Pourquoi la Skoda Octavia est la plus fiable de son segment ?

Pourquoi la Skoda Octavia est la plus fiable de son segment ?

Dans la gamme Skoda, l’Octavia nouvelle génération cohabite avec celle qu’elle devait remplacer en la chassant du catalogue. Mais voilà, l’Octavia Tour, soit la devancière, ne peut disparaître du jour au lendemain. Pourquoi ? Parce qu’elle a un large public, une belle carrière commerciale à son actif et surtout une sacrée réputation de berline fiable. Si bien qu’elle est souvent classée dans le Top 5 des différents classements de la fiabilité et autres enquêtes de satisfaction de clientèle, menées à l’échelon européen.  Pour comprendre pourquoi cette familiale est aujourd’hui l’un des modèles qui visitent le moins l’atelier, il faut d’abord s’attarder sur sa base technique, avant d’énumérer les quelques interventions qu’elle subit généralement en après-vente. Pour ceux qui ne le savaient pas encore, l’Octavia n’est –comme tout le reste de la gamme actuelle de Skoda– pas une voiture fabriquée selon les standards de l’ex-bloc de l’Est. Reprise par le groupe Volkswagen en 1991, la marque tchèque a depuis profité de tout le savoir-faire du premier constructeur automobile européen, ainsi que de sa banque d’organes. Résultat : l’Octavia Tour repose sur une base technique de Golf IV. Un châssis agile, sain et qui a déjà fait ses preuves sur différentes gammes du groupe VW, à travers la politique des plates-formes communes. En outre, l’Octavia adopte aussi des composants mécaniques fiabilisés au fil des ans. A commencer par le valeureux 1.9 TDi de 90 chevaux. Un moteur qui recourt à une suralimentation classique, c’est-à-dire un Turbo à injection directe, mais pas à géométrie variable et encore moins à rampe commune (ou common rail). Il est donc peu sensible à la qualité du gazole et partant moins fragile au taux de soufre. Du coup, il n’est pas surprenant d’apprendre que plusieurs Octavia Tour ont déjà parcouru plus de 250.000 km sans connaître aucune avarie ou défaillance mécanique. Techniquement toujours, on remarquera le très faible niveau d’électronique embarquée. Cela ne signifie pas que l’Octavia soit dépouillée de tout équipement de confort et de sécurité. Elle dispose notamment de l’airbag conducteur, de la climatisation, d’un autoradio CD, d’un freinage ABS, d’un antipatinage (ASR), des vitres avant et rétros électriques…Etc. En revanche –et c’est cela qui contribue à sa fiabilité–, elle fait l’impasse sur tous ces gadgets qui sont à la mode actuellement et parmi lesquels on pourrait citer : l’allumage automatique des phares, le capteur de pluie, le détecteur de crevaison, le régulateur de vitesse, le radar de recul… Des fonctions qui se concentrent habituellement dans ce qu’on appelle un réseau de multiplexage, lequel est souvent assujetti à des quelques dysfonctionnements. On parle d’ailleurs souvent de «pannes électroniques».
C’est deux principaux facteurs (mécanique éprouvée et faible niveau d’électronique) font que l’Octavia Tour ne tombe pratiquement jamais en panne et partant, qu’elle visite très peu les ateliers d’après-vente.  Pour en avoir le cœur net, nous avons été à la rencontre de M. Ennafai, directeur du service après-vente de la Centrale Automobile Chérifienne (l’importateur de Skoda au Maroc). Celui-ci, interrogé sur d’éventuelles pannes récurrentes rencontrées par l’Octavia, n’a pas hésité à répondre : «franchement, il n’y en a pas !». Son bras droit, Lotfi Tayaa, indique ensuite que : «l’Octavia entre principalement en atelier pour des opérations qui s’inscrivent dans le cadre de l’entretien régulier, comme la vidange, le changement de la courroie de distribution, des plaquettes de frein…». En d’autres termes, seules les pièces d’usure font l’objet d’intervention sur l’Octavia Tour en après-vente.  Au demeurant et indépendamment de son caractère fiable, l’Octavia cumule d’autres atouts d’ordre structurel : finition intérieure sérieuse, habitabilité arrière généreuse, coffre gigantesque (530 litres) et consommation modérée. A cela, il faudrait également ajouter son prix très compétitif, puisqu’il est environ de 180.000 DH. On comprend alors pourquoi ce véhicule a ses clients et pourquoi certains d’entre eux lui soient fidèles comme peut l’être un épagneul breton à son propriétaire de chasseur. Ainsi, la CAC a livré plus de 300 Octavia en 2007 et près de 250 unités à fin juillet 2008. Toujours selon l’importateur marocain de la marque tchèque, au moins deux cas de rachats qualifiés d’«intéressants» ont été recensés au Maroc. Un client d’Agadir a ainsi roulé plus de 250.000 km avec son Ocatvia Tour achetée en 2001, avant de débouler dans le showroom de Skoda et marteler : «Je veux la même, neuve !». Idem pour le propriétaire d’une station-service à Casablanca et d’une Octavia Tour dont le compteur a dépassé le cap des 280.000 km et qui n’a voulu changer sa Skoda que par une autre identique en WW.  Bref, des gros rouleurs qui tiennent à reprendre la même Octavia, ou carrément passent à sa nouvelle génération. Des gens qui sont convaincus du sérieux, de la frugalité et de la fiabilité de la plus vendue des Skoda.

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