PSA veut 14% du marché européen

PSA veut 14% du marché européen

Le président de PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, estime être «en bonne voie» pour réaliser l’objectif de porter la part du marché européen du groupe à 14% au second semestre et envisage désormais une baisse du marché automobile européen inférieure à 10% en 2009.
PSA a enregistré au premier semestre une part de marché en Europe de 13,6%. PSA est numéro deux en Europe, derrière Volkswagen.
«L’objectif du second semestre est d’atteindre 14%», a rappelé M. Varin. «On va certainement l’atteindre dans la deuxième partie du semestre, donc on est en bonne voie», a-t-il déclaré à la presse à Annecy, à l’occasion des essais internationaux du nouveau monospace compact Peugeot 5008. «Nous espérons aller au-delà, en termes de progression de part de marché, en 2010», a-t-il ajouté. Le président de PSA a redit que le retour à un résultat opérationnel courant à l’équilibre en 2010 était «un objectif interne» qui «reste d’actualité», mais pas une «guidance» (objectif officiel, ndlr).
Pour 2009, il a maintenu la prévision d’une perte opérationnelle courante comprise entre 1 et 2 milliards d’euros, «plus proche de moins un que de moins deux milliards». M. Varin a d’autre part estimé que le marché européen «se tient mieux que prévu» en 2009 : «je pense qu’on sera peut-être un peu mieux que moins 10%», a-t-il dit, rappelant qu’il envisageait auparavant moins 10%. Pour 2010, il a maintenu sa prévision d’une baisse «probablement à un chiffre» en Europe.
PSA a présenté la semaine dernière à Annecy son monospace compact 5008, pour lequel il vise des ventes annuelles de 80.000 unités. Après un lancement en Allemagne à la mi-octobre, le modèle va être commercialisé en France et en Europe de l’Ouest début novembre, puis dans une quarantaine de pays d’ici l’été 2010. Souhaitant que PSA soit «un groupe réellement global», il a insisté sur le renforcement des coopérations existantes, citant notamment BMW avec lequel PSA a convenu de développer conjointement les moteurs essence. À la question d’aller plus loin que des coopérations, M. Varin a rappelé que l’une des conditions était de «préserver l’indépendance du groupe».
Interrogé sur l’avenir de la filiale d’équipement automobile Faurecia, il a laissé à nouveau entendre que PSA pourrait réduire sa participation, actuellement de 71% : il n’y a «pas de chiffre magique» en matière d’actionnariat, mais il n’y a «pas de volonté de désinvestir», a-t-il assuré. Quant aux zones prioritaires de développement du groupe, PSA met l’accent sur la Chine où le groupe détient actuellement une part de marché de 3,2% en proposant des modèles adaptés au marché local, ainsi que sur l’Amérique latine (5,2%) et sur la Russie (3%). En revanche, le développement en Inde n’est «pas d’une actualité brûlante», a indiqué M. Varin.

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