Renault élargit ses perspectives de développement au Maroc

Renault élargit ses perspectives  de développement au Maroc

Une capacité de production pour atteindre 160.000 véhicules par an à l’horizon 2022

Un nouveau coup de pouce non seulement à l’industrie automobile nationale mais également à l’investissement étranger au Maroc. Renault portera sa capacité de production au Royaume à 500.000 véhicules par an dont 340.000 produits à l’usine de Tanger. C’est l’objectif attendu du projet d’extension de la Société marocaine de constructions automobiles (Somaca) portant sur le dédoublement de sa capacité de production pour atteindre 160.000 véhicules par an à l’horizon 2022. Cette ambition a été exprimée par Carlos Ghosn, président-directeur général du Groupe Renault, lors d’une audience royale jeudi à Marrakech à laquelle a pris part également Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique.

Le Souverain a été informé dans ce sens du détail de ce projet d’extension inscrit dans le cadre du plan d’accélération industrielle. Un dispositif qui mise gros sur l’industrie automobile, un des métiers mondiaux du Maroc dont la capacité globale de production devrait atteindre un million de véhicules et 200 milliards de dirhams de chiffres d’affaires à l’export à l’horizon 2025. Les ambitions de Carlos Ghosn ont été également réitérées lors de la 11ème édition de la World Policy Conference ainsi que lors de la rencontre organisée à l’École Mohammadia d’ingénieurs (EMI) sur la collaboration entre l’entreprise, l’université et l’État. Le numéro 1 du Groupe Renault a souligné que ce projet d’extension de Somaca fera du Maroc l’un des principaux pôles de production du groupe. Une transition en ligne avec les orientations du Royaume de devenir une grande puissance dans l’industrie automobile et de la dynamique que connaît le secteur désormais premier exportateur du Maroc. «Il s’agit d’une bonne coopération entre un groupe industriel, qui apporte les investissements et l’emploi, et un pays, qui assure la compétitivité, ce qui permet la réalisation de choses importantes», exprime dans ce sens Carlos Ghosn.

Il est à rappeler que Somaca a exporté son premier véhicule fabriqué au Maroc en 2017. Depuis cette date, la société est devenue une véritable plate-forme d’exportations, soit 60% de sa production destinée au marché international. D’un point de vue global, le secteur automobile marocain connaît actuellement un grand essor. Le taux d’intégration locale est de plus de 50% générant de l’emploi à 85.000 personnes au niveau national. Ces chiffres sont appelés à se consolider davantage du fait de la vision tracée pour cette industrie. Le secteur compte aujourd’hui huit écosystèmes stratégiques, en l’occurrence le câblage automobile, l’intérieur véhicule et sièges, le métal/emboutissage, les batteries automobiles, les poids lourds et carrosserie industrielle, les moteurs et transmission et l’écosystème PSA.

En seulement trois ans, le secteur a réalisé un additionnel de 30 milliards de dirhams, soit un chiffre d’affaires de près de 70 milliards de dirhams en 2017 contre 40 milliards de dirhams en 2014. Le secteur automobile a enregistré sur la même période une forte création d’emplois, soit 83.845 postes créés, ce qui représente 93% de l’objectif fixé à l’horizon 2020. Le Maroc est devenu au fil des ans une destination de choix pour d’importants constructeurs et équipementiers internationaux. Un choix expliqué par la stabilité politique et économique du pays, son positionnement géostratégique, sa compétitivité et ses infrastructures industrielles conformément aux normes internationales. Ce sont ces facteurs-là qui ont encouragé des groupes de renom tels que PSA Peugeot Citroën, Saint-Gobain, Yazaki, Delphi, SNOP, GMD et Bamesa à s’implanter au Maroc et y développer des plates-formes industrielles à forte valeur ajoutée. Des implantations qui sont accompagnées par un fort élan de formation qui s’érige pour sa part comme étant un chantier stratégique du Plan d’accélération industrielle défini à l’horizon 2020.

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