Renault Clio III : Que de maturité

La Clio, c’est d’abord un nom. Celui d’un best-seller, puisque depuis le lancement de la première génération en 1990, il s’en est vendu plus de 8.845.000 dans le monde. Et du haut de ses sept années d’existence, l’actuelle Renault Clio fait toujours référence chez les citadines, que ce soit en termes de confort, d’habitabilité ou de tenue de route.
Mais bien qu’elle soit encore d’actualité, la petite Renault tire sa révérence au profit de sa remplaçante. Celle-ci, révélée en juin dernier, est désormais commercialisée sur les principaux marchés européens, soit en concomitance avec les essais dynamiques auxquels a été conviée la presse internationale. Arrivés dans la belle région d’Olbia, en Sardaigne (Italie), les journalistes avaient le choix entre quatre motorisations de la gamme, qui en compte six. En essence, les versions 1.2 l et 1.4 l, puis en Diesel, deux configurations du 1.5 l dCi, 105 ou 85 chevaux. Et c’est sur cette dernière que s’est focalisé notre essai, bien que ce soit la version 70 ch (du 1.5 l dCi toujours) que Renault Maroc prévoit d’importer. Mais avant même de monter à son bord, on ne peut qu’être séduit par ses atours extérieurs.
Mélangeant savamment des lignes tranchantes et des surfaces galbées, cette troisième génération de Clio se veut assez originale. Avec ses phares au dessin effilé et son capot court, dont les trois nervures convergent vers la calandre, la face avant ne manque ni de personnalité ni d’agressivité. La partie arrière affiche tout autant d’originalité avec une lunette bombée et incurvée en «V» et des blocs de feux en forme d’ogive. Belliqueuse la poupe…
De profil, on remarque des passages de roues bien marqués et un léger renflement juste au-dessous d’une ceinture de caisse inclinée, ce qui suggère robustesse et dynamisme.
Au demeurant, le constructeur annonce une carrosserie assez performante en termes d’aérodynamisme, avec un Cx de 0,342 (alors qu’il est de 0,35 pour la Clio II). Une performance rendue possible grâce à l’architecture fluidifiée du véhicule et notamment son pare-brise avancé et incliné, mais aussi et surtout au remarquable travail des ingénieurs.
A son tour, l’habitacle marque un grand changement -si ce n’est une nette rupture- avec celui de la Clio II. Que ce soit pour les matériaux utilisés (et notamment les plastiques à effet moussé), le dessin de la planche de bord et l’agencement de ses commandes, ou encore les habillages proposés, cette auto fait bien mieux que celle qu’elle remplace en matière de présentation intérieure. On apprécie particulièrement le combiné d’instrumentation, ainsi que le dessin des aérateurs.
Mais surtout, la Clio III profite de ses proportions extérieures pour offrir l’une des meilleures habitabilités sur segment. Normal, car avec ses 3,986 m de long (soit 17 cm de plus que l’ancienne), la nouvelle Clio adopte le gabarit d’une berline du segment supérieur, comme la Peugeot 306. Cela, d’autant plus que la valeur de l’empattement atteint 2,75 m et que la largeur augmente de 7 cm. Du coup, l’espace à bord progresse de façon significative et l’on n’a vraiment pas l’impression d’être assis dans une citadine. Exception faite des espaces de rangements disponibles à l’arrière, qui se limitent à des aumônières au dos des sièges et à des vides-poches dans les portières. Quant au volume du coffre, il passe à 288 litres, soit 33 litres de plus que celui de la Clio II. Comme on pouvait s’y attendre, les versions essayées étaient des mieux équipées.
A ce titre, on ne saurait s’avancer sur les finitions qui seront retenues par la filiale marocaine du losange. Néanmoins, gageons que plusieurs configurations seront proposées. Ce qui reste sûr, c’est que la Clio II peut recevoir en option des équipements du segment supérieur.
C’est le cas de la carte d’accès et de démarrage mains libres (comme celle de la Laguna), des projecteurs bi-xénon à éclairage adaptatif dans les virages, des sièges avant chauffants, du contrôle électronique de stabilité (ESP), intégrant un antipatinage (ASR), du détecteur de sous-gonflage des pneus, ou encore du radar de recul. Cela, en plus des équipements courants tels les 6 (ou 8) airbags, la climatisation (manuelle ou automatique), l’ABS avec amplificateur de freinage, et autre autoradio CD commandé au volant.
Et au volant justement, la Clio III n’a pas déçu. Position de conduite ergonomique, insonorisation travaillée, confort des suspensions et agrément mécanique sont tous au rendez-vous. C’est notamment le cas sur la version 1.5 l dCi de 85 ch. Un Diesel common rail suffisant en couple (200 Nm) et pouvant être associé à une boîte manuelle à six rapports, comme celle de la version essayée. Sur la route, cela se traduit par la tonicité des accélérations, une disponibilité à bas régime et une absence quasi-totale des vibrations et des claquements typiques aux moteurs Diesel.
Enfin, des performances suffisantes tels que les 174 km/h en vitesse de pointe et les 4,4 l/100 km en consommation mixte, achèvent de donner une idée positive de ce moteur et du véhicule en général. S’ils n’ont pas encore fixés la grille des prix, les responsables de Renault Maroc avancent au moins que l’importation de la Clio III se fera au courant du premier semestre 2006. A n’en pas douter, ce sera assurément le début d’une nouvelle success-story.

• DNES en Italie Jalil Bennani

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