Renault Fluence : Classiques influences

Renault Fluence : Classiques influences

Ne dites plus «Mégane 4 portes», «Mégane tricorps» ou encore «Mégane Classic» pour parler de la version à malle arrière de la compacte du même nom. Dites plutôt et seulement : Fluence. Tel est le joli nom avec lequel Renault a gratifié ce modèle qui complète son offre sur le segment C, soit celui des compactes. Un segment qui représente 30% du marché automobile mondial et  dont les ventes devraient continuer à progresser, après avoir été multipliées par 8 entre 2000 et 2008.
Du coup, la firme au losange a pris le temps de peaufiner sa dernière berline avant de la révéler au grand jour. Avant même de parcourir cinq millions de kilomètres dans le cadre des essais de fiabilité, la Fluence a reçu toutes les attentions lors de sa conception. Fluence, ce sont d’abord des lignes fluides et des atours inédits, voire réussis qui font que ce modèle affiche une silhouette et une personnalité bien distinctes par rapport à la Mégane III. Les amateurs de berlines classiques devraient beaucoup apprécier ce modèle qui s’étire sur 4,62 mètres et reçoit une malle volumineuse (530 litres), sans être lourde visuellement. Statutaire, cette Renault est aussi raffinée, comme le montrent ses rappels de chrome ici et là. «Nous avons beaucoup travailler sur l’aspect valorisant du véhicule», a déclaré Christophe Deville, responsable communication produit chez Renault, lors d’un briefing presse.
Les mêmes préoccupations ont prévalu pour ce qui est de l’aménagement intérieur. À ce niveau, la Fluence reprend la quasi-intégralité de la planche de bord de la nouvelle Mégane: son mouvement de vague, sa console centrale, ses revêtements soft, son module de climatisation à 3 modes et son combiné d’instrumentation, mais avec la seule exception d’un compteur de vitesse analogique et non digital. Et preuve de sa vocation familiale, la Fluence intègre pas moins de 23 litres en espaces de rangement (dont une boîte à gants réfrigérée), ainsi qu’une banquette assez spacieuse. Logique lorsqu’on sait que l’empattement atteint 2,70 m, soit 6 cm de plus que celui de la Mégane III.
L’équipement est tout aussi moderne que l’image que veut se donner la Fluence, qui reçoit notamment (de série ou en option) : un régulateur de vitesse, des phares au xénon, 6 airbags, des rideaux pare-soleil (à l’arrière et sur le vitrage latéral), un système Bluetooth, le capteur de pluie, la fameuse carte d’accès et de démarrage mains libres et même des aérateurs pour les places arrière.
Mécaniquement, la gamme Fluence pourra compter sur une palette de 6 motorisations empruntées à la Mégane III. Il s’agit en essence des blocs 1.6 de 110 ch et 2.0 de 140 ch, puis en diesel, du 1.5 dCi décliné en 4 niveaux de puissance : 85, 90,105 et 110 ch.
Sans grandes prétentions sportives, la Fluence joue surtout la carte de la polyvalence et de l’efficacité, avec des diesels sobres. Pour autant, son comportement routier s’est révélé un cran au-dessus de la moyenne du segment. Il est même «bluffant» pour ce qui est du confort de roulement, de la direction et des liaisons au sol. Seul reproche : un niveau sonore élevé sur la version 1.6 essence qui aurait beaucoup gagné à adopter une boîte manuelle à 6 vitesses, laquelle est pourtant disponible dans la gamme diesel. Hormis ce bémol, la Fluence s’est montrée largement convaincante durant les nombreux kilomètres que nous avons parcourus à son volant.
Attendue au Maroc vers la deuxième quinzaine de janvier prochain, la Fluence devrait –à coup sûr– y renouveler le succès réalisé par la Mégane tricorps. Cette dernière, faut-il le rappeler, a été diffusée à plus 900.000 exemplaires dans le monde depuis son lancement en 1996. Charge à la Fluence de faire mieux…


DNES en Turquie
Jalil Bennani

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