bagages, ainsi qu’un rangement dans l’épaisseur de la tablette.
Assez stylée, la planche de bord met en avant son dessin tout en courbes et l’ergonomie de sa console centrale fonctionnelle qui se présentant en pente douce. L’importateur marocain n’a pas lésiné côté équipement, puisque l’Altea reçoit, entre autres, et dès sa livrée de base : l’ABS, le TCS (antipatinage), 8 airbags (frontaux, latéraux et rideaux), la climatisation, l’autoradio CD (à 6 H-P) et la banquette rabattable (1/3-2/3). L’assise de celle-ci s’abaisse simultanément lorsqu’on rabat les dossiers, afin d’obtenir un plancher quasiment plat. Mais il faut préciser que le choix d’une telle solution (banquette classique fractionnable) est volontaire. D’ailleurs, sans des sièges arrière coulissants et amovibles, l’Altea n’entend pas rivaliser avec les vrais monospaces compacts, puisqu’il n’en revendique pas l’appartenance. Non, le monosport de Seat entend faire primer sportivité et plaisir de conduire sur l’autel de la modularité et de la fonctionnalité. Et il en a quasiment tous les moyens!
D’abord grâce à son sous soubassement, constitué notamment d’un châssis inédit et réalisé en aluminium, ainsi que de nouvelles suspensions avant et d’un train arrière multi-bras, gage d’un bon comportement routier. Toujours sur le plan dynamique, le constructeur annonce aussi une certaine maîtrise du roulis, malgré l’importante hauteur du véhicule (1,57 m). L’Altea peut ensuite compter sur sa large palette de motorisations toutes aussi suffisantes les unes que les autres. La gamme débute avec le 1.6 l essence (75 ch) et le 1.9 TDI à injecteurs-pompes (105 ch), puis se coiffe des puissants 2.0 l FSI (injection directe d’essence) de 150 ch et 2.0 l TDI de 140 ch. Pouvant s’associer à une boîte auto séquentielle à six rapports (Tiptronic), ces deux motorisations ont aussi la particularité d’être les seuls à recevoir la finition Sport-UP, qui, outre son châssis typé sport, se caractérise par ses jantes alu spécifiques de 17 pouces, ses sièges baquets en plus de quelques autres détails flatteurs (compteurs spécifiques, inserts de chrome…). On en vient enfin aux prix, qui oscillent de 226.900 DH pour la version 1.6 l Reference à 327.000 DH pour la 2.0 l TDI Stylance en boîte auto. Une palette tarifaire dans laquelle tout acheteur, hésitant entre une familiale classique et un monospace compact, devrait trouver chaussure à son pied. Pour coup sûr, le père de famille n’aura pas le dilemme de trancher entre son égoïsme et le bien-être des siens… même si, en définitive, le plaisir de conduite fera de lui le plus avantagé à bord de l’Altea !

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