Renault Laguna dCi : Les bienfaits du lifting

Renault Laguna dCi : Les bienfaits du lifting

S’il y a bien une familiale qui se vend bien et sans souci sur bon nombre de marchés, c’est bien celle du constructeur au losange. En effet, depuis son lancement début 2001, la seconde génération de la Renault Laguna a été livrée à plus de 880.000 clients à travers le monde. Un joli succès qu’il fallait bien entretenir face à une concurrence de plus en plus active et, elle aussi, à l’affût du renouvellement.
Restylée depuis peu, la «nouvelle» Laguna vient tout juste débarquer dans les showrooms de Renault Maroc. Qu’a-t-elle de nouveau ? Quelques détails extérieurs retouchés, un habitacle intérieur revisité pour plus de confort et des améliorations techniques au niveau du châssis et des trains roulants. Objectif : permettre à la Laguna de rester durant quelques années encore l’une des françaises les plus courtisées. Les retouches esthétiques concernent notamment la face avant. Les phares, légèrement noircis, adoptent une forme fortement inspirée de ceux de l’actuelle Mégane. Leur contour anguleux contribue à donner un regard plus expressif à l’auto. La calandre quant à elle, a été simplifiée et soulignée de chrome, offrant un aspect plus valorisant à l’ensemble.
A l’arrière, les blocs de feux conservent leur dessin, mais accueillent désormais deux pastilles à verre translucide. Sur les flancs, le rappel des clignotants incorporés aux baguettes latérales devient blanc, tandis que de nouvelles jantes font leur apparition, comme celles de 16 pouces qui équipait notre version d’essai (1.9 dCi «Confort Expression»). Bref, un discret lifting sensé maintenir la Laguna dans l’air du temps. En revanche, sur le plan technologique, la familiale de Renault est toujours en avance sur bien des berlines. Grâce à la fonction «accès et démarrage mains libres», la voiture se déverrouille automatiquement. Il suffit de porter la carte sur soi et de poser sa main sur la poignée d’une portière. Elle s’ouvre alors comme par magie (électronique), puis se referme dès qu’on s’éloigne de l’auto. Idem pour le démarrage, qui se fait par la simple pression du bouton «start-stop», ainsi que la pédale de frein (sécurité oblige). Autre équipement géré électronique, le frein de parking qui fait disparaître le traditionnel levier (situé généralement entre les deux sièges) au profit d’une double commande placée à gauche du volant. A noter que là encore l’automatisme assure le serrage et le desserrage du frein, dispensant le conducteur de toute manœuvre. Mais le plus frappant dans l’habitacle, reste le coup de jeune réalisé en matière de présentation.
Le design de la planche de bord a sensiblement évolué. Elle est traversée par une longue baguette façon acier brossé et intègre une console centrale inédite. Les petites attentions ne manquent pas (rangements multiples, miroirs de courtoisie éclairés, boîte à gant réfrigérée…) et la qualité d’assemblage enregistre un petit bond en avant. On regrette seulement que le tissu de la sellerie ne soit pas plus doux au toucher et plus gai, plutôt que d’adopter une texture à reliefs en couleur noire. Cela n’empêche pas pour autant la Laguna de se montrer conviviale et accueillante. A ce titre on signalera que l’habitabilité arrière figure toujours dans la moyenne haute du segment, tout comme le volume du coffre  (475 litres). L’équipement est abondant : climatisation automatique à deux zones, lecteur CD commandé au volant, ordinateur de bord… La sécurité passive n’est pas en reste avec pas moins de huit airbags protégeant la cellule habitable.
De quoi prendre la route en toute confiance. Et c’est justement ce qu’on a fait avec cette version 1.9 dCi, taillée pour avaler du bitume. A classer dans les Diesel de dernière génération, ce bloc se démarre sans bougies de préchauffage et se distingue par un certain silence de fonctionnement et l’absence de vibrations. C’est surtout une mécanique volontaire, distillant un certain agrément de conduite par ses accélérations franches et de fortes montées en régime (jusqu’à 4.000 tours/min). Seul bémol, justement dans cette dernière hypothèse, les vrombissements du moteur se font un peu moins discrets (à partir de 3.250 tours/min). Pour ses performances en revanche, ce 1.9 dCi fait fort: 202 km/h en vitesse de pointe, une consommation de 5,5 l/100 km en cycle mixte et une autonomie supérieure à 1000 km avec un seul plein (68 litres). Idem sur le plan dynamique, la Laguna fait montre d’un joli équilibre entre confort de roulement et rigueur de la tenue de route. Normal, ce récent restylage a été l’occasion pour les ingénieurs de la marque de travailler sur le comportement routier de la voiture et notamment sur son amortissement. Enfin, le freinage s’est avéré efficace ne révélant aucune insuffisance.

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