Opel Insignia : l’auto intuitive

Opel Insignia : l’auto intuitive

Commercialisée au Maroc depuis mai 2009, l’Insignia a littéralement reconquis la clientèle d’Opel dans le giron des familiales. Un segment à la fois très disputé et foisonnant d’une concurrence de tout bord. Cela ne l’a pas empêché de totaliser 329 ventes en un semestre et devenir deuxième de son segment sur les cinq derniers mois de l’année écoulée. Mais au-delà de s’imposer face aux autres berlines moyennes, la familiale d’Opel a non seulement fait oublier la carrière en demi-teinte de sa devancière (la Vectra), mais elle a aussi permis à de nouveaux clients de «découvrir Opel». Selon CFAO Motors Maroc (l’importateur de la marque au Blitz), près de 10% des ventes de l’Insignia se font en version 2.0 CDTI Cosmo Pack, soit la plus chic du catalogue. Et c’est justement cette Insignia que l’on a essayée. Nos premières appréciations vont logiquement au design de l’auto. Une ligne savamment sculptée, suffisamment musclée et remarquablement profilée. «L’ère de la berline à papa est révolue» avait dit l’un des responsables de CFAO lors du lancement du véhicule. On ne saurait le contredire. Cela d’autant plus que dans sa finition Cosmo Pack, l’Insignia en jette un max avec ses jantes alu de 20 pouces(!), son pot d’échappement sport et son vitrage latéral encadré de chrome. Ceux –et il n’y en n’a pas beaucoup– qui trouvent son regard trop sage, changent systématiquement d’avis. Car, équipée de l’allumage automatique des phares, notre Insignia affiche dès les premières heures de la soirée un nouveau visage marqué par des diodes en forme de boomerang sur les côtés. Cette allemande a incontestablement les plus belles paupières du moment ! À bord, l’originalité extérieure se prolonge comme en attestent quelques éléments dont la forme s’inspire de certaines facettes de la carrosserie. Un exemple ? Les anses chromées des contre-portes, elles aussi ondulées comme un boomerang. Présentation toujours, la planche de bord conjugue raffinement, noblesse des matériaux (cuir, bois, aluminium anodisé…) et grande qualité d’assemblage. Un bon point va à l’ergonomie : position de conduite, agencement des commandes, lisibilité de l’instrumentation… tout à été bien pensé. C’est à croire que chez Opel, les ingénieurs ont pensé à tout, y compris au niveau des places arrière : la banquette ne reçoit pas que trois appuis-tête, elle est également équipée de trois crochets supérieurs pour la fixation Isofix d’un siège bébé. On n’est jamais à l’abri d’une (bonne) surprise comme celle d’apprendre que Madame est enceinte de triplés… Qui sait ? En attendant, tous ceux qui occuperont cette même banquette profiteront d’un espace aux jambes suffisant et d’un confort thermique optimal puisque l’Insignia dispose d’aérateurs pour les places arrière. Mais question équipements et friandises high-tech, c’est plutôt le conducteur qui est gâté. On ne vous parlera pas de gadgets traditionnels (et disponibles chez les rivales de même trempe) comme l’ordinateur de bord, le régulateur de vitesse, le radar de stationnement (avant/arrière), le chargeur frontal 6 CD ou encore, le capteur de pluie… L’Insignia place la barre encore plus haut en se dotant de quelques sophistications encore réservées aux berlines haut de gamme. Elle dispose d’une alerte de franchissement de ligne involontaire et grâce au système «Opel Eye», elle lit les panneaux de signalisations routières y compris en conduite nocturne. Là encore, elle se distingue par ses phares au xénon avec éclairage directionnel à 9 modes (AFL). Puis surtout, cette Insignia dispose du châssis actif Flex-Ride, soit des suspensions électroniquement pilotées. En clair, le conducteur peut choisir entre trois modes : Normal, Confort ou Sport. Dans cette dernière configuration, plusieurs réglages sont ajustés (amortissement, direction, accélérateur) pour mieux s’adapter aux conditions de roulage. Même le rétroéclairage des compteurs change en passant au rouge, histoire d’accentuer l’ambiance sportive. Ajoutez à cela, ce magnifique volant à moyeu dit «en tête de taureau» et voilà que cette Opel réveille l’âme sauvage qui sommeille en nous. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle «a du coffre» y compris sous le pied droit. Fort de ses 160 chevaux et du système Overboost faisant passer (temporairement) le couple de 350 à 380 Nm, le 2.0 litres CDTI ne manque clairement pas d’allant.
Sur l’autoroute, les accélérations sont un régal et les dépassements un jeu d’enfant. En ville, la boîte automatique à 6 rapports est un «plus» salvateur contre la lourdeur du trafic et le rythme d’escargot avec lequel évoluent la plupart des automobilistes. Les manœuvres de stationnement sont aidées par un radar, mais aussi par les rétros extérieurs qui s’abaissent automatiquement lorsqu’on passe en marche arrière. Cette Opel est intuitive… Peu gourmande en carburant, bien suspendue sur toutes les surfaces et dotée d’une tenue de cap plutôt précise, l’Insignia parachève un bilan routier dur à critiquer. Reste à pouvoir s’offrir cette version bourrée d’équipements et de qualités et donc débourser pratiquement 400.000 DH. Mais à coup sûr, le client en aura pour son argent.

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