Peugeot 400 : L’épopée fabuleuse

Peugeot 400 : L’épopée fabuleuse

7 comme septième du nom. La 407 représente, en effet, la septième génération d’une série, ayant pour beaucoup contribué à la stature actuelle de Peugeot : la série 400, dont le premier ancêtre remonte au début des années 30. Les adeptes de la marque au lion doivent, sans aucun doute, s’extasier d’avance sur l’introduction de la 407 au marché marocain. Ils n’auront pas eu tort car, en dépit de quelques déboires qui auraient accompagné certains modèles, la série 400 a, de tout temps, tenu ses promesses.
Mythique, la série 400 aura, au fil des décennies, suscité la convoitise des automobilistes en quête de sensation. L’esthétique et ses courbes, en plus des prouesses techniques affichées par les modèles afférents à la série, constituent la particularité des 400.
Cette belle épopée, à laquelle prirent part des designers de la trempe de Pininfarina, débuta en 1934, avec la mise sur le marché de la Peugeot 401, première du nom. Symbolisant la voiture-type des années 30, la 401 était dotée du long capot classique qui caractérisait les voitures de l’époque, avec un marchepied entre les ailes avant et arrière et une terminaison en queue de castor. La 401 sera, toutefois, promise à un avenir des plus succincts, prenant fin au bout d’une année seulement. La relève était prête et intervint la même année où les manufactures Peugeot interrompirent la production de la 401. Au Salon de Paris, la célebrissime Peugeot 402 inaugure, en 1935, un nouveau concept au niveau de la ligne aérodynamique, baptisé «fuseau Sochaux». Concept qui fut considéré révolutionnaire à l’époque, vu son caractère avant-gardiste. Optant pour des formes empruntées à sa devancière, mais beaucoup plus arrondies, notamment au niveau de la calandre qui effectue un agréable plongeant, en plus d’une largeur un peu plus osée, la 402 aura eu l’effet d’une bombe.
La relève était dignement assurée et de beaux jours étaient prédestinés à la belle. Sa production durera jusqu’en 1939 et la 402 fera même son entrée en compétition. Ce n’est qu’une vingtaine d’années plus tard que les deux premiers modèles de la série 400 allaient être gratifiés d’une petite soeur, la 403. 1955, le Salon de Paris allait découvrir une nouvelle Peugeot d’après-guerre. Œuvre du designer italien Pininfarina, qui venait d’entamer une ère féconde de collaboration avec la marque, la 403 arbore une allure résolument moderne, laissant de côté les ailes saillantes de ses devancières, au profit d’une ligne plutôt discrète, presque plate. L’inspecteur Colombo contribuera à son immortalisation par le biais du tube cathodique.
Pininfarina récidivera avec le dessin de la 404, lancée en 1960 et qui marqua une évolution notoire dans le style du designer. Il était temps de mettre un peu de relief dans la robe de celle qui charma des générations entières. Capot immergé entre des ailes proéminentes, terminés à l’avant par des phares circulaires et, à l’autre bout, par de feux arrière verticaux, la 404 allait faire des ravages. Ce n’est pas un hasard qu’elle détienne le record de ventes de la série 400, avec près de trois millions d’exemplaires. La 405 entrera en action en 1987, renforçant les rangs des modèles commençant par le chiffre 4. Elle finira par devenir le fer de lance de Peugeot face aux concurrentes du même gabarit. L’héritière de la 405 est, bien entendu, la 406 qui suit le même raisonnement. On lui reprochera de ressembler à sa grande soeur, mais à les avoir côtoyé toutes les deux, l’on finit par déceler de grandes différences.

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