Régulateurs de vitesse : Renault sûr de sa fiabilité

Après l’incident de la Vel Satis, survenu en octobre 2004 et dont le conducteur avait alors affirmé avoir dû rouler durant 150 km à près de 200 km/h sur l’autoroute A71, de nouveaux cas similaires ont été signalés récemment. Tous les témoignages ont été enregistrés en France, mettant en cause la défaillance du régulateur de vitesse, toujours sur des véhicules de Renault.
Il y a d’abord ce conducteur de Mégane immatriculée dans le département du Doubs, qui a affirmé qu’en octobre dernier, il s’était retrouvé dans l’impossibilité de freiner son véhicule après avoir fixé son régulateur de vitesse à 92 km/h sur l’autoroute A6. Plus récemment (le 17 mars dernier), une automobiliste de Mérignac( banlieue bordelaise) a été légèrement blessée dans un accident de la route provoqué, selon elle, par une défaillance du régulateur vitesse de sa Clio.
Quelques jours auparavant, c’est dans les environs de Rouen qu’un conducteur de Laguna aurait, selon les dires de la police, été victime d’une déficience de son régulateur de vitesse, qui l’aurait empêché de freiner, d’accélérer, ou débrayer sur une quarantaine de kilomètres. Puis, vendredi dernier dans le département de la Haute-Vienne, un garagiste a, lui, déclaré à l’AFP avoir été victime en décembre dernier d’un problème avec son régulateur de vitesse, alors qu’il était lancé à 130 km sur une autoroute… au volant de sa Vel Satis.  Face à tous ces témoignages, à l’ampleur médiatique qu’ils prennent et au doute qu’ils peuvent jeter sur la réputation de fiabilité (éprouvée) du constructeur au losange, ce dernier s’est voulu à la fois rassurant, serein et réactif. En effet, le week-end dernier étaient organisées, dans toutes les concessions de son réseau dans l’Hexagone, des journées «Portes ouvertes».
Plus qu’une simple opération commerciale, ces journées constituent une véritable initiative positive de Renault puisqu’elles invitaient clients et acheteurs à venir redécouvrir toutes les informations sur le bon usage de ce système d’aide à la conduite. Selon un porte-parole de Renault, il s’agit là d’une mise au point nécessaire, parce que «quand on est sous régulateur de vitesse, on n’a pas forcément le même niveau de vigilance que sans cet équipement».
Et de préciser aussi que «des systèmes mécaniques tels que l’embrayage ou les freins permettent de couper la puissance et d’arrêter en toutes circonstances un véhicule».
Les responsables de Renault ont par ailleurs rappelé qu’un groupe de 35 experts travaillait depuis le mois d’octobre dernier sur cette question,  parcourant plusieurs milliers de kilomètres, afin de tester des centaines de configurations de fonctionnement du régulateur de vitesse. Quant à l’affaire de la Vel Satis dite «folle», Renault, qui avait alors affirmé après sa propre expertise n’avoir découvert «aucun dysfonctionnement», avait intenté une action en justice contre le conducteur en cause.
En charge de ce dossier, le président du tribunal de grande instance de Bourges qui a ensuite mandaté des experts indépendants pour examiner le véhicule, en recevra un rapport complet le mois prochain. En attendant et malgré les cas enregistrés, leur nombre reste marginal et ne permet pas de remettre en cause la fiabilité des régulateurs de vitesse des Renault.

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