Peugeot 308 CC : Le cabriolet sèche-cheveux

Peugeot 308 CC : Le cabriolet sèche-cheveux

Moins d’une décennie. Tel a été le temps –suffisant– à Peugeot pour réinvestir de façon très profitable le segment des coupés-cabriolets. Car, en cumulant tous ses modèles arborant les lettres CC depuis leur lancement, soit la 206 CC (de 2000 à 2007), la 307 CC (de 2003 à 2008) puis la 207 CC (depuis 2007), la marque au lion a atteint et dépassé la production cumulée de 650.000 exemplaires. Peugeot se permet même le luxe de dominer le marché européen et mondial du coupé-cabriolet. Un leadership qui devrait être consolidé grâce notamment à la 308 CC. Un modèle que Peugeot nous a convié à découvrir et conduire en côte d’Azur. Un décor qui sied parfaitement à l’esprit épicurien et l’image embourgeoisée de ce cabriolet.
Comme celle qu’elle remplace, soit la 307 CC, la 308 CC reprend le même principe du toit rigide rétractable dans le coffre. Mais la similitude s’arrête là !
D’abord et esthétiquement, la 308 CC adopte un faciès encore plus racé que celui de la 308 berline. Des projecteurs toujours aussi étirés à l’image du capot sculpté en V, mais un bouclier redessiné (prise d’air élargie, contours des phares anti-brouillard) et un pare-brise plus incliné, au profit d’une ligne de toit rabaissée. Et si la partie arrière est généralement la plus difficile à dessiner sur un cabriolet, elle est, justement, très réussie dans le cas présent. En témoignent le dessin des blocs de feux intégrant deux rubans de diodes électroluminescentes et celui du bouclier pourvu d’un diffuseur d’air en plastique sombre. Mais surtout, on apprécie le traitement de la malle : outre son becquet intégré, elle n’est ni trop haute ni trop inclinée et assez affinée, mais sans sacrifier sur la capacité du coffre. Celui-ci affiche un volume de 465 dm3 en configuration coupé et 266 dm3 lorsque le toit est replié (mode cabriolet). Des proportions suffisantes pour faire voyager un couple et ses bagages, mais toujours pas d’adultes aux places arrière. En effet, la banquette de ce cabriolet n’offre toujours pas l’espace aux jambes adéquat pour deux grands gabarits.
Mais telle sera l’unique reproche que l’on pourra faire à la plus sexy des 308. Une lionne qui enlève le haut en tout juste 20 secondes et dont on peut manœuvrer le couvre-chef tout en roulant (à moins de 12 km/h).
A son bord, la 308 CC reçoit certains aspects dignes d’une découvrable haut de gamme. C’est le cas du cuir intégral qui recouvre la planche de bord, du placage laqué façon «piano black» sur la console centrale ou encore, du volant à base plate (comme sur l’Audi TT). Mais surtout, ce cabriolet est l’un des rares à disposer d’un chauffage de nuque intégré aux sièges avant. Baptisé «Airwave», ce système développé par l’équipementier Faurecia diffuse de l’air chaud sur le cou des passagers avant. Un véritable plus en terme de confort lors d’une conduite à ciel ouvert. Ajoutez à cela, le filet anti-remous ou encore, la possibilité de remonter toutes les vitres via un seul bouton… et vous avez tous les ingrédients du parfait cabriolet qui reste infaillible à l’air extérieur.
Autres détails à saluer, la possibilité de verrouiller les espaces de rangements (boîte à gant, accoudoir,…), même lorsque le véhicule est stationné en mode cabriolet. Question sécurité, on rappellera que ce modèle a obtenu 5 étoiles aux crash-tests Euro NCAP, qu’il dispose d’airbags de tête à l’avant (une première mondiale) et que ses places arrière sont protégées par des arceaux de sécurité qui se déploient en cas de retournement. Encore faut-il pouvoir renverser cette Peugeot. Car, quand vient le moment de la conduire, c’est une tout autre surprise. Et, bonne bien sûr. Emmené sur les hauteurs sinueuses de l’arrière-pays niçois, ce cabriolet s’est révélé sain, stable et scotché à la route tel un train sur ses rails.
Mécaniquement et sur l’ensemble des moteurs disponibles dans la gamme 308 CC, nous avons pu découvrir en essence le 1.6 THP de 150 chevaux et en diesel, le 2.0 HDi FAP de 140 ch. Deux moteurs ayant pour points communs d’être accouplés à une boîte manuelle à 6 rapports et surtout d’offrir suffisamment de tonus à cette Peugeot, qui dépasse une tonne et demi sur la balance. Bref, que d’arguments que la 308 CC pourra faire valoir auprès de sa large clientèle ciblée (jeunes couples, cadres dynamiques, femmes branchées…). Vendue en France à environ 30.000 euros, elle sera commercialisée en Europe entre mars et juillet de l’année en cours, la 308 CC est accessible autour des 30.000 euros.
Au Maroc, ses tarifs n’ont pas encore été fixés, mais gageons qu’ils ne dépasseront pas les 350.000 DH. Autre belle promesse, celle de voir cette Peugeot sur nos routes à l’occasion des beaux jours, voire, les plus chauds.


DNES à Nice
Jalil Bennani

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