Nous avons essayé le GPS à Casablanca

Nous avons essayé le GPS à Casablanca

Vendredi 26 décembre 2008. Il est 10h25, quand  l’équipe de Global Satellite Morocco arrive au siège d’ALM. Or, ces gens-là qui ne nous avaient jamais rendu visite, n’étaient pas attendus avant 10h30, si ce n’est plus, puisqu’ils étaient censés «chercher» notre adresse.
On ne s’intrigue pas plus longtemps que les quelques secondes nécessaires pour se rendre à l’évidence et comprendre que ces individus ont, tout simplement, utilisé un GPS pour être guidé vers nos locaux.
Objet de leur visite : nous faire essayer leur système GPS, opérationnel depuis quelques jours, grâce aux milliers de données recueillies par le partenaire, GéoConseil. Cette dernière n’est autre que la société marocaine ayant travaillé (et elle le fait toujours) à cartographier tout le Maroc et ce, voilà bientôt 15 ans. Aujourd’hui, plus de 3.000 adresses ou «points d’intérêts» comme on dit dans le jargon de la navigation, ont été intégrés au module GPS commercialisé par Global Satellite Morocco (www.garmin.ma) et qui couvre pour le moment trois villes : Casablanca, Rabat et Marrakech. Par «points d’intérêts», il faut comprendre non seulement les quartiers et rues, les avenues et boulevards, les places et ronds-points…, mais aussi tous les lieux prestataires de services publics ou privés. «Notre solution GPS, qui comptera à fin 2009 près de 250.000 points d’intérêts fournis par GéoConseil, peut vous guider vers plus de 500 restaurants, près de 500 agences bancaires, quelque 200 stations-service, une cinquantaine d’hôpitaux et de cliniques et j’en passe», nous affirme Martin Fierstone, patron de Global Satellite Morocco, la société qui commercialise ce système GPS et les terminaux de la marque Garmin (lire encadré).
Ces explications données, on s’empresse d’aller voir ce qu’il en est vraiment sur le terrain, c’est-à-dire au volant et dans le trafic. L’un des deux terminaux, ou comme dit M. Martin «PND» (pour Personnal navigation device), disponibles dans la gamme de Garmin est le «Nüvi 205». Un petit appareil léger (moins de 200 gr), à écran tactile de 3,5 pouces et livré avec son kit automobile (ventouse à support orientable et câble adaptateur de 12 volts pour la recharge via allume cigare). C’est donc cet appareil qui va nous guider vers notre future destination. Direction : la grande Mosquée. Il faut donc chercher dans le répertoire de l’appareil les mots «Grande Mosquée Casablanca» ou alors saisir lettre par lettre cette destination. Une fois trouvée, celle-ci doit être sélectionnée par une simple pulsion digitale. C’est parti ! L’appareil, dont les réglages d’installation (langue, affichage en 2D ou 3D, zoom…) avaient déjà été faits au préalable, commence par dire : «calcul en cours». Viennent ensuite les différentes indications de guidage : «sur 40 mètres, prenez à droite», «roulez tout droit» ou encore «au prochain feu rouge, tournez à gauche». Malgré le trafic urbain et la complexité du calcul à faire pour définir la position du véhicule, le système GPS parvient à le faire très rapidement, soit à chaque seconde.
Outre la voix, l’écran du terminal affiche, quasiment en tant réel, l’évolution de l’auto sur la carte et la flèche indiquant la direction à prendre. Nous avons intentionnellement commis une erreur de suivi du trajet pour voir ce qui se passerait : «faites demi-tour, si possible» a-t-on alors entendu. Nous avons fait la sourde oreille pour essayer de faire boguer ce bidule, rien à faire : «calcul en cours», puis reprise du guidage «au prochain rond-point, prenez la première sortie à droite». Et au fur et à mesure que la Grande Mosquée apparaissait, nous entendions «votre destination est à votre gauche», puis «vous êtes arrivés à destination».
Moteur éteint, nous retirons et rangeons cet appareil compact dans la poche, sans avoir à le laisser se recharger à outrance, puisque l’autonomie de sa batterie avoisine les 8 heures. Il dispose aussi d’un lecteur de carte SD et d’une connexion pour USB afin de recevoir régulièrement les mises à jour relatives à l’évolution de la cartographie. La clientèle féminine sera ravie d’apprendre qu’il existe dans un boîtier rose et que son utilisation est bel et bien simple et intuitive. Autre atout du Nüvi 205, il parle une vingtaine de langues dont l’arabe (dialectal et classique) et bientôt le berbère. Bref, cet appareil vendu à environ 3.200 DH (TTC) et sans aucun abonnement à payer est tout simplement fantastique ! Mais si, des fois, vous en faites l’acquisition et que vous n’arrivez pas à trouver votre destination, faites comme a dit Gad dans son sketch du «GPS marocain» : baissez la vitre et demandez à un autochtone !


A propos de Garmin et de Global Satellite


Au début des années 80, les premiers GPS destinés au grand public font leur apparition. Ils font du guidage routier comme maritime, ne fonctionnent que 3 heures par jour et puisent leurs données en provenance d’un ensemble constitué de 6 satellites. En 1985, Global Satellite vend son premier terminal en Europe à un richissime banquier suisse, qui l’installe sur son yacht de plaisance après avoir déboursé la maudite (et non modique) somme de 25.000 dollars ! Aujourd’hui, révolution. Ou plutôt démocratisation. Les systèmes GPS (pour Global Positioning System) recourent à 25 satellites qui gravitent autour de la Terre. Devenus bien plus accessibles, ils équipent massivement les automobilistes en Europe, en Amérique du Nord et au Japon. Un marché juteux pour les équipementiers de ce secteur et parmi lesquels la marque Garmin est leader, avec plus de 1,85 million de terminaux vendus en 2007. De ce fait, Garmin détient près de 25% de part à l’échelon mondial, face à des rivaux comme TomTom, Magellan, Naveman ou encore, Trimble Navigation.

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