Polémique: Le «bus du futur», trop beau pour être vrai ?

Polémique: Le «bus du futur», trop beau pour être vrai ?

Sur les réseaux sociaux circule depuis quelques jours la vidéo d’un bus, le moins qu’on puisse dire est futuriste. Ce projet d’une entreprise chinoise a attiré l’attention des médias internationaux, mais pourrait bien être trop beau pour être vrai, avertit la presse chinoise, pointant une technologie irréaliste.


Il s’agit d’un bus futuriste surélevé qui évite les bouchons en circulant par-dessus les voitures. Les vidéos sont impressionnantes. On y voit un prototype de ce bus révolutionnaire s’avancer lentement sur un court tronçon à Qinhuangdao (nord de la Chine), tandis que deux voitures roulent entre ses roues, sous le corps surélevé du véhicule.

Ce moyen de locomotion électrique, dont l’idée avait été présentée dès 2010, nécessite deux voies pour pouvoir circuler, avec une voie supplémentaire pour laisser passer le trafic automobile en-dessous de lui, explique sur son site Internet son fabricant, TEB Tech. Idéale pour «enjamber» les embouteillages, la version finale pourrait, selon l’entreprise, transporter jusqu’à 1.400 passagers à une vitesse maximale de 60 km/h.
En revanche, la presse locale ne s’est pas montrée très enthousiastes vis-à-vis de ce projet. Suspicieuse, elle a publié une salve d’articles démontant le projet, et ce jusque dans la presse étatique.

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Outre les inquiétudes sur la sécurité, le Global Times, quotidien proche du Parti communiste, doute ostensiblement de sa faisabilité. La longueur du véhicule (22 mètres) transformera le moindre carrefour en défi, tandis que sa hauteur (près de cinq mètres) lui interdit de passer sous les ponts pour piétons qui parsèment les avenues chinoises, ni sous les innombrables tunnels urbains.

«L’idée d’un bus enjambant la route avait été jugée totalement impraticable il y a six ans par un panel d’experts», relève Yin Zhi, spécialiste de planification urbaine cité par le journal.  Le Groupe TEB Tech est contrôlé à 90% par Bai Danqing, le fondateur de la firme de crédit en ligne Huaying Kailai, selon des documents publics. Le fabricant est acculé aujourd’hui à défendre son projet s’il ne veut pas être taxé d’avoir été à l’origine d’une annonce mensongère.

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