Radars contre la surcharge des camions, tronçons et des feux rouges: La tutelle renforce le contrôle routier

Radars contre la surcharge des camions, tronçons et des feux rouges: La tutelle renforce le contrôle routier

Parmi les nouveautés, les radars au feu rouge en ville. Le ministère estime que l’installation de ces radars est primordiale dans la mesure où bon nombre d’automobilistes brûlent le feu rouge devant même l’agent de circulation.

Pour lutter contre les accidents de la route, le ministère de l’équipement, du transport et de la logistique compte renforcer davantage le contrôle routier. Au total, 500 radars fixes supplémentaires seront installés prochainement sur nos routes. Un appel d’offres pour l’acquisition de ces machines avait été lancé par le ministère de tutelle en 2016. L’ouverture des plis aura lieu le 27 avril 2017. D’ici 2018, la direction des transports et de la sécurité routière compte mettre en place 1.200 radars au niveau national. En attendant, il faut savoir qu’il existe actuellement 140 radars fixes dont 98 sont opérationnels. «Les 42 autres ont été saccagés par des actes de vandalisme dont 10 sont irrécupérables. Certains ont été réparés et d’autres sont en cours de réparation», précise-t-on à la direction des transports et de la sécurité routière. Le ministère de tutelle va ainsi se doter de radars de nouvelle génération.

Parmi ces derniers figurent les radars tronçons. Ce type de radar calcule la vitesse moyenne pratiquée par les conducteurs sur une section de plusieurs kilomètres. Il calculera ainsi la vitesse moyenne de circulation des véhicules entre deux points situés à une distance comprise entre 20 et 30 kilomètres. Si la vitesse moyenne est supérieure à la vitesse autorisée, l’automobiliste recevra un PV. Avec ce nouveau système de radar, l’automobiliste ne pourra plus donner un coup de frein avant de croiser le radar.

Le ministère va acquérir dans un premier temps 20 radars pour 10 tronçons. En fonction des résultats de ces nouveaux appareils, le ministère passera d’autres commandes. L’autre grande nouveauté, ce sont les radars au feu rouge en ville. Le ministère estime que l’installation de ces radars est primordiale dans la mesure où bon nombre d’automobilistes brûlent le feu rouge devant même l’agent de circulation, ce qui ne sera plus le cas. Les usagers de la route devront marquer l’arrêt absolu devant un feu rouge. Parmi les autres types, il y a le radar discriminant qui permet de différencier les catégories de véhicules, et notamment les poids lourds, afin de contrôler les limitations de vitesse spécifiques selon la catégorie d’usagers. Il permet aussi d’identifier avec certitude le véhicule en infraction dans le cas où plusieurs apparaissent sur un cliché.

Le chronotachygraphe numérique

Le ministère veut également améliorer le contrôle technique des camions. Un important dispositif va être mis en place. L’une des mesures phares du ministère de tutelle est l’adoption d’un système permettant de mesurer avec précision la cargaison des camions de marchandises. Ainsi, le ministère compte s’équiper de radars en mesure de détecter les camions en surcharge. Avant l’acquisition de ces appareils, une étude va être élaborée prochainement pour déterminer notamment la stratégie de contrôle et le plan d’investissement. Les premiers radars sont attendus pour 2018.

Par ailleurs, il faut relever qu’il est désormais possible de connaître exactement la vitesse à laquelle roulait le camion grâce au chronotachygraphe numérique. Il s’agit d’un appareil électronique enregistreur de vitesse, de temps de conduite installé dans un véhicule de transport routier. «On peut revenir 30 jours en arrière et vérifier les disques qui conservent la vitesse pratiquée. La loi 116-14 permet d’entreprendre des contrôles au sein de l’entreprise pour examiner les disques. Cela permet de contrôler la vitesse et le temps de conduite du chauffeur routier sachant qu’ils sont autorisés à conduire 12h par jour», indique une source à la direction des transports et de la sécurité routière.

L’arrivée du chronotachygraphe numérique permettra de mieux déjouer la fraude sur la vitesse et le temps de conduite, car il est censé être moins falsifiable que ses aînés électroniques.

Radars fixes : 1,5 million de PV approuvés en 2016

Un record ! 1.481.000 procès-verbaux (PV) ont été approuvés en 2016 par le Centre national de traitement des infractions constatées par les radars fixes contre 419.966 en 2015. Ce qui représente une hausse de 253%. La répartition mensuelle fait ressortir que le mois de juin a connu le nombre le plus élevé de PV avec 262.196, suivi de juillet (236.235), mai (164.574), décembre (163.489), août (151.619), septembre (119.486), novembre (104.107), octobre (103.917), mars (65.140), janvier (38.659), février (38.490) et avril (33.686) selon les statistiques rendues publiques par la Direction des transports routiers et de la sécurité routière.

Depuis novembre 2016 à janvier 2017, 44.000 infractions ont été enregistrées par les radars de patrouille. Ces nouveaux radars sont implantés dans des véhicules de la gendarmerie royale en circulation pour intercepter les chauffeurs de voitures qui dépassent la vitesse autorisée sur les autoroutes. Cette mesure devrait permettre de diminuer les accidents de la route de 14 %.

Des stations fixes de pesage des camions

Lutter contre la surcharge des poids lourds, c’est l’une des priorités du ministère. Pour réaliser des contrôles efficaces, il existe actuellement cinq stations fixes de pesage des camions au niveau national.

Celles-ci seront implantées sur les axes principaux de trafic entre les centres émetteurs et récepteurs de marchandises. Comment ça marche ? Il y a d’abord une présélection des camions qui sont en surcharge. Sur la chaussée, il y a des capteurs qui pèsent de manière approximative le poids du véhicule. Quand il y a dépassement d’un seuil autorisé, il est automatiquement signalé aux contrôleurs qui intercepte le camion. Ensuite, on procède à un pesage précis. L’infraction est double lorsque le poids total du véhicule dépasse le seuil fixé et lorsque la charge est mal répartie. Il existe également des stations dites «mobiles». Le ministère dispose actuellement de 50 bascules mobiles.

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