Renault-Nissan, 5 ans déjà!

Renault-Nissan, 5 ans déjà!

Personne ne pouvait imaginer le 27 mars 1997, lors de la signature des deux groupes de l’accord de fusion un succès pareil. Cinq ans après la signature de l’accord fondateur de l’Alliance Renault-Nissan, le succès est indéniable : en 2003, le groupe a commercialisé 5 357 315 véhicules dans le monde, dont 2 296 123 en Europe occidentale, 864 015 en Amérique du Nord, 827 368 au Japon. En Amérique latine, les ventes atteignent 394 635 unités (dont 232 329 au Mexique) et 827 368 au Moyen-Orient et en Afrique. La part de marché automobile mondial de l’Alliance a atteint 9,3% plaçant l’ensemble au 5e rang des constructeurs mondiaux.
À l’époque de la signature de l’accord, l’investissement de 5 milliards d’euros de Renault avait été considéré comme risqué par les analystes financiers. Malgré les doutes qui subsistaient sur la capacité du groupe français à assumer le poids de Nissan, criblé de dettes, la pari du groupe français a réussi. Les chiffres en témoignent : cinq ans plus tard, Nissan apporte près de 70% du bénéfice net de Renault. Ce dernier a récupéré au total 3,26 milliards d’euros, sous forme de contribution de Nissan à son résultat net. Ces performances ont été facilitées par le choix inédit de l’alliance équilibrée entre deux partenaires.
La structure de management reflète ce choix. A noter que le redressement de Nissan a été piloté par Carlos Ghosn, ex-directeur général de Renault envoyé au Japon en 1999 avec une trentaine d’expatriés. Depuis, les deux partenaires ont développé une politique de plates-formes spécifique, tenant compte de trois paramètres stratégiques : les volumes produits sur chaque plate-forme, la prise en compte des spécificités régionales, et une approche de type modulaire en terme de flexibilité.
Les plates-formes sont développées en effet pour prendre en compte ces paramètres et se définissent par trois éléments : l’utilisation de composants communs, le développement d’une « banque » d’organes mécaniques communs utilisables par les véhicules d’une même plate-forme, et la convergence des process industriels. Ainsi, un véhicule développé sur une plate-forme commune pouvant être indifféremment fabriqué dans les usines de l’un ou l’autre partenaire selon la proximité du marché visé. dans le même esprit, les deux partenaires partagent également leurs capacités de production mondiales. Ainsi, au Mexique l’usine Nissan de Cuernavaca produit le Scénic de Renault depuis 2000. La Clio est assemblée depuis la fin 2001 dans celle d’Aguascalientes. Bénéficiant de l’existence d’un véhicule tri-corps dans la gamme Clio, Nissan l’assemble et la commercialise sous le badge Nissan Platina depuis 2001. Au Brésil, l’Alliance dispose d’un site commun d’assemblage de véhicules utilitaires mis en place en décembre 2001 sur le complexe industriel de Renault à Curitiba. Ce site a démarré avec la production du fourgon Renault Master suivi par le pick-up New Frontier de Nissan en avril 2002. Depuis avril 2003, un deuxième modèle de Nissan y est produit, le 4×4 Xterra.
En Espagne, l’Alliance a démarré fin septembre 2002, son premier partage des capacités de production en Europe avec la fabrication du fourgon compact Trafic dans l’usine de Nissan à Barcelone. Mais c’est en Asie-Pacifique que Renault Samsung Motors (RSM) représente la coopération la plus importante de l’Alliance.
Après un redémarrage très rapide grâce à la prise de participation de Renault depuis septembre 2000, RSM s’est positionné comme un acteur de référence du marché automobile coréen avec 113 370 unités produites et un profit de 115,8 millions USD dès 2003.

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