Renault met au point un moteur puissant

Renault met au point un moteur puissant

Tous les constructeurs automobiles font actuellement la course pour proposer des motorisations à la fois puissantes et sobres, mais qui respectent aussi les strictes normes anti-pollution «Euro-4».
Et actuellement, seuls quelques constructeurs peuvent se targuer d’en disposer. Parmi eux, Renault vient de présenter un tout nouveau quatre-cylindres common rail de 1.995 cm3. Un bloc issu de l’alliance Renault-Nissan et disposant de toutes les dernières technologies existantes sur le marché des familiales Diesel. A commencer par les injecteurs à commande piézo-électrique, technologie à laquelle recourent les dernières productions du groupe Volkswagen. Développés par l’équipementier allemand Bosch, ces injecteurs améliorent l’injection du carburant. Par rapport à des injecteurs classiques (dits à solénoïde), les injecteurs piézoélectriques sont jusqu’à quatre fois plus précis et plus rapides. Du coup, les ingénieurs ont pu opter pour un système à 5 injections par cycle (2 préinjections, 1 injection principale et 2 postinjections). Les pré-injections améliorent l’acoustique en limitant les bruits de claquements caractéristiques des moteurs diesel. C’est clair : la maîtrise du niveau sonore a été une priorité dans la conception de ce moteur. D’où le dessin du bas moteur (avec une semelle en aluminium), qui permet une meilleure absorption des vibrations, tout en permettant l’obtention d’un rendement élevé. Et selon Renault, le niveau sonore serait réduit de façon très significative.
Autre particularité de ce moteur : la disposition inhabituelle des (16) soupapes d’admission et d’échappement. Celles-ci sont placées «en opposé» sur la culasse, de façon à garantir un meilleur remplissage, et une évacuation plus adéquate.
Développant 150 chevaux à 4000 tr/min et un couple de 340 Nm à 2000 tr/min, ce 2.0 dCi permettra à la Laguna de passer de 0 à 100 km/h en 8,9 secondes, d’atteindre une vitesse de pointe de 215 km/h et de se contenter de 5,8 l/100 km en consommation mixte. Des performances plus qu’intéressantes (du moins par rapport à la cylindrée) et que les ingénieurs du losange ont poussées encore plus sur une variante plus puissante de ce bloc, à savoir celle libérant 175 ch.
Mais ce n’est pas tout. Le 2.0 dCi est aussi annoncé comme très écologique et ce, pour deux raisons. D’une part, les post-injections alimentent l’inflammation de l’injection principale et brûlent les suies, réduisant ainsi les émissions polluantes avant même que les gaz aient quitté la chambre de combustion. Et d’autre part, ce bloc Diesel intègre, dans sa version de 175 ch, un filtre à particules. Situé sur la ligne d’échappement, ce filtre permet de piéger les émissions de particules de suie provenant de la combustion du gazole. A partir d’un certain seuil, la hausse de la température provoque dans le filtre à particule une oxydation des suies et donc leur élimination. Ce filtre se régénère donc tout seul périodiquement. Résultat : aucune fumée ne s’en dégage, même lors des fortes accélérations.
Performant, silencieux, économique et propre, ce 2.0 dCi sera prochainement inauguré par la Laguna, avant d’équiper progressivement plusieurs autres modèles de la gamme. En attendant, le constructeur au losange aura en tout cas prouvé ses talents de motoriste confirmé en matière de Diesel. Car jusqu’ici, seul Toyota se voulait le leader dans le créneau des familiales généralistes, avec son 2.2 litres (D-Cat) de 177 ch, qui équipe l’Avensis sur les marchés européen et nippon. Mais en terme de rapport cylindrée-puissance, Renault lui a désormais damé le pion.

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