Renault 12 : Un look original pour un parcours particulier

Renault 12 : Un look original pour un parcours particulier

La Renault 12 fait partie de ces voitures qui ont marqué leur temps et qui continuent à le faire bien que la production se soit arrêtée il y a une trentaine d’années. Quelques exemplaires ont survécu à la vague de nouveautés qui ont envahi notre marché depuis tout ce temps et continuent de rouler sur nos routes. Au moment de concevoir la Renault 12, les ingénieurs de la marque au losange avaient pour but la création d’une voiture qui remplacerait la petite R8 Gordini. Le lancement de la Renault 12 intervient en 1969 sur un segment où la concurrence était principalement composée de françaises, à savoir la Citroën GS, la Peugeot 304 et la Simca 1100. Troisième modèle à traction après la R4 et la R16, la R12 avait un look avec des lignes qui donnent l’impression d’avoir été tracées à la règle. Pour se démarquer de ses concurrentes et des autres modèles de la gamme Renault, elle arborait une calandre entièrement en plastique noir. Elle était proposée en deux finitions : une L pour l’entrée et une autre plus luxueuse, TL, qui offrait aux occupants des accoudoirs de portes, des sièges avant séparés inclinables avec un accoudoir central, d’un miroir de courtoisie et d’un éclairage de coffre, ce qui n’était pas négligeable à cette époque. En 1970, au Salon de Paris, Renault présente la version break qui a tout de suite séduit les familles à la recherche d’espace. Le break a eu droit à une poignée de maintien pour le passager avant, un nouvel accélérateur, une grille gravée sur le levier de vitesses, des baguettes chromées en bas de caisse et à la base de l’ouverture du coffre à l’arrière. La même année, en juillet plus précisément, la R12 passe entre les mains de Gordini pour donner naissance à une version sportive qui emprunte son moteur à la R16 TS et voit sa puissance passer de 54 à 113 chevaux pour une vitesse maximale de 185 km/h. Alimenté par deux carburateurs horizontaux double corps Weber et refroidi par un radiateur d’huile, ce moteur a, également, subi des modifications au niveau, entre autres, de l’admission et du vilebrequin. La carrosserie était tout naturellement dans une teinte bleu France, chère au préparateur avec les bandes blanches qui lui sont spécifiques. Pour affirmer sa sportivité, elle intègre des projecteurs additionnels, longue portée, protégés par des petits butoirs, une prise d’air sur le capot et des jantes en tôle de 13’’. Les premiers exemplaires produits sont destinés aux pilotes de la Gordini Cup dont elles seront les protagonistes entre 1971 et 1974. En 1972, la familiale accueille une nouvelle version TS, plus sportive que la TL, mais qui n’est pas là pour concurrencer la Gordini. Grâce aux 60 canassons du moteur 1289 cm3, elle revendique une vitesse maximale de 150 km/h. inspirée des modèles commercialisés aux Etats-Unis, la R12 TS est chaussée de roues de style type Gordini, elle accueille une baguette latérale chromée sur l’arête des flancs et deux projecteurs à iode longue portée supplémentaires lui ont été greffés. Grâce à toutes ces modifications et aux efforts de la marque française pour séduire une large clientèle, la R12 devient la voiture la plus vendue en France en 1973, succédant ainsi à la Simca 1100. Une année plus tard, la gamme s’enrichit avec un break TS et une version à boîte automatique pour la berline, la TR Automatic. Cette version combine entre l’extérieur de la TL et l’intérieur de la TS. A l’automne 75, la française passe par la case restylage et en ressort avec une nouvelle calandre, de pare-chocs plus hauts, des freins assistés et aussi une planche de bord redessinée avec un combiné plus grand. Après le lancement de la Renault 18, la gamme de la R12 se réduit jusqu’à l’arrêt de la production en 1980. La R18 surfe sur la vague de sa grande sœur et présente une ligne qui assure la continuité du style de Renault de l’époque. Mais avec ses 2 millions d’exemplaires vendus, la R12 n’a pas vraiment disparu de la circulation, marocaine en tout cas, et les conducteurs continuent encore d’en vanter les mérites.

Historique :

1969 : Renault qui est également touchée par les grèves qui paralysent l’économie française, réussit tout de même à lancer la Renault 12 pour remplacer la Renault 16.
1971 : Une version sportive de la Renault 12 voit le jour signée Gordini et animera la Coupe Gordini pendant 3 ans.
1973 : La Renault 12 succède à la Simca 1100 et devient la voiture la plus vendue de France.
1975 : Après un passage par la case restylage, la R12 arbore un nouveau look avec, notamment, une nouvelle calandre bordée de gris.
1980 : Seule la TL, dans sa version berline et break, a survécu au lancement de la Renault 18 et figure pour une dernière fois au catalogue de la marque.

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