Quand l’airbag fait de «l’air-bug»…

Lorsqu’il apparu sur les voitures européennes au cours des années 80, l’airbag était loin d’être parfait. Son déclenchement occasionnait en effet quelques incommodités assez graves quand même : brûlures au niveau des bras et du visage par le gaz et la poudre qui le remplissaient, pertes auditives du fait de la déflagration dan l’habitacle, voire même traumatismes crâniens pour ceux qui ne portaient pas la ceinture.
Depuis quelques années, ces lacunes ont été corrigées, même si (on ne le dira jamais assez) le port de la ceinture reste toujours obligatoire pour éviter toute fracture au visage et aux bras. Mais l’airbag n’en n’a pas fini avec ses déboires.
Aujourd’hui, ce sont plutôt ses «déploiements surprises» qui font parler de lui. Assez fréquents et occasionnant au meilleur des cas une peur bleue, et dans le plus pire un accident, ces déclenchements intempestifs sont imputables au disfonctionnement des capteurs extérieurs. Ces derniers peuvent parfois réagir à un amas de poussière électrostatique. Pourtant, pour éviter que les coussins se gonflent inopinément à cause d’un téléphone portable par exemple, leur système est protégé par un capteur électromagnétique. Qu’il s’agisse d’airbags frontaux ou latéraux, sont mis en cause les capteurs situés aux abords de la carrosserie (au niveau des boucliers avant, dans les portières…), qui pour réagir très vite à la collision, s’avèrent parfois trop sensibles aux mouvements de caisse (freinages brusques, accélérations, petits chocs lors d’un passage sur un nid de poule…), lorsque l’auto roule normalement. Ils constituent en quelques sortes des messages piégés, transmis aux calculateurs qui ordonnent la mise à feu.
Sachez dans ces cas-là, que les constructeurs, via leurs importateurs et concessionnaires ne sont responsables de ces incommodités que dans l’unique période de garantie. Ceci étant, les constructeurs automobiles travaillent sérieusement sur l’amélioration des airbags. Reste encore un autre point à ne pas négliger : l’airbag a une durée de vie. En d’autres termes, il peut être «périmé» après un certain temps. Chez certains constructeurs, on parle d’une durée de 10 ans, chez d’autres de 15 ans, tandis qu’une minorité d’entre eux estime que les airbags sont valables aussi longtemps que la voiture qu’ils équipent ! Ce qu’il faut savoir, c’est que le gonflement des coussins se fait par un système pyrotechnique recourant à une cartouche, qui lorsqu’elle reçoit une décharge électrique (en cas de choc), ordonne la mise à feu.
Cette cartouche est remplite de propergol, une substance utilisée pour la propulsion des fusées spatiales et qui, suite à une réaction chimique est génératrice d’énergie. C’est donc elle qui permet le gonflement du sac… à condition qu’elle ne soit pas périmée. Or, il semblerait qu’à partir de la dixième année, cette matière perde de l’efficacité de sa réactivité chimique. C’est pourquoi une douzaine d’années passée, il est préconisé d’effectuer un remplacement des dispositifs d’airbag. Prévoyez pour cela une facture assez salée (entre 5000 et 10.000 DH par unité) et ne faites confiance qu’aux concessionnaires agréés par les constructeurs. Mais avant, si vous comptez acheter un véhicule d’occasion ou si le vôtre commence à accuser le poids des ans, vérifiez sa validité. Jetez donc un coup d’oeil sur une étiquette souvent collée entre les portières et les montants du milieu.

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