Rallye « Classic » 2005 : le fruit de la gloire

Rallye « Classic » 2005 : le fruit de la gloire

Le Rallye Classic 2005 a connu son épilogue samedi dernier à Marrakech. Et, il semblerait après une semaine de routes et de beaux paysages marocains, les participants certes fatigués par l’effort, fournit dans cette épreuve, ne pouvaient qu’être ravis de l’avoir vécue. Car, aux dires de beaucoup de fidèles du «Classic», cette douzième édition fut sans doute la meilleure. Et pour cause, Jean-François Rageys (l’organisateur de ce Rallye) et son équipe ont remarquablement ficelé les différentes facettes organisationnelles de cette édition. Il y a d’abord l’aspect sécuritaire assuré avec brio, du fait d’une implication efficace et exemplaire des pouvoirs publics. En effet, des walis et gouverneurs, jusqu’au personnel de la Gendarmerie royale, en passant par les agents de la Sûreté nationale et de la Protection civile…, tous, ont œuvré pour faire du Rallye un espace total de quiétude.
C’est là un avis unanime chez les concurrents, qui se sont montrés plus téméraires que par le passé. C’est d’ailleurs l’autre idée dominante de cette édition, qui, une fois n’est pas coutume, a eu droit à une cadence plus soutenue qu’auparavant. Sans pour autant se transformer en course de vitesse sur route, le «Classic» 2005, s’est avéré plus sportif et plus proche des «vrais» rallyes d’autrefois. Du coup, venus avant tout pour se faire plaisir au volant, les concurrents se sont retrouvés plutôt contraints à se concentrer davantage sur le pilotage pour respecter les moyennes imposées dans les secteurs de liaison. Résultat : à l’arrivée, 13 équipages seulement ont rendu un carnet vierge de toute pénalisation routière, alors qu’aucun accident sérieux n’est venu troubler le déroulement de l’épreuve. Enfin,on retiendra aussi de cette édition son tracé inédit et notamment, l’étape Ouarzazate-Marrakech, qui a contourné le Tichka et son cortège de poids lourds, au profit de cols et vallées dans des paysages grandioses et assez colorés. «Le choix du parcours, dont une nouvelle route entre Ouarzazate et Marrakech, certes assez difficile, mais absolument fabuleuse et intéressante… constitue l’un des charmes de ce Rallye», déclare Kamil El Kholti, l’un des irréductibles fidèles du «Classic». Grâce à l’expérience acquise à travers ses multiples participations précédentes, ce participant, en duo avec sa femme Ilda sur Porsche 911 E, il a d’ailleurs réussi à décrocher la 13ème place du classement général du Rallye Classic (proprement dit), soit le meilleur résultat pour un équipage marocain. La première place du podium, elle, est revenue à l’équipage italien Paolo Solari-Bozzi et Claudia Kesselring sur une Alfa Giulietta Spider de 1959. Dans la même catégorie, la principale du Rallye Classic, c’est la paire franco-italienne, Claude Consten et Elena Berardelli, qui se sont adjugés le titre de 1er équipage féminin sur une Jaguar Type E à moteur V12. En revanche, forte domination des Marocains dans la catégorie «Prestige»,  l’autre épreuve du «Classic», qui est réservée aux GT modernes, fabriquées au-delà de 1980. A commencer, par l’équipage vainqueur de cette épreuve et qui n’est autre que le couple Rafik et Dalila Lahlou sur une Porsche 911 Carrera 2 de 1992. On retiendra aussi l’arrivée en quatrième position de Annick Denoncin-Mouna Zniber sur une Peugeot 307 CC, soit le meilleur classement féminin dans cette catégorie. Parallèlement à ces deux catégories (Classic et Prestige), étaient également organisés : le Challenge Royal Air Maroc «Safar Flyer» et le Trophée de l’Elégance Jamain Baco. Ce sont là des catégories aditionnelles, parrainées par deux grandes entreprises qui ont pleinement participé au volet social du Rallye Classic. Car, ce dernier revendique aussi et toujours son surnom de la «Route du Cœur», du fait de la vente aux enchères des différents cadeaux et objets parfois de grande valeur. Et cette année, les participants, réunis le vendredi soir au Palmeraie Golf Palace, lieu de la vente, ont pu découvrir, voire acquérir, des lots tout aussi exceptionnels les uns que les autres.
On ne saurait passer sous silence certaines donations de valeurs comme les trois bijoux (dont un cœur en diamant) offerts par le joaillier Azuelos, le tableau (également offert) par Hassan El Glaoui, le grand humidificateur de cigares pleins en marqueteries généreusement fournis par Altadis, ou encore une magnifique œuvre artisanale (une fibule du Haut-Atlas), proposée par l’ONMT. Grâce à la générosité des concurrents et des donateurs, la vente aux enchères a permis de collecter 370.000 Dirhams qui seront remis à l’association l’Heure Joyeuse pour financer des projets sociaux au profit du monde rural. Route du cœur et route du bonheur, le «Classic» 2005 aura suscité autant d’émerveillement et de souvenirs inoubliables auprès des participants, qu’une irrésistible envie de s’y retrouver l’an prochain les a déjà conquis.

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