Nissan Murano : big brother est de retour

Nissan Murano : big brother est de retour

Telle une fable, les débuts commerciaux du Murano au Maroc sont une histoire belle à compter. Souvenez-vous… En 2004, Nissan Maroc (ou plutôt Siab) lançait un véhicule aux atours futuristes, mais mu par un gros V6 essence de 3.5 litres. Une configuration mécanique peu adaptée à la demande du marché. Surprise ! Il s’en vendra près d’une centaine durant la première année et bien autant durant les millésimes suivants. Bref, de bons chiffres pour un modèle de niche.
Aujourd’hui, c’est sur cette carrière à succès que compte capitaliser le Murano, deuxième du nom. C’est peut-être ce qui explique que ses concepteurs ont préféré conserver le profil général de l’ancienne mouture. Mais pour tout le reste, l’évolution stylistique est patente et notamment au niveau de la face avant. Celle-ci a troqué les anciens projecteurs quasi verticaux pour des phares horizontaux (bi-xénon) qui se fondent dans la proue à travers le chrome de la calandre. À l’arrière, c’est avec le petit frère Qashqai que le nouveau Murano affiche un air de famille pour ce qui est des blocs de feux. Campé sur ses roues de 18 pouces et masqué derrière des vitres sur-teintées, l’habitacle de ce «Big brother» (le Murano a principalement été conçu pour le marché US) reçoit pourtant des changements plus marqués. À commencer par la planche de bord. Exit le poste de conduite directement emprunté au précédent coupé 350 Z, place à une présentation raffinée, plus actuelle et un tantinet embourgeoisée. L’intérieur s’habille donc de cuir à double couture et d’inserts métalliques anodisés, puis surtout, fait la part belle aux aides à la conduite et aux sophistications de conforts.
Citons, entre autres, une climatisation à ventilation volumétrique, un système d’accès et de démarrage sans clé (Intelligent Key), une installation audio (à 11 HP et caisson de basse) signée Bose, le régulateur de vitesse, l’ouverture et la fermeture électriques (à distance) du hayon et même un GPS intégré ! En fait, la liste des équipements est encore longue et pléthorique… Si bien que les responsables de la marque parlent d’un crossover «classe affaires». Pourtant, c’est techniquement que le nouveau Murano a le plus évolué. Logique, puisqu’il ne s’agit pas d’un lifting profond, mais bien d’un «full model change». Ainsi, l’auto repose sur une plate-forme inédite, celle inaugurée par la toute dernière Nissan Altima. Le Murano en ressort avec un meilleur compromis «suspension/rigidité/tenue de route», ainsi qu’une motricité améliorée. Merci aux nouveaux trains roulants qui, reliés à l’ultime version de la fameuse transmission intégrale «All Mode 4×4-i», répartissent le couple moteur entre les quatre roues en fonction de l’adhérence de chacune d’elles. Plutôt routier et pas vraiment baroudeur, le Murano n’est toujours pas disponible en diesel et strictement mu par un V6 essence de 3,5 litres de cylindrée. Un bloc qui a gagné en puissance, atteignant 256 chevaux (+26 ch) et profitant désormais d’une nouvelle boîte de vitesse (automatique) à variation continue (CVT) dont on annonce qu’elle autorise une réduction de la consommation de l’ordre de 20%. Enfin, le Murano nouvelle génération, tel qu’il est importé dans une seule et chic finition (version Luxe), est accessible au Maroc à 595.000 DH. Un tarif supérieur à celui de ses deux principaux rivaux (Mazda CX-9 et Subaru Tribeca), qui n’empêchera en rien de réitérer ses performances commerciales d’il y a quelques années.

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