Nissan Tiida : L’atout qualité

Nissan Tiida : L’atout qualité

En présence de la presse marocaine et de quelques professionnels du secteur de l’automobile, de la location et du financement, Mohamed El Iraki, le directeur commercial de Siab (l’importateur de Nissan au Maroc), a procédé au lancement de la Tiida. Il s’agit d’une berline nouvellement produite par Nissan et fraîchement commercialisée sur plusieurs marchés dans le monde, parfois sous le nom -peu renversant- de «Versa».
Disponible en carrosserie cinq portes (bicorps) et en version Classic à quatre portes (tricorps), cette berline vient combler un vide dans la gamme marocaine de Nissan et plus précisément dans le segment des compactes. Extérieurement, la Tiida ne renie pas sa parenté avec les autres modèles de la gamme. Sa face avant reçoit des blocs optiques à forme anguleuse qui ne sont pas sans évoquer (ne serait-ce que vaguement) le Murano.
En revanche, le traitement de la partie arrière de la cinq-portes dénote une claire inspiration de l’une des dernières nouveautés du cousin français (Renault), à savoir la Clio III. Le profil, lui, se veut dynamique et bien dans l’air du temps avec un pavillon chutant subtilement vers l’arrière. Quant à la version longue, elle se différentie principalement par la présence d’une malle dont le style se veut certes moins original, mais qui n’a pas pour défaut d’alourdir (visuellement) la ligne du véhicule. Dans un communiqué, Siab met l’accent sur la qualité supérieure de la peinture extérieure.
Celle-ci, constituée de quatre couches différentes est le fruit d’une technique très aboutie et jusqu’ici employée juste pour les véhicules haut de gamme de la marque. Résultat : la Tiida paraît presque aussi lustrée qu’un miroir et devrait le rester pour longtemps. Mais c’est plutôt à son bord que la perception de qualité sera la plus perçue. Là encore, la Tiida apparaît comme une authentique Nissan. Comprenez par là que sa présentation intérieure et particulièrement le dessin réussi de la planche de bord rappellent les dernières productions de la marque. On y retrouve notamment un volant à trois branches épaisses, assez évocateur des derniers 4×4 de Nissan (Murano, Pathfinder).
Mais surtout, l’habitacle de la Tiida profite d’un niveau de qualité supérieur et même rare dans ce segment de véhicule. Outre une sellerie particulièrement confortable et du plus bel effet avec son garnissage soigneusement cousu, l’intérieur a droit à des matériaux de qualité à l’image du plastique soft qui recouvre la planche de bord. Autre aspect qualitatif, l’assemblage très précis des différents éléments intérieurs traduit tous les efforts accomplis par les concepteurs de ce véhicule. Ceci étant, leur vraie prouesse, c’est d’avoir offert à cette compacte l’habitacle le plus spacieux de la catégorie.
L’espace alloué aux jambes est, en toute honnêteté, généreux. Sur la version cinq portes, l’habitabilité arrière profite même du coulissage de la banquette sur 24 cm, ce qui a aussi pour conséquence de moduler le volume du coffre. Celui-ci peut ainsi voir sa capacité de chargement passer de 289 à 463 litres (sans rabattre la banquette). Côté équipement, l’importateur marocain a opté pour deux configurations : «Confort» et «Elegance». La première se veut assez complète (airbag conducteur, climatisation, lecteur CD MP3, vitres et rétros électriques, antibrouillards, verrouillage centralisé à distance…), tandis que la seconde met plus l’accent sur la sécurité ajoutant un freinage ABS avec répartiteur (EBD), ainsi que l’airbag passager. La Tiida Classic, elle, reçoit même des jantes en aluminium dans sa dotation la plus chic.
L’offre mécanique se limite actuellement à un moteur essence. Il s’agit du 1.6 litre de 109 chevaux qui «brille» surtout par sa sobriété, avec une consommation moyenne oscillant entre 5.5 et 6 l/100 km. Dommage qu’elle n’ait pas de moteur Diesel, arme indispensable pour batailler dans un segment aussi disputé que celui des berlines compactes. Mais à l’heure où l’écart se réduit entre les prix du litre des deux carburants, c’est à se demander si, finalement, il n’est pas plus intéressant de rouler en essence.

Nissan : objectif «qualité»
Avec près de 3,7 millions de véhicules produits en 2005, Nissan a plus que jamais reconquit sa clientèle et retrouvé des couleurs sur le plan financier. Une renaissance que le constructeur japonais doit incontestablement à son président Carlos Ghosn et à ses différentes stratégies de redressement et de croissance (Nissan Revival Plan et Nissan Plan 180). Un président qui, lors de sa visite au Maroc l’an dernier, a rappelé les trois objectifs fondamentaux que toute représentation de Nissan dans le monde devrait poursuivre. Il s’agit de la poursuite du processus de renaissance de Nissan, la croissance et la profitabilité de l’entreprise (c’est le «Nissan Plan 180») ainsi que l’action de soutenir la performance de la marque en la distinguant de la concurrence (c’est le «Nissan Value-up»). Et parmi les points forts qui devraient différentier Nissan du reste, le critère «qualité» s’inscrit en haut du tableau. C’est «LE» point fort de la nouvelle Tiida, et l’un des points d’orgue que M. Ghosn a fixé dans le cahier des charges des futures productions de Renault, l’allié de Nissan.

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