Renault Mégane Coupé : Incisif à l’oeil, comme sur la route

Renault Mégane Coupé : Incisif à l’oeil, comme sur la route

Après le coupé Laguna, c’est au tour d’une autre sportive –grand public– de la marque au losange de jouer au réconciliateur entre le design de Renault et ses fans. Il s’agit du coupé dérivé de la Mégane III, dont le style extérieur est, si réussi qu’il fait vite oublier celui
-plutôt timide- de la berline Laguna. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en perdant deux portes, cette Mégane gagne énormément de sex-appeal. Elle s’avère même spectaculaire lorsqu’on découvre son physique de plus près. Logique, puisque cette variante dispose d’un style et d’une carrosserie qui lui sont propres. Point d’orgue de ce design : la rencontre entre deux éléments. D’une part, le mouvement de la ceinture de caisse qui remonte jusqu’au-dessus du hayon et les prolongements des montants du pare-brise à travers l’arche du pavillon lequel s’incline fortement vers l’arrière jusqu’à redescendre pour retracer les contours latéraux et inférieurs de la lunette. Un chassé-croisé du plus bel effet !  Autres particularités esthétiques du Coupé Mégane, son faciès, voulu plus agressif que celui de la berline, en étant souligné par des placages en chrome satiné, en guise de prises d’air au bouclier. A son tour, la poupe est plus trapue, faisant appel à des blocs de feux qui mordent dans le hayon et intègrent des pastilles carrées sur un fond noirci. Du reste, on remarquera surtout le profil bas de cette française. Outre son châssis rabaissé de 12 mm, sa hauteur de caisse perd également 48 mm par rapport à celle de la berline. Un atout sur le plan dynamique et aérodynamique, puisque ce coupé de 4,29 mètres de long sur 1,42 m de haut enregistre un coefficient de frottement dans l’air (SCx) légèrement amélioré par rapport à la berline : 0,67 contre 0,69. En revanche, l’intérieur est quasiment identique à celui de la Mégane 5 portes. Exception faite de quelques détails destinés à plonger le conducteur dans une ambiance un tantinet sportive. A son volant, on prend donc du plaisir à se confiner dans un siège enveloppant et à l’assise basse. Le propriétaire d’une  Coupé Mégane appréciera autant l’ergonomie de son poste de conduite et la rigueur de sa finition, qu’il redoutera les manœuvres en marche arrière. Clairement, le radar de recul est tout sauf une option superflue pour une telle voiture, écopant d’une rétrovision latérale très réduite. «Au diable, le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse!» rétorqueront les puristes, ceux qui ne jugent un bolide que par ce qu’il a sous le capot. A ce niveau, le 2.0 litres TCe (turbo essence) de notre modèle d’essai ne s’est pas montré pingre en sensations. Certes, il ne s’agit «que» d’un 4 cylindres, mais ce sont tout de même 180 chevaux que l’on peut fouetter au gré des accélérations. Doté d’un couple de 300 Nm, ce moteur affiche une belle réactivité, d’autant plus qu’il est accouplé à une boîte de vitesses manuelle à 6 rapports et aux étagements courts. Du coup et question performances, ce Coupé Mégane se contente en moyenne de 6,7 l/100 km de sans-plomb, signe le 0 à 100 km/h en 7,8 sec et atteint 230 km/h pied au plancher. Reste à souligner d’excellentes liaisons au sol qui font presque croire que l’on est à bord d’une bonne routière allemande. Enfin, commercialisée en Europe dès janvier prochain, la Mégane III Coupé a toutes ses chances de figurer sur le catalogue de Renault Maroc. Mais cela, pas avant le second trimestre. Patience alors, car le jeu en vaut la chandelle.

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