Peugeot et Citroën loueront leurs autos électriques

Peugeot et Citroën loueront leurs autos électriques

Après Peugeot en début de semaine, l’autre marque du groupe PSA, Citroën, a dévoilé à son tour son offre de commercialisation d’une petite voiture électrique, qui met l’accent sur la formule de location longue durée plutôt sur la vente du véhicule. «Plus que mettre en avant l’achat de la voiture, on privilégie des mensualités», explique Xavier Duchemin, directeur marketing et communication de Citroën, pour qui l’utilisateur devra évaluer «combien (lui) coûte aujourd’hui une voiture classique thermique (…) et comparer avec un véhicule électrique». Les deux marques ont dévoilé cette semaine leurs offres, assez voisines. Peugeot propose une location «tout compris» de sa Ion à 499 euros par mois pour 5 ans avec un premier versement de 5.000 euros correspondant à la prime gouvernementale pour les voitures électriques. Citroën a fixé le loyer de sa C-Zéro à 459 euros pour 4 ans, sans l’entretien. Les premières livraisons aux clients sont prévues en décembre. Peugeot et Citroën ont aussi un tarif officiel de vente, respectant l’obligation légale, qui s’établit autour de 30.000 euros, prime de l’Etat déduite. Mais au sein de Peugeot comme de Citroën, on s’attend à réaliser 90% des commercialisation en location. En outre, une très large majorité seront des professionnels (entreprises, collectivités) alors que les particuliers ne représenteraient qu’un client sur dix. Fruit du partenariat entre PSA et Mitsubishi Motors, la Peugeot Ion et la Citroën C-Zéro sont dérivées de la citadine électrique i-Miev du japonais et assemblées au Japon par Mitsubishi. Propulsées par un moteur électrique de 64 ch, elle offrent une autonomie de 150 km, dans de bonnes conditions de circulation, et le coût d’un «plein» de la batterie est estimé entre 1 et 2 euros. Les prévisions de volumes sont prudentes au départ: de 3.500 à 4.000 en 2011, 9.000 en 2012 avec l’objectif de commercialiser au total 50.000 voitures électriques pour chacune d’ici 2015. «C’est de l’essai grandeur nature. Ils sont dans une approche d’y aller par phase», relève Carlos da Silva, analyste automobile de IHS Global Insight, qui juge que PSA Peugeot Citroën veut «marquer le coup et mettre le pied» dans ce secteur pour y être présent. «On va tester le marché», confirme M. Duchemin. «Nous sommes prêts, et l’offre évoluera en fonction du marché», ajoute-t-il. PSA a aussi préparé des versions électriques de ses fourgonnettes Peugeot Partner et Citroën Berlingo First. Le groupe ne manque pas de se prévaloir d’arriver dès la fin 2010 sur ce marché: Xavier Peugeot, directeur marketing de la marque au lion présente la Ion comme «la première voiture électrique de nouvelle génération disponible sur le marché européen». «On a véritablement un coup d’avance par rapport à la plupart de nos concurrents», renchérit Xavier Duchemin. L’autre groupe français, Renault, et son allié japonais Nissan ont fait de la voiture électrique un pilier de leur stratégie, avec des investissements très importants. Ils visent une diffusion de masse avec une gamme de huit modèles d’ici 2012, dont les premiers sont attendus fin 2010 au Japon et aux Etats-Unis et en 2011 en Europe. Pour PSA, «la feuille de route est une avancée progressive (…) alors que Renault est sur la rupture du cycle automobile» avec l’électrique, souligne Carlos da Silva. Aujourd’hui, Renault parie sur 10% de véhicules électriques en 2020 quand PSA ne table que sur 4 à 5%, et s’est lancé dans le développement de voitures hybrides diesel-électricité.

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