Nouvelles spéculations sur une fusion de Fiat et PSA

Nouvelles spéculations sur une fusion de Fiat et PSA

Le constructeur automobile italien Fiat a démenti vendredi dernier toute intention de fusionner avec son concurrent français PSA Peugeot Citroën. Le quotidien «Il Sole 24 Ore», citant des sources financières, a rapporté qu’un projet de fusion entre le français et l’italien avait été élaboré par la banque d’investissement italienne Mediobanca et par un conseiller en stratégie. Selon le journal italien, l’administrateur délégué de Fiat, Sergio Marchionne, réfléchit à l’opportunité de soumettre un projet de fusion avec PSA au conseil d’administration de son groupe. «Aucun projet de fusion avec un autre groupe automobile n’est actuellement à l’étude», a fait savoir Fiat dans un communiqué.  «Il est de notoriété publique que Fiat examine fréquemment les possibilités de divers accords qui permettraient des synergies ou l’accès à de nouveaux marchés».
A Paris, un porte-parole de PSA a déclaré à Reuters que son groupe avait «pris le parti de ne pas commenter les rumeurs de fusion entre constructeurs». «Notre président a dit récemment que même si on n’a pas de tabous en interne (sur des fusions), ce n’est pas le bon moment, le management est concentré sur la gestion de la crise», a-t-il ajouté.
La seule justification d’une fusion des deux constructeurs, a estimé Adam Jonas, analyste chez Morgan Stanley, serait la réduction drastique des coûts, de la capacité de production et des effectifs. «Ce serait la logique et elle est diamétralement opposée à celle qui prévaut actuellement en Europe. Donc, nous considérons cette option comme peu probable». Selon l’article d’Il Sole 24 Ore, les licenciements affecteraient PSA et non Fiat, en échange de l’installation à Paris du siège de la nouvelle entreprise, avec Marchionne au poste de directeur général. Le mois dernier, PSA avait indiqué qu’il discutait avec tous ses partenaires, sans en dire davantage.
Outre Fiat, des analystes ont évoqué un rapprochement avec BMW ou Mitsubishi. Les perspectives de consolidation du secteur automobile alimentent rumeurs et spéculations depuis plusieurs semaines sur Fiat et PSA Peugeot Citroën. Les perspectives de PSA se sont fortement dégradées ces derniers mois, tandis que Fiat a entrepris ces dernières années de reprendre des parts de marché, ce qui l’a amené notamment à conclure en janvier une alliance stratégique avec l’américain Chrysler.
Sergio Marchionne a estimé en début d’année que seuls six grands groupes automobiles mondiaux devraient survivre d’ici à 2011, dont seulement deux en Europe. PSA et Fiat collaborent depuis 1978 et produisent des véhicules particuliers et utilitaires sur des plates-formes communes en Italie et en France. Les analystes de J.P. Morgan Securities ont recommandé en février à leur clientèle d’éviter les actions Fiat, PSA et Renault, en s’interrogeant sur les capacités de résistance de ces trois constructeurs face à la crise.

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