Renault Latitude : chic attitude

Renault Latitude : chic attitude

On ne peut aborder le haut de gamme de Renault, sans évoquer la Vel Satis. Sauf qu’il serait inutile d’en parler, alors que l’on présente la dernière nouveauté du losange en la matière, puisqu’il n’est pas (encore) question de la remplaçante de feue Vel Satis. Il s’agit d’une grande berline certes, mais qui s’intercale entre la Laguna et celle qui, justement, succédera à ladite Vel Satis.

Fruit d’une synergie trilogique
Son nom : Latitude. Un patronyme moins complexe que celui de Vel Satis (contraction de VELocité et SATISfaction), mais assez recherché d’un point de vue marketing et en tout cas bien différent de celui de SM5, soit son équivalente vendue en Corée. Car pour ceux qui ne le savaient pas encore, ce modèle est–à l’instar du Koleos et de la Fluence– le clone d’un autre, badgé Renault Samsung Motors sur le marché coréen. C’est aussi et surtout un authentique fruit de l’alliance (Renault/Nissan/Samsung Motors) et un bel exemple d’une synergie trilogique. En effet, la Latitude a été dessinée et développée par Renault au Technocentre, dotée d’organes mécaniques (châssis, train arrière, moteur V6, boîte auto…) d’origine Nissan et produite chez Renault Samsung Motors selon le «Système de production Renault» (SPR) qui implique des process industriels de pointes et des standards élevés de qualité.

Latitude, pas platitude
Difficile de résister aux rimes auxquelles fait penser la Latitude…
Pourtant et au vu de son design extérieur, cette berline est loin d’être banale. Les détracteurs du losange diront qu’«elle joue trop la carte du consensualisme», voire qu’«elle ne ressemble à aucune autre Renault». Les esprits les plus apaisés y verront une berline élancée, aux lignes épurées et aux atours actuels, à l’image des blocs de feux arrière qui, par leurs diodes (LED), assurent une jolie signature lumineuse à la Latitude. Outre une ligne de toit arquée et dictant l’inclinaison de la lunette, on remarquera aussi la découpe des portes arrière, crayonnées dans la veine des berlines allemandes les plus statutaires. Et statutaire, cette Renault l’est aussi par ses dimensions généreuses. Outre un vaste coffre de 477 dm3, l’auto s’étend sur une longueur de 4,89 mètres, dont 2,76 m vont à l’empattement. Voilà ce qui explique pourquoi l’espace ne manque pas aux places arrière. De là à espérer qu’un manager s’y installera sur la banquette, préférant être conduit par un chauffeur…

Un cocon haute altitude
En fait, la Latitude dispose d’un poste de conduite si séduisant et valorisant, qu’un client préférera prendre son volant. La planche de bord rappelle à certains égards celle de la Laguna III, mais sans vraiment la copier. On y retrouve notamment, ce volant à trois branches, la même forme des aérateurs, ainsi qu’un autoradio aux commandes similaires. Mais le style comme l’agencement de la console centrale font qu’elle reste bien distincte. Puis surtout, la Latitude est autrement plus embourgeoisée que la familiale de Renault, surtout dans ses finitions les plus hupées. À ce titre, il faut savoir qu’outre quelques «plus» facturés en option (caméra de recul, toit panoramique en verre, système audio Bose…), trois configurations d’équipements sont proposées par Renault Maroc: Authentique, Expression et Privilège. La première offre d’emblée un bon compromis avec, entre autres, le régulateur de vitesse, l’installation Bluetooth pour téléphone, la climatisation manuelle, l’autoradio CD-MP3, les jantes alu de 16 pouces… et surtout, ne fait pas l’impasse sur la sécurité (ABS, ESP, airbags frontaux-latéraux-rideaux). Un ordinaire que le second niveau (Expression) améliore en ajoutant, notamment la climatisation automatique bizone, le capteur de pluie, l’allumage automatique des phares, le radar de recul, les rétros extérieurs rabattables électriquement, ainsi qu’un meilleur système hi-fi, doté de connexions auxiliaires (prise Jack et entrée USB). Pléthorique, voire débordante de luxe et de gadgets high-tech à tous les étages, la finition Privilège s’habille d’une somptueuse sellerie en cuir, se déverrouille et démarre sans clé par une carte «mains libres» et reçoit le fin du fin des sophistications de confort: phares bi-xénon directionnels, sièges avant électriques et chauffants, rideaux pare-soleil sur la lunette et les vitres arrière, frein de parking automatique… et même : une climatisation avec ioniseur breveté (Samsung Super Plasma), un diffuseur de parfum et un siège conducteur massant!

Une première au Maroc !
À tout cela, s’ajoute aussi un équipement très en vogue ces temps-ci : le GPS. Pour la première fois sur le marché automobile marocain, une marque automobile propose un système de navigation intégré, en l’occurrence TomTom, doté d’une cartographie du Royaume. Et il marche ! Nous l’avons ainsi testé de Casablanca à Rabat où s’est tenue (dans l’un des hôtels les plus luxueux) une conférence de presse relative au lancement de cette berline. Une première prise en main, qui nous a permis de découvrir les qualités dynamiques de cette routière et l’agrément de conduite procuré par ses motorisations. Le ticket d’entrée est assuré par un 2.0 litres essence de 140 chevaux, proposé en boîte manuelle à 6 vitesses et strictement associé à la finition de base. La version cœur de gamme s’anime, elle, d’un diesel 2.0 l dCi de 150 ch et se voit déclinée dans les trois finitions, mais fait l’impasse sur la boîte de vitesse automatique (BVA). Cette dernière est l’apanage de la version V6 essence de 240 ch, qui coiffe toute la gamme Latitude et qui n’est disponible que dans son exécution la plus chic.

Ventes et tarifs en zen attitude
Histoire de permettre à cette berline de «recruter et fidéliser de nouveaux clients», ceux-là même qui seraient intéressés par une VW Passat ou une Opel Insignia, la Latitude pourra surtout compter sur une grille tarifaire allant de 255.000 à 390.000 DH. Des prix très compétitifs et bien étudiés, qui plus est, devraient faciliter les débuts commerciaux de cette Renault. Cela, même si la filiale marocaine de Renault affirme n’avoir fixé aucun objectif de vente pour ce modèle. C’est ce qu’on pourrait appeler un lancement en toute latitude.

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