PSA veut réduire ses coûts et lancer 41 nouveautés d’ici 2010

PSA veut réduire ses coûts et lancer 41 nouveautés d’ici 2010

Lors d’une conférence de presse organisée juste avant l’assemblée générale de PSA, il n’a pas exclu de fermeture d’usine en Europe, tout en ajoutant que son souhait était d’éviter un plan social massif. Le 26 avril dernier, PSA a présenté un plan de suppression de 4.800 emplois en France – une décision qui contribuera à la réduction des coûts de structure de 30% – sans licenciements secs. A fin 2006, le groupe employait 211.700 salariés dans le monde, dont 121.900 en France.
«Il est plus efficace de baisser les coûts fixes de chaque usine plutôt que de fermer une usine», a déclaré Christian Streiff, en soulignant qu’on ne pouvait «jamais dire jamais» s’agissant de l’éventualité d’une fermeture d’usine.
Le nouveau président du directoire de PSA, qui a succédé au début de l’année à Jean-Martin Folz, a précisé que la réduction de 30% des frais de structure viendrait se rajouter aux 600 millions d’euros d’économies par an dégagés par des mesures «d’efficacité» dans les usines.
Christian Streiff a également évoqué les possibilités en termes d’économies dans le domaine des achats, avec un objectif de faire baisser le coût de ceux-ci de 6% par an (contre 4% auparavant), grâce notamment à une accélération de la «globalisation» des procédés. M. Streiff a souligné que l’industrie automobile européenne devrait rester confrontée à la hausse du coût des matières premières et qu’elle souffrait également de la faiblesse du dollar et du yen. «L’euro fort est un handicap pour l’exportation. Mais la situation actuelle du dollar et du yen est terrible pour le marché européen car c’est la porte ouverte à toutes les importations à des prix imbattables. La politique monétaire européenne va à l’encontre du maintien d’un tissu industriel en Europe», a-t-il souligné.
Sur le marché européen, le groupe est le numéro deux derrière Volkswagen, mais PSA a vu sa part de marché baisser d’un pic de 15,5% en 2002 à 13,3% en avril 2007. «Nous voulons regagner les parts de marché perdues en Europe (…) Nous avons gelé provisoirement le rêve américain de PSA pour nous développer notamment en Allemagne, où nous tâcherons de «penser» les voitures en fonction des conditions allemandes», a poursuivi M. Streiff.
A l’instar de son concurrent français Renault, qui va lancer 26 nouveaux modèles et «silhouettes» d’ici 2009, PSA compte sur une «offensive produits» pour faire augmenter ses ventes et sa rentabilité avec désormais 41 nouveaux véhicules – soit six de plus qu’initialement prévu – d’ici 2010. Sur ce total, 21 seront lancés en Europe et les 20 autres en Chine et en Amérique du Sud, les deux régions du monde hors d’Europe où le constructeur possède des unités de production. En dehors des mesures de réductions des coûts et du «plan produits», il affirmait que PSA réfléchirait à ses différentes options dans le segment des voitures à bas coûts de type Renault Logan, et aussi à celles qu’il pourrait envisager dans le domaine du très haut de gamme.

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